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Les cendres de bois " l'or " du jardinier.

Publié le par Bruno

Les cendres de bois " l'or " du jardinier.

Les cendres récupérées dans la cheminée peuvent être utilisées pour le jardin, utilisées à bon escient, elles n'ont que des qualités. Cette manière de recycler les cendres de bois fait partie intégrante du jardinage naturel et biologique.

Toutes les cendres de bois ne sont pas utilisables du fait qu'elles vont être apportées au jardin. Elles ne doivent donc pas contenir de matières toxiques et nocives. Le bois doit être naturel, non traité, non peint et non vernis. Les cendres ne doivent pas être issues de bois composite, de contreplaqué… A noter d'ailleurs que ces bois ne doivent pas être brûlés car ils contiennent des colles et des résines chimiques, qui donnent des émanations toxiques. Il en est de même pour les matières plastiques.
Tous les résidus de tailles, les feuilles mortes, les tontes de gazon, les herbes fauchées… donnent de bonnes cendres pour le jardin. Les cendres de bois fournissent un excellent engrais puisqu'elles sont riches en sels minéraux et principalement en calcium, en magnésium, en phosphore, en potasse et en silice. De ce fait elles apportent des nutriments aux végétaux.
Elles présentent l'avantage de ne pas provoquer de surdosage car elles sont assimilées progressivement et lentement. Par leur richesse en sels minéraux, elles donnent un bon amendement pour la terre. Les cendres de bois donnent un excellent engrais bio.

Les cendres de bois ont des effets répulsifs contre bon nombre d'insectes parasites du jardin.
Elles sont principalement efficaces sur les altises, les pucerons. Elles empêchent la progression des gastéropodes comme les escargots et les limaces. Attention cependant la cendre n'est efficace que lorsqu'elle est sèche. Une fois qu'elle est mouillée, il faut recommencer l'opération. Elle a des propriétés antibactériennes qui permettent de conserver les bulbes fragiles comme les lis. Aérant la terre, elle lutte contre les pourritures. Elles sont particulièrement bien appréciées par les légumes-feuilles, mais également les tomates et les pommes de terre. Au pied des arbres, des arbustes et des haies, elles servent d'engrais et aident à restructurer le sol. Les arbustes et arbres fruitiers apprécient bien les cendres de bois qui, grâce à leur richesse en potasse, favorisent la venue et la croissance des fruits. La potasse aidant également à la floraison, les cendres peuvent être mises dans les plantes à massif. Attention cependant, il faut éviter de mettre des cendres au pied des plantes de terre de bruyère, comme les camélias, les rhododendrons ou encore les hortensias.
En effet la teneur importante en calcium modifie le PH du sol. Le rendant plus alcalin, il sera néfaste aux plantes de terre de bruyère qui auront tendance à être atteints de chlorose entre autres.

Attention, il ne faut pas abuser des cendres de bois. La dose doit être entre 70 et 100 grammes par mètre carré et par an. L'exception est pour les arbres et arbustes qui en tolèrent plus.

Ne pas en mettre dans les terres calcaires. Au pied des arbres fruitiers, des arbres et arbustes à fleurs, il suffit d'en épandre sous la couronne. Un apport d'environ 150 grammes par an, au printemps est suffisant. Dans les massifs, en mettre un peu sur la terre et la faire pénétrer en griffant légèrement. Elles ne doivent pas être enfouies profondément mais superficiellement. Pour profiter des effets répulsifs sur les nuisibles, il suffit d'en saupoudrer les feuilles des végétaux attaqués par les altises, les pucerons et les sitones. Autour des plantes de prédilection des limaces (fraisiers, choux, salades, fleurs …), installer un cordon de cendres afin de les empêcher de passer. Penser à bien le renouveler après la pluie et faire attention lors des arrosages. Les cendres de bois permettent de repousser les indésirables qui grimpent dans les troncs des arbres fruitiers, principalement pour hiverner.

Un peu de cendres de bois dans le fond des sillons, au moment des semis, limitent les risques de pourriture grise principalement. Les cendres permettent aussi de bien conserver les bulbes, que l'on déterre et entrepose à la mauvaise saison. Dans une caissette, mettre une couche d'environ deux centimètres de cendres. Poser ensuite les bulbes dessus, sans qu'ils se touchent entre eux. Recouvrir d'une nouvelle couche de cendres. Il est possible dans des grandes caissettes d'alterner plusieurs couches cendres/bulbes. Je procède de la même façon avec les dahlias lors de l'hivernage des tubercules au sous sol.

