Quand l’heure recule, Pixelle retrouve la chaleur du foyer.
À l’heure où le jour recule, Pixelle retrouve la douceur du foyer. L’heure d’hiver n’arrivera que le week‑end prochain, mais elle n’a pas attendu ce changement pour venir s'installer devant le feu qui crépite, paisible gardienne de nos longues soirées.
Ce matin, j'ai rentré mes potirons au bon moment, presque comme si la météo s’était accordée à la récolte. La pluie enfin annoncée pour l'après midi tombe maintenant sur un jardin déjà délesté de ses fruits, et c’est une chance, car elle aurait pu compliquer la récolte en humidifiant les pédoncules ou en favorisant la macération sur une terre détrempée.
Mes potirons, eux, sont à l’abri, bien au sec, protégés de cette humidité soudaine qui n’aurait rien apporté de bon. Leur peau était déjà dure, leur couleur bien affirmée, et le pédoncule commençait à bien se sécher, autant de signes que la maturité était atteinte. En les mettant à l’intérieur avant la pluie, je préserve leur qualité et assure une excellente conservation pour les semaines et les mois à venir. C’est une récolte impeccable, menée avec justesse et au bon moment, comme un geste de saison parfaitement accordé au rythme du jardin.
La récolte potiron marque souvent le point d’orgue du potager d’automne. Attendre le bon moment garantit à la fois saveur et longue conservation.
Pédoncules dur et sec: un signe clair que le légume est prêt à être récolté.
Un hommage à toutes les vies qui nous accompagnent.
Chaque 4 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale des animaux, l’une des plus anciennes journées internationales dédiées à la protection du vivant non humain. Derrière cette date se cache un message simple, universel et profondément humain : améliorer le statut des animaux et promouvoir leur bien‑être, qu’ils soient domestiques, sauvages ou d’élevage.
Si le 4 octobre a été choisi, ce n’est pas un hasard. Il correspond à la fête de saint François d’Assise, figure emblématique du respect du vivant, souvent considéré comme le patron des animaux et de l’écologie. Son héritage spirituel continue d’inspirer celles et ceux qui défendent une relation plus juste entre l’humain et l’animal.
La journée a été officiellement instaurée en 1931, lors d’un congrès international pour la protection animale à Florence. L’idée vient d’Heinrich Zimmermann, journaliste et ardent défenseur des animaux, qui avait déjà organisé une première célébration en 1925 à Berlin. Son initiative visait à sensibiliser le public aux réalités souvent invisibles de la condition animale, (maltraitance, abandon, expérimentation, manque de politiques publiques adaptées... (sources santé vet, le mag des animaux, Wikipédia).
Chiens et chats sont aujourd’hui considérés par de nombreux ménages comme de véritables membres de la famille. Une évolution qui se traduit aussi dans la manière dont leurs propriétaires prennent soin d’eux, notamment lorsqu’il est question de santé.
Un geste, une pensée, une caresse, chaque petite attention est une manière de dire, vous comptez pour nous. Nous vous respectons. Nous vous aimons.
2026, été caniculaire. Chaque soir, lorsque la chaleur retombe enfin, Pixelle s’élance : elle connaît le chemin…
Elle s'éloigne peu à peu d'un pas souple, oreilles en alerte, museau curieux. Le chemin monte légèrement, bordé d'herbes hautes et de haies où se cachent mille histoires. Là-haut, dans la pénombre, elle trouve son coin préféré pour faire ses besoins, loin des regards.
Et toujours elle revient, fidèle à son point de départ, à sa maison, à sa famille. La silhouette sombre réapparaît au bout du chemin, la queue qui remue, les grandes oreilles au vent, fière de sa petite aventure nocturne.
Pour ceux qui la croiseraient tard le soir, pas d’inquiétude. Pixelle est un dobermann, oui, mais avec un cœur immense, une excitation fougueuse, toujours prête à jouer et à bondir de joie, une énergie qui pétille, toujours partante pour un jeu improvisé puis elle reprendra son chemin, contente de son escapade en solitaire.
Un coin du Jura où le territoire raconte l'aventure douce des montagnes, entre piste , sentiers et panoramas qui changent avec la lumière.
Métabief
Le village de Saint Antoine et son clocher
Au cœur des Montagnes du Jura, la petite station de Métabief et le village voisin de Saint-Antoine composent un duo attachant, où les paysages, les traditions fromagères et la vie rurale dessinent un tableau authentique. Cet été encore, malgré une herbe moins généreuse qu’autrefois, la région a offert un visage lumineux, fait de prairies d’altitude, de vaches montbéliardes placides et de randonnées sous un ciel clément.
