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la vie aux champs

Moisson en pleine fournaise.

Publié le par Bruno

Moisson en pleine fournaise.
Moisson en pleine fournaise.
Moisson en pleine fournaise.

C'est maintenant autour de la maison que cela se passe, toujours sous la chaleur caniculaire de ce début juillet. La moissonneuse avance avec une efficacité presque chirurgicale, mastodonte d’acier avalant les blés mûrs dans un nuage de poussière. Chaque passage soulève un voile qui se dépose sur les volets, les arbres, une fine poudre qui raconte l’été mieux que n’importe quel calendrier.

Moisson en pleine fournaise.
Moisson en pleine fournaise.
Moisson en pleine fournaise.

Les conducteurs de remorques agricoles comme de la moissonneuse batteuse restent concentrés, professionnels, malgré la fatigue qui s'installe peu à peu au fil des heures et coordonnent leurs machines dans une chorégraphie parfaitement réglée.

Malgré la chaleur écrasante, malgré les heures interminables, ils gardent ce calme précis de ceux qui savent que leur travail compte, que chaque détail peut faire la différence.

Placé aux premières loges pour les photos !
Placé aux premières loges pour les photos !
Placé aux premières loges pour les photos !
Placé aux premières loges pour les photos !
Placé aux premières loges pour les photos !

Placé aux premières loges pour les photos !

Et puis vient le déchaumage de bordure, cette étape discrète mais essentielle. Un tracteur trace une ligne protectrice autour des champs, créant une barrière de terre nue pour que, si un incendie venait à naître dans la fournaise de l’été, il ne puisse pas atteindre les habitations: une vigilance silencieuse, un geste de sécurité pour les riverains.

Moisson en pleine fournaise.

Les andins de paille laissés hier par la moissonneuse seront bientôt pressés en ballots.

Moisson en pleine fournaise.
Moisson en pleine fournaise.

Dans la lumière brûlante, au milieu du grondement des moteurs et du parfum sec des chaumes, on ne peut qu’admirer l’ouvrage accompli. Bravo pour ce beau travail.

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Sous la canicule, la moisson avance coûte que coûte.

Publié le par Bruno

Les machines devraient bientôt arriver.

Les machines devraient bientôt arriver.

La moisson se poursuit à un rythme soutenu aux quatre coins du village, portée par des journées où la chaleur dépasse largement les normales saisonnières. Sous un soleil écrasant, les agriculteurs s’activent pour mener à bien une campagne rendue particulièrement éprouvante par la canicule.

Le Tilloy
Le Tilloy

Le Tilloy

Sur le terrain, les hommes comme les machines sont mis à rude épreuve. Les températures élevées compliquent chaque étape du travail : les moteurs chauffent plus vite, les risques de panne augmentent, et les équipes doivent redoubler de vigilance pour éviter les coups de chaleur. Malgré ces contraintes, la mobilisation reste totale. Les agriculteurs avancent méthodiquement, conscients que la fenêtre météo favorable peut se refermer à tout moment.

Sur Bellecour
Sur Bellecour
Sur Bellecour
Sur Bellecour
Sur Bellecour
Sur Bellecour

Sur Bellecour

Les moissonneuses enchaînent les passages dans les champs dorés, soulevant des nuages de poussière qui accentuent encore la sensation d’étouffement. Les rotations sont rapides, les pauses rares.

Le Tilloy
Le Tilloy
Le Tilloy
Le Tilloy

Le Tilloy

Avec la chaleur extrême, la moisson ne se déroule pas seulement sous la fatigue et la tension : elle s’accompagne aussi d’un risque d’incendie particulièrement élevé. Les épis secs, la poussière en suspension, les moteurs chauffés à blanc et le moindre frottement peuvent suffire à déclencher un départ de feu. Les agriculteurs le savent : en période de canicule, chaque passage de machine doit être surveillé, chaque arrêt contrôlé. Cette menace ajoute une pression supplémentaire à une campagne déjà éprouvante.

Sous la canicule, la moisson avance coûte que coûte.
Sous la canicule, la moisson avance coûte que coûte.

Un constat sans appel : les conditions extrêmes ne sont plus l’exception, mais deviennent progressivement la norme, signes visibles d’un climat qui se dérègle.

Cette évolution, les professionnels la mesurent depuis longtemps. Laurent Cardon, agriculteur à Bellecour et Président de la Chambre d’agriculture de l’Aisne, rappelait récemment que "la moisson était avancée d'une semaine chaque décennie depuis quarante ans qu’il est dans le métier." Une donnée qui illustre, à elle seule, l’accélération silencieuse mais constante des cycles agricoles sous l’effet du réchauffement climatique.

Malgré la pression climatique, la récolte avance, portée par l’expérience et la résilience de ceux qui travaillent la terre.

Bon courage à tous et bonne moisson 2026.
Bon courage à tous et bonne moisson 2026.

Bon courage à tous et bonne moisson 2026.

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Les thrips : 2 mm de pure contrariété.

Publié le par Bruno

Les thrips, ces “bêtes d’orage” qui nous rendent fous.

Quand la chaleur devient lourde, que l’air semble immobile et que les moissons commencent dans la région, un ennemi minuscule refait surface : les thrips, surnommés chez nous "bêtes d’orage". Invisibles ou presque, rapides comme des poussières vivantes, ils s’invitent sur nos bras, nos jambes, nos cous… et laissent derrière eux une seule certitude : ça gratte.