Les cendres de bois " l'or " du jardinier.

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La limace, véritable fléau au jardin.

Publié le par Bruno

La limace, véritable fléau au jardin.

Deux jours de pluie, il n'en faut pas plus pour voir réapparaître ces sales bestioles gluantes dans le jardin, en l’occurrence dans le pied d'iris. Elles s'en prennent aux semis et aux jeunes plants, les limaces sont de redoutables prédateurs. Omnivores, elles s'attaquent aux plantes comme aux débris végétaux.

La limace, véritable fléau au jardin.

Les limaces attaquent dès les premiers beaux jours, du printemps à l'automne, avec une préférence pour les atmosphères humides et la pluie. Le temps humide est propice à leur reproduction et elle ont peu de prédateurs naturels favorisant ainsi leur multiplication.

Toutes les plantes sont vulnérables, du potager au jardin d'ornement. Les organes touchés sont les feuilles, les bulbes, jeunes pousses, les tiges. Le feuillage est troué et dévoré; affaiblissant ainsi la plante.

Les hérissons, les musaraignes, les orvets sont des auxiliaires efficaces du jardinier pour lutter contre ces bestioles nuisibles.

Reste les traitements naturels avec la création de bandes de cendres de bois autour des plantes (inconvénient, à renouveler après chaque pluie...) ou encore le marc de café qui maintiennent à distance les limaces, sans les détruire.

L' installation de pièges remplis de bière, méthode qui semble controversée par certains jardiniers (la bière serait susceptible d'attirer toutes les limaces du "quartier") reste un moyen naturel efficace pour lutter contre ces nuisibles.

Enfin, de la maïzena dans un pot à confiture semble être tout aussi efficace. La maïzena ne coûte pas très cher, mais elle permet d’attirer de nombreuses limaces. Mettez une à deux c.à soupe de maïzena dans un bocal et posez-le sur le côté. Gardez la maïzena sèche et elle tuera les limaces en gonflant dans leur estomac. Je vais expérimenter...

La limace, véritable fléau au jardin.

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Une journée bien remplie...

Publié le par Bruno

Une journée bien remplie...

Avec le retour du printemps, les travaux à l' extérieur ont repris. Le jardin est prêt à accueillir les semis, (oignons, échalotes, pommes de terre sont déjà plantés).

Ce matin, profitant d'un superbe soleil, devait débuter la journée " Bûcherons de l'Extrême". Le sapin devait subir un étêtage sérieux, raccourci de 5 mètres puis retaillé sur les côtés pour lui rendre un aspect conique.

Harnaché d'un baudrier avec sa corde de rappel, l'élagage pouvait commencer en toute sécurité sous l’œil attentif de Marie...

Une journée bien remplie...
Une journée bien remplie...
Une journée bien remplie...

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Connaissez-vous la pomate?

Publié le par Bruno

Connaissez-vous la pomate?

Amateur de jardin, je viens de découvrir un "nouveau" légume, la pomate. Ce nouveau légume élaboré par un horticulteur breton passionné de greffes, Michel Loaec, a réalisé la greffe d'un plant de tomate sur un plant de pomme de terre... Le jardin étant trop petit, voilà une idée intéressante, gain de place pour deux légumes récoltés...

La tomate et la pomme de terre sont deux plantes de la même famille, les Solanacées, qui toutes deux produisent des fruits, des baies de différentes grosseurs suivant les espèces ou variétés: la tomate, solanum lycopersicum, la pomme de terre, solanum tuberosum.

Techniques de Michel Loaec pour le greffage :

Prenez une belle pomme de terre germée, peu importe la variété. Si vous plantez en serre, choisissez une variété primeur que vous connaissez bien.

Enlevez tous les germes sauf un. Gardez le plus beau germe parmi les plus gros.

Prélevez un gourmand sur un plant de tomate, d'une longueur d'environ 10cm Peu importe la variété, mais, je vous conseille de choisir plutôt un plant de tomate cerise. Pourquoi ? Parce ce qu'elle donne des petits fruits. Il faut se rappeler que la pomme de terre produit des petites baies. Donc, les fruits de la "pomate" auront moins de difficulté à mûrir.

