La canicule s'installe sur notre région cette semaine.
Au jardin, les pommes de terre ne devraient pas trop souffrir du manque d'eau. Une épaisse couche de végétaux disposée sur le plant en avril dernier devrait maintenir une humidité relative.
Quatre routes de pommes de terre le 25 avril dernier .
Le plant a été posé à même le sol, pas besoin de bêche ou plantoir, juste un cordeau pour tracer la route.
Le mulch disposé sur les pommes de terre est composé d'un mélange de fumier de cheval, de BRF, de compost et de nombreux sacs de tonte de gazon.
L'installation des pommes de terre au jardin est tout juste terminée. Même si les routes de tubercules sont maintenant en place depuis quelques semaines, il me restait la "finition" des buttes de protection contre le froid (les Saints de glace ne sont pas encore passés...)
La technique de permaculture expérimentée depuis trois ans me satisfait pleinement. ( voir article blog du 5 août 2018, lien ci-dessous). Une fois encore, le plant de pdt a été disposé à même la terre, recouvert ensuite d'un épais mulching, formé de feuilles mortes du jardin ramassées l'automne dernier, mélangé au BRF et à du fumier de cheval.
La technique est un peu longue et fastidieuse à mettre en œuvre mais dès lors, le travail est terminé jusqu'à la prochaine récolte. Elle me permet aussi de planter un plus grand nombre de tubercules sur une surface de terre plus réduite. Plus besoin de passer un outil entre les routes, plus besoin de désherber, les tontes de gazon étouffent la pousse éventuelle de mauvaises herbes, assurent une chaleur relative lors de gelées matinales de printemps et maintiennent l'humidité du plant en cas de sécheresse.
Plus tard, le terrain ainsi richement amendé accueillera ensuite les poireaux après la récolte des pommes de terre.
Merci à Patricia, Gérard et Christian pour les nombreux sacs de tontes de gazon (non traité). Un gros volume de déchets verts est nécessaire à cette technique de culture.
Les bois raméaux fragmentés, ou BRF, sont pour certains une révolution agronomique. Il s'agit d'apporter directement au sol de jeunes rameaux de feuillus broyés, issus de la taille de haies ou d’élagage. Une technique écologique et économique qui nous vient du Canada, dans les années 70. Le BRF, c’est la richesse de l’humus, cette terre très riche des forêts, dans son jardin, pour ses cultures, son potager. Il est à l'origine d'une importante production d’humus, amélioration très nette de la structure des sols, rendements accrus avec des effets prolongés sur trois ans, importante réduction des besoins en eau, moins de désherbage, de maladies et de ravageurs...
En fait, tout se passe comme si on reproduisait, en les accélérant, les processus en œuvre dans la formation de l’humus forestier. Les bois raméaux, extrémités des branches des arbres de diamètre inférieur à 8 cm, concentrent 80 % de tous les nutriments des arbres. La plupart de ces nutriments sont assez facilement dégradables. L’un d’eux, la lignine, matériau carboné qui assure la rigidité et la durabilité du bois, l’est beaucoup moins. Mais dans les petits rameaux, elle n’a pas encore acquis la stabilité qu’elle acquiert dans les plus grosses branches. Au contact du sol, après broyage des rameaux, cette lignine est rapidement attaquée par une famille de champignons, les basidiomycètes du sol, également appelés "pourriture blanche". Cette déconstruction de la lignine stimule considérablement la vie du sol en provoquant toute une série de transformations et elle produit de grandesquantités d’humus. L’utilisation directe des BRF permet de faire l’économie du processus du compostage, avec une efficacité supérieure puisqu’il n’y a ni montée en température, ni perte d’éléments.
Un broyeur acceptant des branches de 10 cm de diamètre engloutit sans peine les rameaux de feuillus.
