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cote jardin eco

Des pommes de terre sans fatigue !

Publié le par Bruno

L’idée selon laquelle les plants de pommes de terre doivent être enterrés pour bien produire semble une évidence à la plupart des jardiniers et des agriculteurs.

Or ceci est faux. L’expérience prouve que les pommes de terre germent et poussent très bien lorsqu’elles sont déposées, en respectant quelques précautions, à la surface du sol et sous une couche de mulch.

Pour ma part, je prépare ce fameux mulch avec du fumier de cheval, du BRF , et mes feuilles mortes ramassées l'automne dernier. Rien ne se perd !
 

Archives blog 2017 : pommes de terre (variété Chérie) arrachées à la main.
Archives blog 2017 : pommes de terre (variété Chérie) arrachées à la main.
Archives blog 2017 : pommes de terre (variété Chérie) arrachées à la main.

Archives blog 2017 : pommes de terre (variété Chérie) arrachées à la main.

Après avoir griffé superficiellement ma terre au crochet, je disperse quelques pelles de "compost maison" sur l'emplacement des futures plantations.

Je dispose ensuite le plant au cordeau à même la terre et le recouvre d'une couche de mulch assez épaisse (une bonne vingtaine de cm) sans tasser et ... c'est tout.

Les pommes de terre produisent des germes qui traversent peu à peu le lit de paille. Les tiges qui se forment sont d’abord frêles puis grossissent peu à peu.

Après quelques semaines de végétation, si tout se passe bien, la paille se couvre d’une végétation abondante qui se prolonge souvent plus tardivement que celle des pommes de terre cultivées en terre selon la méthode habituelle. Les tontes régulières de gazon viendront au fil du temps recouvrir les buttes ainsi formées, tant que la période des Saints de glace ne sera pas passée !

En cas de forte sécheresse la culture sous mulch résiste particulièrement bien car l’humidité du terrain se conserve sous le lit de de déchets végétaux.

Lorsque les parties aériennes se fanent la récolte peut commencer.

Et les "mauvaises" herbes me direz-vous ? La plupart n’arrivent pas à traverser le lit de mulch qui constitue une barrière mécanique importante.

Les pommes de terre arrachées (à la main) le moment venu, seront dépourvues de terre, plus besoin d'outil et moins de mal de dos...

La parcelle arrachée recevra ensuite le plant de poireau dans une terre bien fertilisée.

Merci à Christian pour son gazon fraîchement coupé, la technique du mulching nécessite de grosses quantités de débris végétaux, d'où la difficulté d'employer la méthode à grande échelle.
Merci à Christian pour son gazon fraîchement coupé, la technique du mulching nécessite de grosses quantités de débris végétaux, d'où la difficulté d'employer la méthode à grande échelle.

Merci à Christian pour son gazon fraîchement coupé, la technique du mulching nécessite de grosses quantités de débris végétaux, d'où la difficulté d'employer la méthode à grande échelle.

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Avec l'arrivée du Printemps, l'hôtel à insectes est enfin installé.

Publié le par Bruno

Le 8 décembre dernier, je publiai sur le blog: "Bientôt un hôtel à Remaucourt... pour les insectes" (lien ci-dessous)

Pour aider la biodiversité dans le jardin, l'installation de cette "maison" à insectes a pour objectif d'offrir un abri à ces auxiliaires du jardinier: bourdons, osmies, papillons et autres pollinisateurs, coccinelles, chrysopes et autres prédateurs naturels des nuisibles du potager et des arbres fruitiers. En attirant "ces soldats", en leur offrant le gîte et le couvert, c'est disposer d'une armée toujours prête à intervenir pour repousser les nuisibles.

Avec le retour du printemps et surtout de meilleures conditions météo, il est de nouveau possible de sceller solidement au ciment le fameux hôtel pour les insectes, réalisé au sous sol l'hiver dernier.

Les insectes débutent leur reproduction au printemps et dès le mois de Juin, l'abri a des chances d'être colonisé. A l'automne, les insectes recherchent des gîtes pour passer l'hiver à l'abri.

L'installation de l'hôtel: plein sud et à l'abri des vents dominants.

Une aide indispensable de l'ami François, pour le transport du sous sol au jardin et surtout le positionnement de l'abri sur la base en ciment réalisée avant l'hiver. La construction en bois pèse plusieurs dizaines de kilos.

Préparation du béton et installation .

Avec l'arrivée du Printemps, l'hôtel à insectes est enfin installé.
Avec l'arrivée du Printemps, l'hôtel à insectes est enfin installé.

Une vérification au niveau à bulle et l'hôtel à insectes est en place.

