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En passant par le Jura...

Publié le par Bruno

En passant par le Jura...
Vues du chalet
Vues du chalet

Vues du chalet

Métabief et Saint-Antoine:

Un coin du Jura où le territoire raconte l'aventure douce des montagnes, entre piste , sentiers et panoramas qui changent avec la lumière.

Métabief

Métabief

Le village de Saint Antoine et son clocher
Le village de Saint Antoine et son clocher

Le village de Saint Antoine et son clocher

Au cœur des Montagnes du Jura, la petite station de Métabief et le village voisin de Saint-Antoine composent un duo attachant, où les paysages, les traditions fromagères et la vie rurale dessinent un tableau authentique. Cet été encore, malgré une herbe moins généreuse qu’autrefois, la région a offert un visage lumineux, fait de prairies d’altitude, de vaches montbéliardes placides et de randonnées sous un ciel clément.

Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.
Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.
Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.
Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.
Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.

Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.

À Saint-Antoine, la fruitière à Comté occupe une place centrale dans la vie du village. Installée dans le bâtiment communal de la mairie, elle propose une palette de fromages qui résume à elle seule l’âme du Jura:

  • Comté jeune, fruité, vieux ou réserve, affinés ensuite dans les caves du Fort Saint-Antoine, véritable "cathédrale du Comté" où vieillissent près de 100 000 meules
  • Morbier, avec sa célèbre ligne de cendre
  • Bleu de Gex, Mont d'Or en saison et une multitude de spécialités locales.
Elles ont cette allure tranquille, presque fière, qui raconte à elles seules l’histoire des paysages où elles vivent. Leur robe blanche et acajou accroche la lumière comme un motif vivant, et chaque cliché devient une manière de célébrer ce patrimoine rural qui fait la force et la douceur du Jura.
Elles ont cette allure tranquille, presque fière, qui raconte à elles seules l’histoire des paysages où elles vivent. Leur robe blanche et acajou accroche la lumière comme un motif vivant, et chaque cliché devient une manière de célébrer ce patrimoine rural qui fait la force et la douceur du Jura.
Elles ont cette allure tranquille, presque fière, qui raconte à elles seules l’histoire des paysages où elles vivent. Leur robe blanche et acajou accroche la lumière comme un motif vivant, et chaque cliché devient une manière de célébrer ce patrimoine rural qui fait la force et la douceur du Jura.

Elles ont cette allure tranquille, presque fière, qui raconte à elles seules l’histoire des paysages où elles vivent. Leur robe blanche et acajou accroche la lumière comme un motif vivant, et chaque cliché devient une manière de célébrer ce patrimoine rural qui fait la force et la douceur du Jura.

Dans ces fruitières, le lait provient exclusivement de vaches Montbéliardes, seules autorisées pour l’AOP Comté. Elles paissent habituellement dans les pré-bois, ces prairies typiques du Haut-Doubs où alternent clairières et bosquets. Mais cette année, comme ailleurs en France, les canicules successives ont marqué les paysages : herbe jaunie, pâturages fatigués, et des troupeaux déjà nourris au foin récolté au printemps, faute d’herbe fraîche suffisante.

Photographier les Montbéliardes, c’est saisir un fragment de la vie locale, un instant de calme au milieu des prés, une beauté simple mais authentique. C’est aussi rendre hommage à tout un savoir‑faire agricole, à une tradition qui perdure et qui façonne l’identité de la région.
Photographier les Montbéliardes, c’est saisir un fragment de la vie locale, un instant de calme au milieu des prés, une beauté simple mais authentique. C’est aussi rendre hommage à tout un savoir‑faire agricole, à une tradition qui perdure et qui façonne l’identité de la région.
Photographier les Montbéliardes, c’est saisir un fragment de la vie locale, un instant de calme au milieu des prés, une beauté simple mais authentique. C’est aussi rendre hommage à tout un savoir‑faire agricole, à une tradition qui perdure et qui façonne l’identité de la région.

