Tomates vertes au jardin : un mystère qui a sa réponse.
Cette année, il faut bien l’admettre : nos tomates prennent leur temps pour mûrir. Beaucoup trop de temps. Elles restent vertes, fermes, presque fières… comme si elles avaient décidé de fêter Noël avant de rougir. Et pourtant, ce n’est pas la faute d’un été timide bien au contraire.
Elles sont là, bien dodues, bien accrochées… mais toujours vertes, et pourtant, fin juillet, on s’attendrait à en cueillir à la pelle.
Alors, qu’est-ce qui se passe cette année ? Rien ne rougit. Tout semble figé. La réponse est dans la météo.
20 pieds de tomates qui attendent de mûrir !
Depuis plusieurs semaines, une grosse vague de chaleur a frappé la majorité des régions.
Une canicule brutale, avec des températures qui dépassent parfois les 35°C plusieurs jours de suite.
Pour les tomates, le processus de maturation dépend beaucoup de la température.
Il faut :
• Une température chaude en journée mais pas trop : autour de 25°C.
• Une température qui baisse en-dessous de 20°C la nuit, dans l'idéal 15°.
• Et une petite hormone magique : l’éthylène, que le fruit fabrique lui-même.
Cette substance, c’est elle qui donne le top départ de la transformation.
C’est elle qui fait virer les fruits du vert au rouge, qui adoucit la chair, qui concentre les sucres et les arômes.
Mais quand la plante a trop chaud, elle stoppe tout.
Elle entre en mode survie, plus question de continuer à faire mûrir ses fruits et ce qui est le plus déroutant, c’est que même quand la canicule est passée, le redémarrage est lent.
Il faut parfois deux à trois semaines de températures plus douces pour que l’équilibre revienne.
La plante a besoin de temps pour relancer la machine.
Heureusement tout n’est pas fichu, il faut juste prendre son mal en patience.
Les tomates rougiront, c'est une certitude. D’un coup, parfois, comme si elles avaient tout gardé en réserve.
Et quand ça repartira… bonjour la surproduction !
Il faudra suivre le rythme pour tout cueillir.
Au fond, ces tomates vertes ne sont pas un caprice du potager, mais simplement le reflet d’un été trop brûlant pour elles. La chaleur les a mises en pause, comme figées dans un temps suspendu.
Espérons que la nature saura reprendre son souffle : dès que les températures redeviendront plus douces, elles se remettront en route. Et alors, le jardin nous offrira enfin ce rouge tant attendu généreux, abondant.
Avez-vous déjà mangé une tomate poussée en pleine terre ? une vraie, une qui a vu le soleil, la pluie, le vent… ça n’a rien à voir avec ces pauvres tomates standardisées qui arrivent en barquettes, calibrées comme des pièces détachées.
Elle a cette chair dense, juteuse sans être aqueuse, qui se tient et qui fond à la fois. Quand vous la croquez, il y a d’abord ce sucre naturel, rond, généreux… puis une petite pointe d’acidité qui réveille tout.
Pourvu qu'elles mûrissent enfin...
Les petites mains de Giulia avaient bien du mal à porter les deux plus belles (541gr et 887gr pour la plus grosse)
Les travaux de rénovation intérieure de l’église se poursuivent, mais un obstacle majeur compliquait encore l’avancement du chantier : l’accès aux zones en hauteur, notamment derrière l’autel et au niveau du balcon d’entrée.
Impossible d’y installer un échafaudage classique sans gêner la circulation ou compromettre la sécurité. L’équipe a donc dû opter pour une solution plus audacieuse : l’utilisation d’une nacelle à bras articulé.
Livrée ce matin sur un imposant porteur, la machine, un mastodonte de 2,5 tonnes a été délicatement déposée par un engin télescopique articulé en passant au-dessus du portail du cimetière avant d’être transférée sur le parvis de l’église. Une manœuvre impressionnante, menée avec précision. Bravo pour la manoeuvre...
Restait ensuite à lui faire franchir les marches d’accès au seuil de l’entrée. Pour cela, deux rails IPN ont été installés afin de guider la nacelle et sécuriser son ascension. Une opération technique, lente, exigeante… et loin d’être une simple formalité. Mais après plusieurs ajustements et beaucoup de sang‑froid, la machine a finalement pu pénétrer dans l’église.
La nacelle est désormais en place. Les travaux en hauteur vont pouvoir se terminer dans de meilleures conditions, offrant à l’équipe de peintres un confort de travail nettement supérieur et une sécurité optimale.
Ce transfert spectaculaire marque une étape décisive dans la restauration du bâtiment, et les images qui l’accompagnent témoignent de l’ingéniosité et de la maîtrise nécessaires pour mener à bien une telle opération.
Ci-dessous, 1er article sur la rénovation de l'intérieur de l'église du 18 juillet 2026.
L'église poursuit sa métamorphose : place à la restauration intérieure. À Remaucourt, notre église vit un été pas comme les autres. Depuis début juillet 2026, un chantier d'envergure assur...
