Le frelon asiatique n’a qu’à bien se tenir. C'est tolérance zéro pour la sale bestiole, je traque, je piège et j'élimine.
Pas moins de 10 pièges sélectifs, installés dans les fruitiers, pièges que je viens une fois encore, de renouveler avec succès.
Toujours les mêmes appâts préparés dans mes bouteilles, pas question de changer la recette qui fait des merveilles au fil des semaines. Le mélange bière, sirop et vin blanc est à la fois économique et efficace.(100 ml de bière ordinaire, 100 ml de sirop de grenadine ou cassis et 100 ml de vin blanc basique, le litre revient à quelques centimes en cubi).
Depuis son arrivée accidentelle en France en 2004, le frelon asiatique (Vespa velutina) s’est imposé comme un prédateur redoutable pour les abeilles domestiques, perturbant l’équilibre écologique et menaçant la filière apicole. Malgré les alertes répétées des apiculteurs et des scientifiques, la réponse publique semble avoir longtemps manqué de coordination et de moyens. Ce n’est qu’en mars 2025 qu’une loi nationale de lutte a été promulguée.
Elle prévoit un plan national décliné en plans départementaux, une indemnisation des apiculteurs touchés ainsi que des actions coordonnées de surveillance, de piégeage et de destruction des nids. (sources legifrance et science et vie)
La surveillance citoyenne : un rempart face au frelon asiatique.
Face à la vitesse de prolifération du frelon asiatique, les collectivités ne peuvent agir seules. La mobilisation des citoyens devient indispensable pour détecter rapidement les nids, éviter les incidents, et appuyer les campagnes de destruction.
Des applications mobiles comme "Frelon Tracker" permettent aux particuliers de signaler des nids suspects, facilitant l'intervention des professionnels.
Jardiniers, randonneurs etc peuvent jouer un rôle clé dans la veille territoriale, grace à leur contact régulier dans la nature.
A la maison, on prend les choses en main.
Avec les enfants, nous avons installés pas moins d'une dizaine de pièges à frelons dans les arbres fruitiers.
C’est très efficace, je dois les renouveler tous les 10 jours environ. (Pièges préparés avec 100 ml de bière, 100 ml de sirop de cassis ou grenadine et 100 ml de vin blanc pour éloigner les abeilles)
“Un frelon repéré, c’est un nid évité. Ouvrez l’œil cet automne !” (nid détruit chemin du Tilloy, automne 2023)
Contre le frelon, chaque piège compte, à la chute des feuilles, les nids de frelons asiatiques deviennent bien plus faciles à repérer, accrochés aux branches comme de gros cocons suspendus. Signalez-les avant qu’ils ne deviennent un danger l’année suivante.
Jardinier dans l’âme, je cultive depuis des années le même amour pour la terre que mon père et mes grands-pères avant moi. Entre les souvenirs d’enfance passés à observer leurs gestes patients et les saisons qui passent, j’ai trouvé dans mon potager un havre de persévérance et d’humilité. Pourtant, ces dernières années, les défis se sont multipliés : météo capricieuse, ravageurs plus nombreux (lapins de garenne, pigeons ramiers, mulots ...) Il faut s’adapter, réapprendre, expérimenter. Mais cette année, "la coupe est pleine" ma volonté d'agir de manière écoresponsable, et cette promesse du bio qui semblait idéale ... jusqu'à ce qu'une invasion de pucerons débarquent sur les légumes et arbres fruitiers.
J'ai tout essayé. Produits maison, purin d'orties, huiles essentielles, savon noir etc, enfin je me suis tourné vers les produits phyto bio du commerce achetés en jardinerie ou aux rayons spécialisés de grandes surfaces.
Résultats ? une addition salée et des pucerons toujours fringants.
Cela pose le problème de l'efficacité réelle de ces solutions...
"Quand le bio fait pschitt: chronique d'un jardin envahi"
Ces produits "verts" vendus en grandes surfaces ou jardineries sont souvent bardés de labels rassurants, sans danger pour les abeilles, sans résidus chimiques, respectueux de l'environnement. Très bien sur le papier, mais dans la réalité, les formulations sont souvent si diluées ou générales qu'elles en deviennent quasi décoratives.
