Avec les averses qui se succèdent, c'est un peu relâche sur le chantier... C’est aussi le moment de confier mes chaînes de tronçonneuses à la station d'affûtage pour une révision du tranchant des nombreuses dents.
Même la meilleure chaîne s’use et s’émousse au fil du temps. Le travail devient alors plus pénible et la tronçonneuse s’expose à un risque d’usure croissante. À cela s’ajoute le fait que l’effort physique augmente et que le résultat de coupe devient de moins en moins satisfaisant.
Cela peut paraitre simple à affûter une chaîne de tronçonneuse, mais pour obtenir un bon résultat de coupe, c'est une autre histoire. Il est très difficile de respecter tous les angles et toutes les cotes "à main levée" cela demande beaucoup d’entraînement.
Une de mes chaînes a particulièrement souffert en rencontrant un morceau d'acier à mi-hauteur d'arbre (shrapnell, vestige de la Grande Guerre ou seconde guerre mondiale?)
Élingue cable d'acier et manille à piton pour tirer les rondelles de bois derrière le tracteur.
Jamais sans mon chien ! trop heureuse de cavaler en liberté !
Une météo bien compliquée depuis ce début d'automne avec des journées de pluie intense et continue qui freine mon chantier.
Cela permet aussi au bûcheron de se ménager quelque peu...
Ça envoie le bois !!!
Avec le temps, j'ai appris à trouver le sens du bois pour refendre les bûches. Mon merlin de 2,5 kg avec sa forme spéciale, éclate le bois pourvu que le tronçon soit exempt de nœuds, sinon les coins métalliques deviennent indispensables pour finir le travail.
(Le bois qui contient des nœuds est difficile à fendre mais tient plus longtemps dans le feu et chauffe plus).
Attention aussi à positionner les bûches dans le sens de la pousse de l'arbre, c'est à dire la tête vers le haut et le pied plus évasé vers le bas car l'onde de choc du coup de merlin se propage mieux quand la partie plus large est en bas.
A l'inverse si on fend avec la tête de la bûche sur le sol, l'onde choc s'enferme vers un rétrécissement de section et ça éclate mal. Mes bras d'infirmier s'en souviennent encore...
Encore quelques "belles rondelles" débitées et refendues de branches secondaires d'un diamètre de plus de 80 cm... Je me rapproche doucement mais surement du fût, impressionnant par sa taille.
Pendant ce temps, Pixelle s'en donne à coeur joie !
Cette semaine, Marie vous propose une variante de la paella, la fideuà... Quésaco ?
Une invention issue du plus grand des hasards
Si Valencia est connue comme étant la capitale espagnole de la paella, Gandia est pour sa part la capitale de la fideuà. Ville portuaire de l’Espagne, Gandia a vu naître la fideuà dans les années 30 de façon assez originale. En effet, la fideuà naît de manière accidentelle sur un bateau de pêcheurs. Alors que le cuisinier à bord était sur le point de préparer une paella, mais faute d’erreur de calcul, il manquait le riz. Alors, pour accompagner les fruits de mer et les légumes prévus pour la préparation de la paella, il prend alors ce qui lui tombe sous la main : des vermicelles à soupe. De retour de leur voyage, les pêcheurs s’empressent alors à partager leur recette aux habitants.
Ingrédients pour 4 personnes:
400 gr de nouilles fines
200 gr de crevettes roses
200 gr de moules décortiquées
1 oignon
300 gr de dos de cabillaud
3 gousses d'ail
400 gr de purée de tomates
1 poivron vert
1 litre de fumet de poisson
1 grosse cuillère à café de curcuma
huile d'olive
persil
sel et poivre du moulin
Préparation:
Porter à ébullition le fumet de poisson, ajouter le curcuma et réserver. Peler et détailler l'oignon en lamelles, peler et hacher les gousses d'ail. Égrener le poivron vert et le couper en carrés de taille moyenne.
Faire chauffer 2 cuillères à soupe d'huile dans une poêle, ajouter l'ail, l'oignon et le poivron.
Dès que l'oignon devient légèrement transparent, incorporer la purée de tomates et le persil grossièrement haché.
Laisser cuire à feu doux environ 3 minutes, éteindre le feu et couvrir.
Dans une poêle à paella ou une large poêle profonde, chauffer 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, déposer les morceaux de cabillaud ainsi que le mélange oignon ail et poivron.
Ajouter les nouilles fines, bien mélanger.
Verser le bouillon de poisson sur le mélange, remuer délicatement pour ne pas émietter le poisson, ajouter les moules et les crevettes. Saler et poivrer modérément.
Laisser cuire à feu doux et à couvert environ 12 minutes.
Mélanger doucement une fois en cours de cuisson. Laisser reposer 5 minutes avant de servir.
Il y a une règle universelle à respecter si l'on souhaite couper son bois au meilleur moment, il faut réaliser cette opération lorsque l'arbre contient le moins de sève possible, ce qui favorise un séchage rapide du bois débité. C'est la raison pour laquelle les abattages ont toujours lieu pendant l'hiver. Il faut en effet attendre que la sève soit redescendue dans les racines pour affronter les rigueurs de l'hiver.
Chronique d'une mort annoncée:
Ici pour ce bel arbre, un hêtre centenaire que la dernière tempête d'automne aura couché, a mis en évidence que la fin de ce géant était proche, son tronc est pourri sur environ deux mètres depuis les racines. Une chance qu'il soit tombé dans la pâture sans ne rien endommager.
Pendant ce temps, Pixelle en profite pour galoper ou encore fureter dans les branches tombées. Infatiguable Pixelle.
Le bonheur de courir.
Jamais froid avec le bois !
Il y a encore un peu de boulot avant de profiter d'une bonne flambée...
Voilà près de 40 ans que je coupe mon bois de chauffage. Alors, comme l'avait dit en son temps Pierre Dac : "C'est en bûchant qu'on devient bûcheron".