Le ciel s'obscurcit. Les feuilles des bouleaux devant la maison s'immobilisent. Les oiseaux semblent regagner leurs cachettes dans la haie voisine. La météo de la veille avait placé l'Aisne en vigilance jaune pour les orages...
C'est avec 24h de retard que se précise l'alerte. Il faut dire que depuis un certain 11 septembre 2008, Marie et moi sommes quelque peu inquiets à l'arrivée de l'orage.
Le vent se réveille soudainement et le ciel gris devient très sombre, trop sombre.
Une météo anxiogène mais une nature magnifique à photographier avant que les éléments ne se déchainent.
Le contraste d'un ciel tourmenté avec les champs de colza voisins est saisissant.
8 secondes entre l'éclair et le tonnerre, l'orage n'est pas tout près.
L'orage n'est pas passé loin, seulement 8 mm d'eau dans le pluviomètre du jardin.
Profitant des vacances scolaires, la visite du musée de Péronne avec la découverte de l'Historial de la Grande Guerre devait permettre aux garçons de mettre "en image" les cours d'histoire enseignés cette année, tant au collège, qu'à l'école primaire. Moment de découverte fort apprécié et très commenté...
Et la petite Giulia me direz-vous? en maternelle, tout simplement heureuse de se promener avec papé, mamée et les frangins.
Historial de la Grande Guerre, un superbe musée dont le nom provient de l’association entre “histoire” et “mémorial”.
Le musée de la Grande Guerre a ouvert ses portes en 1992.
Musée de référence dédié à la Première Guerre mondiale, l’Historial aborde le premier conflit mondial dans toute son ampleur : culturelle, sociale et militaire. Les visions des trois principales nations européennes combattantes (France, Allemagne, Royaume-Uni) se croisent au fil des empreintes de la guerre vécues sur le front et à l’arrière. Pour créer ce nouveau musée, au cœur des champs de bataille de la Somme, le Conseil départemental de la Somme, qui en est à l’initiative, décide d’intégrer le site au château de Péronne, édifice médiéval du 13ème siècle, assiégé pendant la Grande Guerre.
Le château marque l’entrée de ce lieu culturel symbolique, nouveau musée d’Histoire du territoire, dédié au premier conflit mondial. L’exposition permanente qui le compose est quant à elle installée dans la partie contemporaine du musée, créée par l’architecte Henri-Edouard Ciriani.
En juillet 2014, le Conseil départemental de la Somme, a inauguré le jardin du 6ème continent, création paysagère de l’artiste Gilles Clément, sur l’étang du Cam, dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Ce jardin symbolique, représente la paix, l’union des peuples et évoque un lieu de rencontres entre les différentes nations engagées dans le conflit. Les visiteurs sont invités à venir planter les plantes et les fleurs de leur choix sur cet îlot.
Le musée a été conçu pour être un musée d’histoire culturelle, ce qui se traduit par une scénographie plaçant au centre de la présentation les individus : les soldats comme les civils, les prisonniers, les populations occupées, déplacées…
Les armes et équipements militaires sont répartis au centre des salles ; posés à même le sol dans des fosses, ils témoignent de la souffrance commune des combattants. Les civils, tous « mobilisés » par l’effort de guerre, sont évoqués dans les vitrines murales, divisées en trois parties respectivement consacrées à l’Allemagne, à la France et au Royaume-Uni.
Uniforme et équipement soldat français.
Uniforme et équipement soldat allemand.
Uniforme et équipement soldat britannique
Les armes utilisées.
Les matériels de communication.
Du matériel sanitaire.
Les garçons sont impressionnés par les trous laissés dans les casques et diverses protections.
Le musée est ainsi implanté au cœur de la ville de Péronne, en bordure de l’étang du Cam, qui offre un cadre verdoyant et dépaysant aux visiteurs.
Un beau moment passé ensemble avec des loulous contents de leur après midi.
Elle était la petite dernière de la bande à n'avoir volé avec nous... Voilà qui est fait.
Avec impatience et excitation, Giulia attendait ce moment, plusieurs fois reporté à cause de la météo. L'après midi même, des averses orageuses hypothéquaient encore le vol du soir...
Le récit de ses frères relatant "leurs premières expériences aéronautiques" l'avait fort enthousiasmée et rendue désireuse de tenter l'aventure.
Finalement il a bien eu lieu pour le plus grand bonheur de notre petite chérie mais avec une luminosité pas optimale pour les prises de vues aériennes des champs de colza autour du village.
Ces photos feront l'objet d'un prochain article.
"Des papillons dans le ventre" au décollage !
Les petits enfants sont des cadeaux d'hier, la joie et la fierté de tous les jours.