"22 m³ de bois, une saison de force et de sueur"
Chronique d’un automne productif : 22 m³ de bois, rangés au cordeau... et quelques courbatures. Pixelle valide le job ! Vidéo HD
Remaucourt en Picardie , mon village !
Chronique d’un automne productif : 22 m³ de bois, rangés au cordeau... et quelques courbatures. Pixelle valide le job ! Vidéo HD
Je ne cours pas après les classements, mais celui-ci m’a fait sourire : mon blog est arrivé 1er sur 257 dans la catégorie photographie. Une surprise, et surtout un petit bonheur discret.
Ce n’est pas tant la place qui compte, mais ce qu’elle reflète : un regard partagé, une sensibilité qui trouve écho chez les lecteurs assidus du blog, des instants de vie auprès de nos petits enfants, de notre chien adoré, des fameuses recettes de Marie etc.
Ce blog, je l’ai toujours pensé comme un lieu d’échange, de sincérité, de petits bouts de réel posés là, sans prétention.
Alors merci à vous. Pour vos lectures, vos partages, vos silences bienveillants. Ce classement, c’est aussi le vôtre. Il me donne envie de continuer à raconter, à photographier, à chercher cette justesse qui touche sans bruit.
À bientôt pour de nouvelles scènes, entre brume automnale, bois et lumière... et toujours un peu de tendresse au détour d'un cliché.
Rien de tel pour se reconnecter à la nature et savourer les petits frissons de l’air frais (6°C ce matin !) qu'une rando ou une séance de bûcheronnage...
Ce matin, je laisse épaules et bras se reposer, on verra la semaine prochaine pour faire tourner les tronçonneuses.
Direction le Tilloy.
Pixelle trottine toujours devant, le museau en alerte et les oreilles dansantes.
Au loin, on entend des coups de fusil, la saison de la chasse a repris, pas question de la laisser s’aventurer trop loin de nous.
Sous le soleil d'automne, la cime des arbres s'embrase, marcher sous cette voûte, c’est comme traverser un tableau vivant. C'est beau, pas spectaculaire, juste vrai, un petit moment de bonheur à deux, accompagnés de notre fidèle Pixelle.
A gauche de notre chemin se dresse la majestueuse basilique, tandis qu'à droite, dissimulé dans une oasis de verdure, jaillit le sommet de notre clocher qui brille dans une belle lumière matinale.
Le bonheur de courir sans laisse !
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Ah, le métier de grumier… c’est pas juste conduire un gros camion, c’est dompter la forêt avec des tonnes de bois à l’arrière et une grue au bout des doigts !
Ce matin, en plein cœur de mon chantier, occupé à débiter quelques billes de bois, le ronronnement familier d’un moteur lourd m’interpelle.
Je lève les yeux : un superbe grumier s’avance lentement dans la prairie en bordure de Somme, son imposant attelage ondulant dans les nombreuses ornières. Il vient chercher deux troncs de hêtre énormes, bien droits, bien propres, prêts à partir vers leur prochaine vie, peut-être une charpente, un parquet, ou un meuble d’artisan.
Quand on parle de métiers costauds, celui de chauffeur grumier mérite une place de choix. Ce professionnel transporte des grumes, ces troncs d’arbres fraîchement abattus depuis les pistes forestières jusqu’aux scieries ou entreprises de transformation. Et ce n’est pas une mince affaire.
Le grumier travaille souvent seul, dans des conditions parfois rudes, avec une vigilance constante sur la route et en forêt. Il est un vrai pilier du monde forestier.
C'est alors pour moi, le moment de faire une pause. Je reste là, un instant, à observer ce ballet mécanique. Il y a quelque chose de fascinant dans cette rencontre entre la nature et la puissance de ces engins.
Le chauffeur descend du camion pour s'installer aux commandes de la grue et en quelques manœuvres, le grappin saisit déjà le premier tronc pour le déposer en douceur sur la remorque.
La seconde grume, trop lourde pour la pince, sera débitée en deux, pour faciliter son transport.
Le grumier repart, les troncs bien arrimés, soulevant derrière lui un nuage de poussière. Il reste encore quelques troncs à charger au bord de la route.
Bel attelage !
C'est le moment de se remettre au travail...
A suivre, un petit montage vidéo pour les amateurs de beaux engins mécaniques... 😉
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Ne vous fiez pas à son allure élégante et musclée : Pixelle est un cœur sur pattes. Derrière ses yeux sombres et profonds se cache une âme douce, sensible et incroyablement affectueuse.
Pixelle adore s’installer tout contre moi, posant sa tête avec délicatesse sur mon genou, comme pour dire “je suis là, et je t’aime”. Elle a ce regard qui comprend tout, cette présence qui apaise, et cette façon unique de nous suivre partout, comme une ombre fidèle au grand cœur.