À Remaucourt comme dans tout le pays, l’été 2026 s’annonce comme l’un des plus difficiles pour les jardiniers. À la veille d’une quatrième canicule consécutive, mes réserves d’eau sont déjà toutes à sec,les sols craquelés, et les cultures sous tension. Une situation qui, loin d’être exceptionnelle, semble désormais s’installer durablement.
Depuis le mois de mai, la chaleur parfois extrême a frappé de manière inhabituelle.
Malgré un paillage systématique avec les tontes de gazon (rien ne se perd) au pied des légumes, la terre n’a pas réussi à conserver l’humidité. Les plantes ont souffert d'un manque d'eau chronique malgré les arrosages, aggravé par souvent un fort vent et des températures qui brûlent littéralement les feuilles et les fruits. Les salades et les tomates, en particulier, ont été touchées. Les fleurs de tomates tombent, complètement séchées, un moyen pour le pied de se préserver en limitant son développement.
Pour sauver ce qui pouvait encore l’être, il a fallu arroser intensément, presque quotidiennement. Un effort qui a permis de préserver une partie de la récolte, les pommes de terre Monalisa, les tomates et les courgettes ont résisté, mais au prix d’une consommation d’eau qui n’est plus tenable. Et pourtant, nous ne sommes pas encore fin juillet...
Tomates cerises ou devrais-je dire tomates petit pois. On ne peut pas faire plus petit !
Elles en ont consommé de l'eau les courgettes !
Autour du jardin, le constat est le même : pelouses grillées, massifs affaiblis, plantes ornementales en souffrance sauf les lavandes, pas besoin d'eau et la chaleur ne leur fait pas peur. Le jardin a pris l’apparence d’un paysage de fin d'été caniculaire.
Face à cette situation, beaucoup envisagent désormais des solutions autrefois réservées aux professionnels : installer des ombrières sur l’ensemble du jardin pour protéger les cultures des rayons directs du soleil. Une idée qui, il y a quelques années, aurait semblé excessive, mais qui devient aujourd’hui une piste sérieuse pour continuer à jardiner.
Ombrière de fortune installée sur un potager luxurant au Bénin. (Photo: Humy organisation caricative en Afrique)
Cette crise du jardin se reflète aussi sur les étals des commerçants. Les fruits et légumes sont de plus en plus chers, conséquence directe des pertes maraichères, des restrictions d’eau et des récoltes affaiblies. Et malgré ces prix en hausse, la qualité baisse avec des tomates farineuses sans goût, des courgettes molles, des fruits cueillis trop tôt pour éviter les brûlures... Les consommateurs que nous sommes, paient davantage pour des produits qui ont eux aussi subi la violence du climat.
Une certitude demeure : la terre change, et ceux qui la cultivent doivent désormais composer avec un climat qui ne laisse plus de répit. L'été 2026 apparaît comme un signal d'alarme. Une année compliquée, qui risque de se reproduire régulièrement avec le réchauffement climatique.Il nous faudra repenser nos pratiques, adapter les cultures, et peut-être réinventer entièrement notre manière de jardiner.
L’église poursuit sa métamorphose : place à la restauration intérieure.
À Remaucourt, notre église vit un été pas comme les autres. Depuis début juillet 2026, un chantier d’envergure assuré par l'entreprise Bazin Bâtiment d'Essigny-le-Petit, rénove maintenant l’intérieur de l’édifice.
Après la restauration du clocher, des baies vitrées et des maçonneries extérieures en 2023-2024, l’église entre désormais dans une nouvelle étape : celle de la rénovation et de la mise en peinture de son intérieur, poursuivant ainsi naturellement la continuité du chantier engagé.
L'église fait partie de ces lieux qui traversent les générations. On y a célébré des mariages, partagé des moments de recueillement, des communions de nos enfants, des messes, des instants de vie qui ont marqué notre village. Cet été 2026, un nouveau chapitre vient de s'ouvrir et non des moindres, celui de sa renaissance intérieure.
L’un des travaux les plus importants concerne le bas des murs, tout autour de l’église.
Avec le temps, cette partie de l’édifice avait souffert des remontées d’humidité entrainant des dégradations en fragilisant les plâtres.
Dépose des revêtements existants sur la partie basse des murs.
Cette zone est en cours de réfection avec la pose d'un placo hydrofuge et ventilé sur tout le périmètre intérieur. Un travail indispensable avant de repeindre sur un support sain.
Le plafond, comme le reste des murs sont grattés, poncés, micro fissures rebouchées avant l'étape ultime de l'application de la peinture.
Une première couche du plus bel effet sur le plafond dépose une clarté nouvelle, comme un voile de lumière.
Bientôt, notre église aura retrouvé son éclat et brillera comme aux premiers jours. Une renaissance… un héritage préservé… une fierté pour tout le village.
Je ne sais pas si le prochain hiver sera froid… mais vu les 17 stères que Marie et moi venons de rentrer tranquillement, "grosse chaleur oblige", sur plusieurs jours et toujours à la fraîche, une chose est sûre : nous n'avons pas eu froid du tout. La canicule s’est chargée de nous chauffer avant même que la cheminée ne s’y mette !