Au jardin, la première difficulté consiste à produire ou à se procurer une quantité importante de BRF. La plupart des broyeurs à végétaux de jardin ne peuvent accepter des branches de diamètre supérieur à 4 cm. Et les apports recommandés par les initiateurs de cette technique sont très importants : 3 cm d’épaisseur sur toute la surface cultivée. A moins de posséder un grand jardin boisé ou de très longues haies, l’autoproduction avec un broyeur de jardin ne permettra pas d’apports aussi importants sur toutes les parties cultivées, d’autant qu’il faut exclure les branches de résineux. Plusieurs solutions : - apports limités à quelques cultures (arbres et arbustes fruitiers, tomates, aubergines, rosiers…) selon les quantités produites sur place, - apports alternés un an sur deux ou trois, - apports moins importants (1 ou 2 cm) chaque année,
- ou encore achat de broyat de feuillus auprès d’un élagueur ou du service espaces verts de sa commune (pas facile car ils sont de plus en plus valorisés)
Il est préférable d’épandre les BRF peu après le broyage, à l’automne ou au début du printemps et de les incorporer rapidement à la couche superficielle du sol (5 premiers cm). En effet, le développement des champignons basidiomycètes peut provoquer des problèmes de "faim d’azote" (jaunissement, croissance ralentie) sur des végétaux plantés ou semés juste après l’incorporation des BRF : dans une première phase qui dure au moins un mois, les champignons prélèvent de l’azote dans le sol.
On peut également utiliser les BRF en mulch (couverture du sol) sans incorporation, notamment au pied des arbres et arbustes fruitiers, des rosiers et autres vivaces. Les effets fertilisants seront moins importants, le développement des champignons et la dégradation de la lignine se faisant de manière beaucoup plus progressive ; mais ce mulch assurera une excellente protection contre la sécheresse et réduira le développement des mauvaises herbes.
(Source: www.terrevivante.org)
Brf réalisé en décembre 2018.
Brf réalisé en Mars 2018, de l' humus s'est créé: une matière souple, saine, aérée, riche en carbone organique, qui absorbe et retient l’eau.
Ci dessous, le mulch peut aussi permettre d'accéder par tous temps au composteur "les pieds au propre" .
C'est en automne, quand la majorité des récoltes a été faite au potager, que le sol doit être préparé pour ne pas s'appauvrir durant l'hiver et être suffisamment riche pour accueillir les semis et plantations du printemps prochain.
Poireaux et salades passeront l'hiver dans le jardin. Des variétés qui ne craignent pas le gel ou la neige pourvu que les températures négatives ne le soient pas trop quand même...
Contrairement aux habitudes des jardiniers de travailler leur sol début Avril, il est préférable de le préparer en automne, pour le protéger durant l'hiver et l'enrichir pour le printemps. De même, le travail du sol doit rester superficiel, en effet il est reconnu que le travail de la terre en profondeur, détruit une partie de la vie du sol, ces micro-organismes sont indispensables à son équilibre, à sa structure et sont témoins de sa bonne santé.
Je termine un bêchage grossier, sans casser les mottes de terre, le gel s'en chargera durant l'hiver, ameublissant en profondeur la terre.
Bien sur certains jardiniers préconisent depuis quelques années de ne plus bêcher ou labourer les terres sous prétexte de déstructurer les sols... peut-être ont-ils raison ? J'ai essayé deux années de suite, je dois dire que le travail de la terre à la bonne saison en a été beaucoup plus difficile. La terre du jardin est une terre lourde, argileuse, bien difficile à travailler si l'hiver n'a pas fait son office sur les mottes retournées grossièrement. Chacun aura un avis selon la nature de son terrain.
Il me reste encore à épandre une bonne couche de "compost maison" sur le labour, (mélange de BRF réalisé l'hiver dernier, de fumier de cheval bien décomposé, et du contenu "du composteur".
Au printemps, un simple coup de griffe suffira à ameublir le sol pour les semis et plantations.
La présence de nombreux vers de terre lors du bêchage est un bon indicateur de qualité du terrain.
Un peu partout, il est des jardiniers très prolifiques et bienheureux qui, chaque année, se retrouvent pour disputer les concours des plus gros fruits et légumes. Notre ami François le jardinier de la rue des prés est souvent "hors compétition" si j'ose dire.
Voici deux magnifiques spécimens de carottes (variété longue lisse de Meaux) arrachées ces jours derniers dans son jardin. D'un poids respectable pour la première (958 gr), la seconde pèse 1309 gr ! de quoi nourrir une famille nombreuse.
Bravo François.
Une terre riche, des arrosages réguliers pendant les deux mois de canicule, le résultat est là.
La plus grosse carotte du monde : Guiness book
Le record est détenu depuis 2014 par le très prolifique Pete Glazebrook, jardinier exclusif de légumes géants. Elle pèse 9,1 kg !
Cette carotte détient depuis 2014 le record absolu de la plus grosse.