Photographier les Montbéliardes, c’est saisir un fragment de la vie locale, un instant de calme au milieu des prés, une beauté simple mais authentique. C’est aussi rendre hommage à tout un savoir‑faire agricole, à une tradition qui perdure et qui façonne l’identité de la région.

Le Jura garde pourtant une beauté intacte. Autour de Métabief, les collines verdoyantes, les forêts profondes et les crêtes du Mont d’Or composent un décor saisissant. Les vaches, silhouettes familières du paysage, rappellent que ce territoire vit au rythme du lait, des saisons et des savoir-faire des paysans transmis depuis des générations. Les cloches accrochées au cou des vaches constituent un repère sonore ancestral, indispensable aux éleveurs pour localiser leurs troupeaux dans les pâturages étendus, souvent brumeux ou escarpés. Ce "GPS pastoral" permet de retrouver une bête égarée, de suivre la meneuse du troupeau et, selon certaines croyances, d’éloigner les prédateurs tels que loups ou ours. Ces sonnailles sont un symbole culturel fort, transmis depuis des générations, elles incarnent l'identité sonore des montagnes.

Les prairies, même moins grasses qu’espéré, restent un écrin pour ces animaux robustes. Leur lait, riche et parfumé, donne naissance aux fromages qui font la réputation mondiale du massif. Les caves d’affinage du Fort Saint Antoine, perchées à 1 100 mètres, offrent des conditions idéales : fraîcheur constante, hygrométrie élevée, microclimat naturel façonné par l’architecture militaire du XIXᵉ siècle .

En passant par le Jura...
En passant par le Jura...

Métabief, connue pour son domaine skiable, se transforme l’été en terrain de jeu pour les randonneurs et vététistes. Les sentiers serpentent entre pâturages, forêts et panoramas qui dévoilent, au loin, la ligne des Alpes.

Autour de Métabief.
Autour de Métabief.
Autour de Métabief.
Autour de Métabief.
Autour de Métabief.
Autour de Métabief.

Autour de Métabief.

Avec Pixelle, les balades ont pris un vrai goût de liberté, portées par des températures enfin supportables loin des fournaises de la plaine, des nuits fraîches typiques des altitudes du Haut-Doubs et un soleil généreux, sans excès, qui permettait de savourer pleinement la beauté des paysages.

En passant par le Jura...

Les itinéraires autour du Mont d’Or, du lac Saint-Point ou du Fort Saint-Antoine offrent une diversité rare : points de vue spectaculaires, passages en pré-bois, rencontres avec les troupeaux, et ce parfum de foin sec qui flotte dans l’air en fin d’été.

Lac de Saint-Point et la chapelle Saint Théodule.
Lac de Saint-Point et la chapelle Saint Théodule.
Lac de Saint-Point et la chapelle Saint Théodule.

Lac de Saint-Point et la chapelle Saint Théodule.

La version rural de l'airbag naturel...

Ici, les routes de campagne sont bordées de champs, de ballots, de bottes rondes… et ça donne cette impression que la nature elle‑même te dit " t’inquiète, je te rattrape". 😀

Ça amortit vraiment bien, tant que tu ne tombes pas sur la partie ficelée, ça pique un peu, le foin, ça gratte mais tu ressors parfumé au foin du Jura....   

En passant par le Jura...
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Du gel au soleil brûlant : la longue route de mes tomates. 

Publié le par Bruno

Du gel au soleil brûlant : la longue route de mes tomates. 
Du gel au soleil brûlant : la longue route de mes tomates. 

Dans bien des jardins, la saison a tourné court. Pourtant repiquées en pleine terre après les Saints de Glace (les 11, 12, 13 mai dernier) un gel tardif, sec et brutal, a frappé d'un froid vif prenant de court plus d'un jardinier... Les jeunes plants de tomates, encore fragiles, ont accusé le coup : feuilles noircies, tiges flétries.

Je les croyais condamnées, victimes d’un printemps capricieux qui ne pardonne pas.

Puis l’été a basculé dans l’excès. Cinq canicules successives, un enchaînement inédit, ont transformé les potagers en laboratoires de survie. Le thermomètre a grimpé, encore et encore, jusqu’à brûler les légumes.

