Décembre: le jardin se prépare maintenant pour le printemps prochain.
Les arbres du jardin ont désormais perdu leurs feuilles. Elles ont été ramassées et déchiquetées avec le broyeur pour accélérer leur décomposition puis stockées au fond du jardin. Les cendres de bois de la cheminée y sont régulièrement incorporées.
Ce matin, c'était préparation du BRF, le vieux saule au coin de la rue, est taillé pour l'hiver. Ses longues branches broyées assureront bientôt la fertilisation du jardin. Un tas de branches volumineux, bientôt transformé en copeaux.
Prochain travail: charrier et épandre le fumier...de cheval.
Le BRF est une méthode exploitée depuis longtemps au Canada, mais qui ne fait parler d'elle que depuis peu en France, à la faveur du développement d'un jardinage (et de cultures) éco-responsable(s).
A l'aide d'un broyeur de végétaux, le jardinier ou l'agriculteur va broyer les branches encore vertes car fraîchement coupées, et les incorporer au sol. C'est alors un véritable "transfert de fertilité" qui s'opère, avec un grand nombre d'avantages, parmi lesquels l'absence d'apports d'engrais de synthèse dans le sol, et la limitation voire la suppression de l'arrosage. (Sources https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/brf-bois-rameal-fragmente.php)
Les dix premiers petits kilomètres depuis longtemps...
Nos pas nous emmènent invariablement vers la rigole du Noirieu, point de départ de nos sorties pédestres.
Pixelle est dans les starting-blocks, bientôt direction Morcourt par les champs et retour par le chemin vert.
Profitant du temps restant sur notre sortie autorisée de 3h (attestation de déplacement dérogatoire "covid-19" !!!) nous prenons ensuite la direction d'Essigny via le sentier Robert Cassol.
Une rencontre majestueuse.
Deux beaux cygnes, qui ne semblent pas perturbés par notre présence, apprécient les friandises de Pixelle lancées à leur approche....
La pureté de leur plumage blanc et leur envergure imposante en font les souverains du plan d’eau. Une apparence angélique doublée d’un calme olympien cachent un caractère bien trempé. J'en ai fait l'expérience l'an dernier avec les cygnes du parc du château, une croûte de pain dure était devenue mon laissez-passer quotidien pour contourner l'étang.
Une rando bien agréable malgré un temps froid et humide ...
Elles étaient là par centaines, posées sur la terre fraîchement retournée. A mon arrêt soudain sur le bas côté de la route, la nuée d'oiseaux s'est malheureusement envolée. La photo est prise sur la D33 entre Bellenglise et Vermand, aux environs du cimetière militaire allemand.
J'ai bien regretté de n'avoir eu le temps de réaliser d'autres clichés...
Les étangs de Bihécourt ne sont pas très loin.
La mouette n'est pas un oiseau côtier. Ou plutôt n'est plus : " Ça date des années 70-80, indique l'ornithologue Jean-Charles Tombal. À cette époque, la population européenne de mouettes a explosé. Et elles ont eu beaucoup de nourriture à disposition avec la multiplication des décharges à ciel ouvert. C'est nous, les humains, qui les avons attirées en créant ces quantités de nourriture énormes... Idem avec les cormorans qu'on retrouve désormais loin des côtes."
Jean Charles Tombal indique aussi que "c'est un animal qui se déplace énormément et qui peut faire 400 km aller/retour sur sa journée pour aller chercher à manger et revenir à l'endroit où il dort"
Cormorans sur le bord du Noirieu (12 février 2012)