Le scellement assuré, installation du foin dans les pots de fleurs.
Le scellement assuré, installation du foin dans les pots de fleurs.
Le scellement assuré, installation du foin dans les pots de fleurs.

Le scellement assuré, installation du foin dans les pots de fleurs.

Ne reste plus qu'à attendre l'arrivée des résidents dans les différentes niches...

Pucerons, aleurodes et autres nuisibles ont du soucis à se faire.

Pucerons, aleurodes et autres nuisibles ont du soucis à se faire.

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Le printemps bientôt de retour, c'est le moment de "récolter" la sève de bouleau.

Publié le par Bruno

Voilà maintenant trois ans qu'au début du printemps, je vous parle des bienfaits de la sève du bouleau. (Lire les différents articles "cure de sève de bouleau") dans la rubrique " recherche" sur la page d'accueil du blog.

La pratique consiste à prélever ce liquide en perforant l'arbre entre l'écorce et l'aubier, soit un trou de 3 cm de profondeur pour 8 mm de diamètre. (Une mèche à bois sur une perceuse sans fil et le tour est joué.) Une petite canule guide le liquide au goutte à goutte jusqu'au récipient qui le recueille. (cf photos)

Le prélèvement de la sève ne nuit pas à la santé de l'arbre, ou tout au moins à la bonne croissance des bourgeons et jeunes pousses lorsque le travail est fait correctement.

Une cure détoxifiante de sève de bouleau.

Au retour du printemps, boire un grand verre (250 ml) de sève de bouleau à jeun, pendant 3 semaines, nettoie l'organisme. La sève est prélevée quotidiennement sur l'arbre.

Les anciens en consommaient tous les ans à la sortie de l'hiver. La tradition s'est perpétuée dans les pays scandinaves et elle opère depuis quelques années un retour en force en France.

La récolte démarre fin février début mars, lorsque la sève commence à monter dans le tronc et les branches. Elle dure entre 15 et 20 jours et s'effectue sur des arbres d'au moins 30 ans. Le tronc est donc percé sur quelques centimètres de profondeur pour y glisser un tuyau raccordé à un réservoir dans lequel s'écoule la sève. Il est préférable de ne réaliser qu'un seul trou par sujet.

Pour limiter la fermentation, le prélèvement doit être quotidien. Le bidon réservoir rempli de sève ne doit jamais séjourner plusieurs jours en plein soleil. La quantité prélevée sur un arbre peut atteindre 4 ou 5 litres par jour lors du pic de montée de sève. Après la récolte, la sève de bouleau peut être conditionnée dans des bouteilles d'eau minérale par exemple et se conserve alors au réfrigérateur entre 0 et 4°C.

Convaincus des bienfaits de la cure, nous en buvons tous les matins au réveil, pendant 3 semaines. Cette sève est translucide comme de l'eau pure, fraîche et agréable en bouche, elle révèle une saveur très légèrement sucrée qui devient plus forte avec la fermentation du liquide au fil du temps. La sève de bouleau est l'une des plus riches de tous les arbres. Les populations du Nord de l'Europe et d'Amérique du Nord en font une consommation régulière depuis des siècles. Il s'agit véritablement d'une pratique empirique ancestrale.

En France, c'est dans les monastères que s'est transmise la tradition de consommer de la sève de bouleau. Les moines de la Trappe des Dombes (dans l'Ain) ont jusqu'à aujourd'hui gardé sereinement cette tradition. Chaque printemps, les moines récoltent la sève de bouleau fraîche pour que les plus anciens retrouvent leurs forces vives et souffrent moins de douleurs articulaires.

Très riche en minéraux et oligo-éléments, la sève de bouleau contient en grande quantité calcium, magnésium, silicium, sodium, phosphore et potassium, en lesquels nous sommes nombreux à présenter des carences de nos jours.

Au printemps, le bouleau produit pendant un mois, 200 litres de sève par jour, c'est donc plus de 6000 litres de sève qui viendront nourrir un seul arbre adulte.

Environ 2 litres de sève récoltés après une heure d'installation du dispositif.

Environ 2 litres de sève récoltés après une heure d'installation du dispositif.

La sève doit être recueillie à l'abri de l'air et de la poussière sur un terrain exempt de pesticides.

La cure terminée, retirer le tuyau de drainage et boucher le trou dans l'écorce du bouleau avec un "mastic" à base d'argile humide mélangée à de la cendre de bois. Très efficace pour obturer de manière étanche le trou percé, la cendre de bois neutralise l'apparition d'éventuelles maladies de l'arbre.

Alors.... A votre santé !
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Désagréments du grand froid.