Chaque jour, il me fallait intervenir, arroser au bon moment, tendre une toile à la hâte pour protéger le jardin du soleil, l’arrimer aux cordes à linge au-dessus des jeunes plants de batavia fraîchement repiquées, surveiller la moindre faiblesse. J’aurai voulu alors installer une immense ombrière au‑dessus du jardin : une utopie. J’avais imaginé les poteaux, des câbles, la toile tendue comme une voile. Puis j’ai compris que ce n’était pas seulement une construction, mais un rêve de fraîcheur difficilement réalisable compte tenu de la surface à ombrager...

Les tomates, elles, ont continué leur combat silencieux, racines ancrées, feuilles serrées, obstinées. Certaines ont été brûlées, pendant que d’autres peinaient à mûrir à cause d’une température excessive. Au‑dessus d’un certain seuil de chaleur, les tomates basculent "en mode survie" le mûrissement se bloque : le fruit reste vert, figé dans une attente impossible, comme suspendu entre deux saisons.

Alors les plants se sont mis à vivre dans une sorte de paradoxe : trop de soleil pour mûrir, trop de chaleur pour grandir, trop de lumière pour devenir rouges. Ils ont continué malgré tout, obstinés, cherchant dans chaque nuit un peu de répit, dans chaque goutte d’eau un peu de force.

Du gel au soleil brûlant : la longue route de mes tomates. 
Du gel au soleil brûlant : la longue route de mes tomates. 
Du gel au soleil brûlant : la longue route de mes tomates. 

Et pourtant, elles sont là. Rouges, charnues, parfumées. Des fruits qui racontent une histoire de résistance, de patience, de chance aussi. Les cueillir aujourd’hui relève presque de l’événement : un petit miracle horticole dans une saison qui n’a rien épargné.

Les déguster est un vrai bonheur. On y mesure le chemin parcouru depuis la plantation, chaque bouchée est une petite revanche du vivant sur les caprices du climat, même si elle n’a pas été facile. Elles reviennent de loin, et c’est précisément ce qui les rend aussi exceptionnelles.

La récolte du jour .
La récolte du jour .

La récolte du jour .

Publié dans Côté jardin éco, Photos

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Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.

Publié le par Bruno

Les bernaches: des voisines fidèles entre Somme et étangs.

Depuis quelques jours, un rituel aérien anime le champ déchaumé derrière la maison. Matin et soir, on entend leur cri grave, un peu trompeté qui résonne au-dessus des toits, des bernaches du Canada passent en formation, venant des étangs de Fonsomme pour rejoindre ceux du château dans le village. Leur trajectoire semble désormais bien établie, comme si elles avaient adopté notre coin de campagne en guise de territoire.

Photos d'archives 2021 et courte vidéo de passage (à visionner en HD)
Photos d'archives 2021 et courte vidéo de passage (à visionner en HD)
Photos d'archives 2021 et courte vidéo de passage (à visionner en HD)
Photos d'archives 2021 et courte vidéo de passage (à visionner en HD)
Photos d'archives 2021 et courte vidéo de passage (à visionner en HD)

Photos d'archives 2021 et courte vidéo de passage (à visionner en HD)

Le champ déchaumé leur offre le couvert grâce au blé tombé lors de la moisson et un abri dans les chaumes restés en place. Juste à côté, la Somme leur apporte l’eau fraîche où ils peuvent se baigner, lisser leurs plumes et retrouver un peu de fraîcheur mais pour combien de temps encore? 

La répétition des canicules depuis mai dernier met inexorablement à sec tous ces points d’eau. Pour l’instant, la situation n’est pas encore dramatique, mais il ne faudrait pas que cela se prolonge trop longtemps avant que la catastrophe ne s’installe.

Entre les étangs de Fonsomme et ceux du château, elles bénéficient encore d’un véritable corridor naturel : un triangle parfait entre nourriture, tranquillité et eau.

Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.