Les tomates étaient pourtant bien parties !
Un ami agriculteur m’a lancé un jour : “Pour soigner une infection, il te faut des antibiotiques, pas de la tisane. Il en va de même pour tes légumes.”
Cette phrase m’est restée. Elle bouscule mes habitudes, mes idéaux en matière de jardinage. Moi qui ai toujours voulu cultiver mon potager au plus proche du vivant, respecter les cycles, écouter la terre… je me vois contraint à trouver un équilibre entre soin naturel et efficacité. Est-ce renier ce que m’ont transmis père et grands-pères ? Ou simplement faire face à une réalité nouvelle, plus rude ?
Il y a dans chaque décision que je prends au jardin une lutte silencieuse entre deux visions.
D’un côté, le soin naturel, inspiré des anciens, de la lune et des orties en macération, une approche lente, respectueuse, faite d’observation et de patience.
De l’autre, la tentation de l’efficacité moderne : les traitements ciblés, les engrais dosés, les solutions "testées et approuvées". Je voudrais croire que l’on peut encore cultiver sans brutalité, que la nature se suffit à elle-même si on lui laisse le temps. Mais quand les limaces dévorent en une nuit ce que j’ai mis des semaines à faire pousser, que reste-t-il de cette foi douce et obstinée ?
Est-ce trahir mes principes que de chercher à sauver ma récolte ?
Ce matin, Christian, un ami jardinier Saint-Quentinois me disait au téléphone, "qu'il jetait l'éponge" l'année prochaine. Trop d'aléas climatiques, graines plants et semis sont aujourd'hui vendus à des prix prohibitifs, plus de solution phytosanitaire efficace en cas d'invasion ou maladie, il faut vraiment la foi pour continuer de cultiver son lopin de terre.
Fraîchement installés "en pleine terre" dans le potager, la veille des saints de glace (11, 12, 13 mai), période durant laquelle il était jadis conseillé de ne pas commencer trop tôt son jardin en raison du froid possible de la mi-mai, mes pieds de tomates semblent bien démarrer avec déjà quelques fleurs que les abeilles voisines viennent butiner.
Parmi les petits gestes qui contribuent à une meilleure gestion de l'eau à la maison, l'arrosage goutte à goutte est une solution intéressante pour économiser l'eau de la citerne et éviter les corvées d'arrosage. Je n'aime pas arroser le jardin pour diverses raisons même si j'ai la chance d'avoir une adorable petite jardinière qui n'hésite jamais à me donner un coup de main.
Gaspillage de l'eau, si les légumes profitent de l'arrosage, les adventices aussi, elles auraient même tendance à pousser plus vite que les légumes... C’est pourquoi se libérer de certaines de ces tâches est loin d’être du superflu.
L'arrosage goutte à goutte sans pression permet d'assurer une micro-irrigation par gravité. En revanche, ce système nécessite de disposer d'un récupérateur d'eau de pluie.
Simple à installer, cette solution apporte la juste quantité d'eau indispensable en ces temps de manque de pluie chronique depuis plusieurs mois.
L'arrosage goutte-à-goutte est une méthode d'irrigation très efficace. Il permet d'apporter de l'eau directement aux racines des plantes, en utilisant ici pour mes pieds de tomates, de simples bidons vides de 5 litres d'eau déminéralisée.
Un trocart de taille respectable, pour percer la base du bidon, assure ensuite un arrosage au goutte à goutte au pied même du plant.
Me reste plus qu'à installer une dizaine de bidons d'eau de pluie, quant aux bouteilles d'eau installées, elles me serviront à passer une dilution de purin d'ortie "fait maison", engrais naturel pour fortifier les tomates....
En résumé, les avantages de cette pratique sont nombreux. J'économise l'eau de la citerne, l'arrosage est précis et contrôlé, plus de gaspillage sur des zones non nécessaires.
Une humidité constante au niveau des racines qui favorise la croissance et la santé des plantes. Enfin, cela peut également réduire les problèmes de maladies liées à l'eau, car les feuilles ne sont pas mouillées, ce qui empêche les maladies cryptogamiques d'apparaître et de se propager.