Pratiquez une greffe à l'anglaise. Pour ce faire, coupez de biais la base du gourmand de tomate et de biais la partie haute du germe de pomme de terre. Utilisez un bon greffoir bien tranchant. Faites coïncider les deux parties en les maintenant par une petite pince spéciale de greffage. Si vous n'avez pas de pince, utilisez un morceau de scotch déchirable. Procéder délicatement, les deux parties étant molles, il ne faut pas les écraser entre les doigts. Plantez maintenant cette nouvelle plante comme vous plantez des pommes de terre mais, attention, n'enterrez pas le point de greffe pour l'instant. Le point de greffe doit d'abord sécher en formant un cal.

Au bout de quinze jours environ, quand le cal sera bien formé, vous buterez la pomate en ramenant la terre tout autour de façon à ce que le point de greffe soit enterré d'au moins 1 à 2cm.

La culture :

Vous traiterez la pomate préventivement à la bouillie bordelaise. Au fur et à mesure de la croissance, vous buterez à nouveau. Vous supprimerez les gourmands sur la partie aérienne.

La récolte :

Les pommes de terre seront mûres avant les tomates. En septembre, vous dégagez la terre délicatement pour récolter vos pommes de terre.

Comme vous avez correctement buté la pomate, la tomate a développé son propre système racinaire et peut donc continuer à vivre et à alimenter les fruits. Ce que vous n'aurez pas, ce sont les fanes de pommes de terre. Voici un livre de chevet fort intéressant, ouvrage de 1946, toujours d'actualité:

L'art de greffer

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58214287/f20.image.r=Russie.langENhttp://

Connaissez-vous la pomate?
Connaissez-vous la pomate?

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Première offensive de l'hiver, bonne froidure pour le jardin.

Publié le par Bruno

Première offensive de l'hiver, bonne froidure pour le jardin.

Voilà enfin le retour du froid, au jardin tout est prêt, les légumes sont stockés en silo ou rentrés au congélateur, le terrain est bêché à grosses mottes (le gel se chargera de les émietter). Les fruitiers sont taillés, les feuilles mortes ramassées, reste plus qu'à attendre la neige...qui était annoncée.

Cette neige qui a une action fertilisante en apportant l’azote de l’air qu’elle fixe dans le sol. La neige a une action désinfectante du sol. En fondant elle maintient une température basse dans le sol empêchant ainsi le développement des micro-organismes tel les champignons. Lorsque la neige tombe en abondance, vous pouvez l’utiliser pour retarder le départ en végétation des pêchers, cerisiers… Vous pouvez accumuler la neige autour de leur pied. En refroidissant les racines, on retarde la montée de sève. La floraison sera repoussée après les gelées tardives de printemps.

Première offensive de l'hiver, bonne froidure pour le jardin.

Tous les jardiniers craignent le gel. Il a pourtant des avantages non négligeables. Comme mentionné ci dessus, le gel " travaille" les grosses mottes du labour d’automne et les fait éclater permettant une préparation du sol. Il détruit les champignons et limite les parasites. Il permet la portance du sol permettant de travailler les pieds au sec (taille, nettoyage) sans abîmer la structure du sol gorgé d’eau. Il provoque la maturité de certains légumes (mâches). Les gelées à redouter sont celles qui surviennent alors que la végétation vient de démarrer. Elles provoquent des dégâts importants lors de l’éclosion des bourgeons, sur les jeunes pousses, et sur les fleurs.

En définitive, le froid est bien utile au jardin. Principalement pour la préparation du sol, le scénario idéal est le suivant : labour grossier d’automne (sol argileux et lourd) pris par le gel, fumier (bien décomposé) épandu ou incorporé au sol, neige venant recouvrir le tout, attendre et retourner le tout par un griffage ou un fraisage léger de printemps. Cependant attention, il ne faut pas enterrer les flocons de neige ou une pellicule de gelée blanche sinon on "enterre" aussi le froid. Cela aurait pour conséquence de retarder le réchauffement du sol à l’arrivée du printemps.

Reste plus qu'à attendre le retour des beaux jours !

Première offensive de l'hiver, bonne froidure pour le jardin.

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