Au printemps déjà, j'avais eu l’occasion de photographier de nombreux oisons derrière le château, en bord de Somme. Une petite troupe de duvet blond-gris, trottinant maladroitement derrière les adultes, preuve éclatante que les bernaches ne font pas que passer : elles nichent, élèvent leurs petits, et reviennent année après année.

Voir des oisons est un signe fort : cela signifie que les bernaches considèrent le secteur comme un habitat sûr, propice à la reproduction. Leur fidélité au lieu n’est donc pas un hasard.

Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.

La bernache du Canada est un oiseau magnifique, puissant et élégant. Son plumage brun chocolat contraste avec sa poitrine claire, presque crème. Sa tête noire est ornée d'une tache blanche sur les joues, un masque distinctif qui la rend immédiatement reconnaissable. Son long cou noir lui donne une allure noble, presque majestueuse.

En vol, les ailes battent avec régularité et leurs silhouettes forment un V impeccable, symbole de coordination.   

Au sol, elle avance d’un pas tranquille, presque cérémonial. Elle picore, surveille, communique par de petits grognements ou des appels plus sonores. En groupe, elles forment une société organisée, où chaque individu semble savoir exactement ce qu’il doit faire.

Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.

Le champ derrière la maison, habituellement silencieux, se métamorphose en scène vivante. Les chaumes dorés deviennent un tapis où les bernaches se reposent, se nourrissent, se regroupent. Leur présence apporte une touche de nature sauvage.

On se surprend à les attendre, à écouter leur passage du matin, à guetter leur retour du soir. Elles sont devenues des voisines, des repères sonores et visuels dans le paysage.

Tout semble l’indiquer que la douceur des hivers, la proximité de l’eau, l’abondance de nourriture, et surtout la présence d’oisons au printemps. Peut-être ont-elles simplement décidé que ce coin de Somme leur convenait mieux que les longs voyages migratoires.

Une interrogation qui ajoute encore un peu de poésie à leur présence.

Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.

Au lever du jour, un faon était couché au soleil dans le dérayage du champ, tout près de la maison. Il profitait encore de la fraîcheur avant que la chaleur caniculaire ne prenne le dessus. La nature offre des scènes splendides.

Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
Bernaches en résidence entre Fonsomme et le château de Remaucourt.
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Assomption à l’oratoire de la Vierge des Pauvres : une célébration rare et solennelle.

Publié le par Bruno

Moment de prière et de recueillement autour de notre curé André Lubende Mutuale célébrant, dans le cadre verdoyant de Remaucourt.

Moment de prière et de recueillement autour de notre curé André Lubende Mutuale célébrant, dans le cadre verdoyant de Remaucourt.

Ce 15 août, la communauté chrétienne de notre paroisse s’est rassemblée à l’oratoire de la Vierge des Pauvres pour célébrer la messe de l'Assomption, l’une des deux seules célébrations annuelles organisées en ce lieu. En effet, l’oratoire n’accueille que deux messes par an:

le 15 août, pour l'Assomption et courant Mai, pour le mois de Marie, dédié à la prière mariale.

Cette rareté donne à chaque rassemblement une dimension particulière soulignant l’importance de ces deux célébrations annuelles pour la communauté locale.

Malgré quelques gouttes tombées au début de l’installation, la messe en plein air s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement profond. Les fidèles, installés autour de l’oratoire, ont vécu un moment de prière simple et intense, porté par les chants et la beauté du cadre naturel. Les photos prises durant la célébration témoignent de cette solennité, gestes liturgiques, lumière douce filtrant entre les arbres.

Assomption à l’oratoire de la Vierge des Pauvres : une célébration rare et solennelle.
Assomption à l’oratoire de la Vierge des Pauvres : une célébration rare et solennelle.
Assomption à l’oratoire de la Vierge des Pauvres : une célébration rare et solennelle.
Assomption à l’oratoire de la Vierge des Pauvres : une célébration rare et solennelle.
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Notre confiture de mûres, un rituel qui défie la canicule.