Publié le par Bruno

L'expression "geler à pierre fendre" se justifie bien ce matin. -10°C sous abri, la malheureuse vasque, vieille de 40 ans n'aura pas résisté...

Désagréments du grand froid.

Publié dans Photos, Côté jardin éco

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Bientôt un hôtel à Remaucourt...pour les insectes !

Publié le par Bruno

Une ouverture au printemps prochain dans le jardin.

Un 3 étoiles pour coccinelles, papillons, abeilles, perce-oreilles, chrysopes, carabes, etc. "auxiliaires" du jardinier. Une fois installés, ils seront d'un grand secours pour démarrer le potager et en pollinisant les arbres fruitiers. "Ce sont les larves de la chrysope encore appelée "Demoiselle aux yeux d'or" qui rendent le plus de services au jardinier, elles sont les prédateurs naturels de plusieurs nuisibles. Leurs proies favorites sont les pucerons, elles ne dédaignent pas pour autant quelques aleurodes, araignées rouges, thrips ou œufs de noctuelles ou de cochenilles si ceux-ci se présentent. La chrysope effectue un "travail de fond", et évite la prolifération des populations d'insectes nuisibles. En comparaison, une larve de chrysopes consomme en moyenne 300 à 400 pucerons durant son développement. Une fois adulte, la chrysope ne se nourrira plus que de nectar et de pollen. La coccinelle, quant à elle, dévore près de 1 700 pucerons durant sa phase larvaire, puis 20 pucerons par jour une fois adulte.

La larve de chrysope garde un avantage, puisqu'elle s'active plus tôt en saison que la coccinelle, elle est un bon prédateur "préventif" pour retarder l'invasion des pucerons avant l'arrivée des coccinelles. La chrysope adulte remplit le rôle de pollinisateur puisqu'elle passe de fleurs en fleurs se régaler de nectar et de pollen". (Sources: magazine plantes et jardins)

Quelques planches à palette plus tard...

L'hôtel est déjà bien avancé.

L'hôtel est déjà bien avancé.

Chaque "chambre" de l'hôtel accueillera une catégorie spécifique d'insectes auxiliaires.

Pour lutter naturellement contre les nuisibles, l' agencement de l'hôtel favorisera l'installation des insectes auxiliaires, quitte à acheter en jardinerie dès le printemps prochain des larves de coccinelles pour accélérer leur installation...

 

Seules les surfaces extérieures de l'hôtel ont été couvertes de vernis bateau pour la protection aux intempéries.

Seules les surfaces extérieures de l'hôtel ont été couvertes de vernis bateau pour la protection aux intempéries.

L'installation de l'abri.

Il reste encore un peu de travail pour finaliser cet hôtel, les chambres du bas à terminer, fixer les pieds pour mettre légèrement hors sol la caisse et enfin sceller sur fondations l'ensemble.

Avec l' arrivée précoce de l'hiver, le scellement au ciment attendra le printemps prochain. Aussi, les meilleures périodes pour installer un hôtel à insectes sont le printemps et l'automne.

Les insectes débutent leur reproduction au printemps et dès le mois de Juin, l'abri a des chances d'être colonisé. A l'automne, les insectes recherchent des gîtes pour passer l'hiver à l'abri.

 

Dans le toit, deux nids pour les mésanges ont été aménagés. Les briques creuses seront remplies de terre glaise avant installation définitive.

Dans le toit, deux nids pour les mésanges ont été aménagés. Les briques creuses seront remplies de terre glaise avant installation définitive.

Une situation idéale dans le massif de lonicéra plicata et de genêts.

A proximité du jardin et des arbres fruitiers, avec une exposition plein Sud, à l'abri des vents dominants et de la pluie, deux plots de ciment sont en attente pour recevoir la maison des insectes. Une découpe dans le talus de verdure sera l'endroit idéal pour l'implantation en Mars prochain.

L'hôtel disparaitra peu à peu dans le talus de verdure.
L'hôtel disparaitra peu à peu dans le talus de verdure.

L'hôtel disparaitra peu à peu dans le talus de verdure.

La vie attire la vie. C'est un peu comme une réaction en chaine. Les premiers insectes, en quête d'hébergement, vont vite repérer les interstices accueillants de l'hôtel. Les premiers arrivants vont produire des déchets, une descendance, de la nourriture qui vont en attirer d'autres et tout un cortège d'espèces va se mettre en place, les unes étant dépendantes des autres. Les mésanges, une fois installées devraient réguler et contribuer ainsi à créer un équilibre.

Pas d’inquiétude, l'hôtel n'attire pas d'insectes piqueurs, les abeilles ne piquent pas spontanément l'homme, sauf s'il les cherche.

Vivement le printemps prochain !

Publié dans Côté jardin éco

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