Les thrips mesurent à peine 1 à 2 millimètres. Individuellement, ils sont insignifiants. Collectivement, ils deviennent un phénomène : lors des épisodes de chaleur ou juste avant un orage, leur population peut exploser jusqu’à atteindre des densités impressionnantes, parfois plusieurs milliards de bestioles au kilomètre carré.

Ils ne volent pas vraiment : ils se laissent porter par le vent, les courants d’air, les vibrations. Résultat, on les retrouve partout. Dans les maisons, sur les terrasses, dans les jardins, sur les vêtements… et souvent sur la peau, dans les cheveux.

Ils passent partout.

Les thrips : 2 mm de pure contrariété.

Contrairement aux moustiques, les thrips ne piquent pas pour se nourrir. Ils ne cherchent pas l’humain. Mais lorsqu’ils se posent, ils s’accrochent avec leur petit rostre, une sorte de micro‑stylet qui peut provoquer une micro-lésion. Rien de grave, mais suffisant pour déclencher des démangeaisons brèves, parfois intenses.

Leur passage est furtif, mais leur effet est agaçant. On ne les voit pas arriver, on ne les sent pas partir… mais on se gratte.

Plusieurs facteurs se combinent pour créer ces invasions estivales. Avec la chaleur intense leur cycle de reproduction s'accélère.

Les machines agricoles dérangent leur habitat les poussant vers les habitations et enfin l'atmosphère lourde qui précède l'orage crée les conditions atmosphériques particulières à leur essaimage, d'où leur surnom.

Les thrips sont avant tout des ravageurs de plantes, ils aspirent la sève, abîment les feuilles, laissent des stries argentées. Mais quand ils migrent, ils deviennent un désagrément pour nous aussi.

Les thrips : 2 mm de pure contrariété.

Pour s'en protéger il faut fermer les fenêtres lors des périodes de chaleur lourde au moment des moissons ou encore installer des moustiquaires fines.

Sur la peau, une bonne douche les éliminent rapidement et facilement.

Photos archives village@brunoderemaucourt 2014, 2018, 2020, 2023.
Photos archives village@brunoderemaucourt 2014, 2018, 2020, 2023.

Photos archives village@brunoderemaucourt 2014, 2018, 2020, 2023.

Les thrips : 2 mm de pure contrariété.

Les thrips ne transmettent aucune maladie à l’humain. Ils ne sont pas dangereux, juste diablement agaçants. Leur présence est un signe de saison, comme les moustiques ou les orages d’été. Ils viennent, ils grattent, ils repartent.

Mais quand on les subit, difficile de ne pas lâcher un juron : "Satanées bêtes d'orage !"

Les thrips : 2 mm de pure contrariété.
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Retour vidéo sur la dernière rando.

Publié le par Bruno

Une randonnée tranquille, des chemins baignés de lumière, et surtout Pixelle qui retrouve son élan.
La voir courir à nouveau transforme la balade en fête discrète.
Voici la petite vidéo qui raconte mieux que moi ce moment précieux.

1 clic sur paramètres et visionner en HD 1080

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Le temps de la résurrection.

Publié le par Bruno

Il y a des saisons visibles, celles du calendrier, et puis il y a les saisons intimes, celles qui se tissent dans les corps et dans les cœurs. Depuis quelques semaines, j’ai l’impression d’entrer dans ce que j’appellerais volontiers le temps de la résurrection.

Pour Marie, ce mot prend un sens très concret. Après sa triple intervention du pied en février dernier, les semaines ont été longues, rythmées par la prudence, la douleur, la patience et les séances de kiné qui n’en finissaient plus. Et pourtant, doucement, presque imperceptiblement au début, quelque chose s’est remis en mouvement. Une marche un peu plus souple. Un appui plus franc. Une énergie qui revient. Comme une vie qui remonte à la surface.
Et puis il y a Pixelle, notre doberman au cœur immense, elle aussi ralentie par l’arthrite qui lui grignotait les pattes. Grâce au traitement de fond conseillé par Anne Clo, nous la voyons changer de jour en jour. Elle qui peinait à suivre, recommence à trottiner, puis à courir, pas longtemps, pas loin, mais avec cette joie pure qui nous fait vibrer de bonheur avec la reprise douce de nos randonnées.

Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.

Marie et Pixelle, chacune à leur manière, semblent traverser la même porte : celle d’un retour, d’un relèvement, d’un élan retrouvé. Rien de spectaculaire, rien de tonitruant. Juste la vie qui revient, humble et tenace.

Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.

Alors oui, pour nous, c’est bien cela :
le temps d’une résurrection discrète, quotidienne, presque domestique mais profondément précieuse.
Un temps où l’on mesure la chance de pouvoir à nouveau avancer, marcher, courir un peu, sourire davantage.
Un temps où l’on accueille ce qui revient, ce qui renaît, ce qui recommence.
Et peut-être que la résurrection, finalement, ce n’est pas seulement un grand mot spirituel.
C’est parfois simplement le moment où l’on se remet debout, où l’on recommence à vivre autrement, un pas après l’autre, patte après patte sur un sentier de 5 kilomètres ce matin qui en annonce beaucoup d'autres...

Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.
Le temps de la résurrection.

Grosse soif en rentrant ! 

Le parcours.
Le parcours.
Le parcours.
Le parcours.

Le parcours.

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