Publié le par Bruno

Étiquette 2026

Étiquette 2026

On pourrait nous dire, que ce n’est vraiment pas le moment pour cuire des marmites de confiture, canicule oblige. Mais quand les mûres arrivent, gorgées de soleil, nous n'avons jamais su résister. Tôt le matin, à la fraîche et ventilo en marche, voilà le meilleur moment de la journée pour travailler devant "les fourneaux"...Et puis il suffit de goûter une cuillère de notre confiture maison, puis une cuillère de confiture industrielle, pour comprendre : c’est le jour et la nuit, le sucre et le sel. Nos confitures ont ce quelque chose d’exceptionnel qui nous ramène chaque été devant la marmite en cuivre...

Cette année encore, les fruits sont précoces, noirs, brillants, généreux. Deux grands bacs de fruits lavés, égouttés dans la cuisine, promesse d’une préparation qui embaumerait bientôt toute la maison.

Notre confiture de mûres, un rituel qui défie la canicule.

Un travail de patience.

Avant de savourer la moindre tartine, il y a le travail. Le vrai. Celui qui ne se voit pas mais qui fait toute la différence. Le pressage des fruits, fastidieux, répétitif, presque méditatif. Mon presse‑purée manuel, grille fine, ne laisse passer que le jus, la pulpe du fruit.

Je tourne, je presse, je recommence. Le jus coule lentement, sombre et brillant comme un rubis. Sans pépin, sans grain, avec une texture douce et encore plus fondante sur une tranche de pain. Et demain, cette même confiture pourra sublimer un simple yaourt nature. On adore le parfum des mûres. Leur goût intense, légèrement acidulé, est parfait pour une confiture maison. Mais leurs pépins… c’est une autre histoire.

Cela fait plus de cinquante ans que je fais ce geste. Un demi‑siècle de mûres, de seaux, de doigts tâchés, de confitures alignées sur les étagères. Un savoir-faire qui s’est construit au fil des étés, sans jamais perdre son charme.

Notre confiture de mûres, un rituel qui défie la canicule.
Notre confiture de mûres, un rituel qui défie la canicule.
Notre confiture de mûres, un rituel qui défie la canicule.

Notre madeleine de Proust.

Le meilleur moment reste la mise en pot. La cuisine se remplit d’une odeur douce, enveloppante, qui nous ramène instantanément à notre enfance. Je revois le bois de Fresnoy, les frangins, les ronces, les mains noires de jus, nos rires, le pot à lait en alu, rempli de mûres, vidé au fur et à mesure dans un grand seau. Nous étions gamins, libres, heureux, et les mûres étaient notre trésor. Une occupation simple, saine, quand les vacances ne nous emmenaient pas ailleurs et qu'il fallait occuper nos journées. Les enfants bougeaient, vivaient, et l’enfance n’était pas encore prisonnière des smartphones.

Aujourd’hui, cette odeur est devenue ma madeleine de Proust, partagée avec Marie. Un rituel à deux, un moment suspendu qui n’a rien perdu de sa magie au fil des années.

Pas moins de 5 bassines réalisées.

Pas moins de 5 bassines réalisées.

Le goût incomparable du fait maison.

Je le dis sans détour : goûter notre confiture, c’est goûter une histoire. Une cuillère de confiture industrielle ne peut rivaliser. Dans ma préparation, il y a le fruit, bien sûr, mais aussi la patience, la chaleur de la cuisine, les souvenirs, les étés passés, les gestes répétés, nos quatre mains qui travaillent avec ardeur.

Notre confiture de mûres n’est pas seulement une gourmandise. C’est un héritage. Un fil qui relie notre enfance à nos étés d’aujourd’hui, pot après pot, année après année.

Notre confiture de mûres, un rituel qui défie la canicule.

Pour l'anecdote: Laver les fruits, nettoyer les grandes bassines de confiture après chaque cuisson, le matériel etc, on réalise soudain qu'il faut une belle quantité d’eau (aucun liquide vaisselle).

Alors, rien n’est gaspillé, toute l’eau de rinçage est récupérée dans une grande bassine, puis réservée pour arroser le soir. Rien ne se perd : l'eau repart nourrir salades et tomates du jardin.

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