Pixelle s'en donne à coeur joie, sans perturber la quiètude des troupeaux.
À Saint-Antoine, la fruitière à Comté occupe une place centrale dans la vie du village. Installée dans le bâtiment communal de la mairie, elle propose une palette de fromages qui résume à elle seule l’âme du Jura:
Comté jeune, fruité, vieux ou réserve, affinés ensuite dans les caves du Fort Saint-Antoine, véritable "cathédrale du Comté" où vieillissent près de 100 000 meules
Morbier, avec sa célèbre ligne de cendre
Bleu de Gex, Mont d'Or en saison et une multitude de spécialités locales.
Elles ont cette allure tranquille, presque fière, qui raconte à elles seules l’histoire des paysages où elles vivent. Leur robe blanche et acajou accroche la lumière comme un motif vivant, et chaque cliché devient une manière de célébrer ce patrimoine rural qui fait la force et la douceur du Jura.
Dans ces fruitières, le lait provient exclusivement de vaches Montbéliardes, seules autorisées pour l’AOP Comté. Elles paissent habituellement dans les pré-bois, ces prairies typiques du Haut-Doubs où alternent clairières et bosquets. Mais cette année, comme ailleurs en France, les canicules successives ont marqué les paysages : herbe jaunie, pâturages fatigués, et des troupeaux déjà nourris au foin récolté au printemps, faute d’herbe fraîche suffisante.
Photographier les Montbéliardes, c’est saisir un fragment de la vie locale, un instant de calme au milieu des prés, une beauté simple mais authentique. C’est aussi rendre hommage à tout un savoir‑faire agricole, à une tradition qui perdure et qui façonne l’identité de la région.
Le Jura garde pourtant une beauté intacte. Autour de Métabief, les collines verdoyantes, les forêts profondes et les crêtes du Mont d’Or composent un décor saisissant. Les vaches, silhouettes familières du paysage, rappellent que ce territoire vit au rythme du lait, des saisons et des savoir-faire des paysans transmis depuis des générations. Les cloches accrochées au cou des vaches constituent un repère sonore ancestral, indispensable aux éleveurs pour localiser leurs troupeaux dans les pâturages étendus, souvent brumeux ou escarpés. Ce "GPS pastoral" permet de retrouver une bête égarée, de suivre la meneuse du troupeau et, selon certaines croyances, d’éloigner les prédateurs tels que loups ou ours. Ces sonnailles sont un symbole culturel fort,transmis depuis des générations, elles incarnent l'identité sonore des montagnes.
Les prairies, même moins grasses qu’espéré, restent un écrin pour ces animaux robustes. Leur lait, riche et parfumé, donne naissance aux fromages qui font la réputation mondiale du massif. Les caves d’affinage du Fort Saint Antoine, perchées à 1 100 mètres, offrent des conditions idéales : fraîcheur constante, hygrométrie élevée, microclimat naturel façonné par l’architecture militaire du XIXᵉ siècle .
Métabief, connue pour son domaine skiable, se transforme l’été en terrain de jeu pour les randonneurs et vététistes. Les sentiers serpentent entre pâturages, forêts et panoramas qui dévoilent, au loin, la ligne des Alpes.
Autour de Métabief.
Avec Pixelle, les balades ont pris un vrai goût de liberté, portées par des températures enfin supportables loin des fournaises de la plaine, des nuits fraîches typiques des altitudes du Haut-Doubs et un soleil généreux, sans excès, qui permettait de savourer pleinement la beauté des paysages.
Les itinéraires autour du Mont d’Or, du lac Saint-Point ou du Fort Saint-Antoine offrent une diversité rare : points de vue spectaculaires, passages en pré-bois, rencontres avec les troupeaux, et ce parfum de foin sec qui flotte dans l’air en fin d’été.
Lac de Saint-Point et la chapelle Saint Théodule.
La version rural de l'airbag naturel...
Ici, les routes de campagne sont bordées de champs, de ballots, de bottes rondes… et ça donne cette impression que la nature elle‑même te dit " t’inquiète, je te rattrape". 😀
Ça amortit vraiment bien, tant que tu ne tombes pas sur la partie ficelée, ça pique un peu, le foin, ça gratte mais tu ressors parfumé au foin du Jura....