Rien de tel pour se reconnecter à la nature et savourer les petits frissons de l’air frais (6°C ce matin !) qu'une rando ou une séance de bûcheronnage...
Ce matin, je laisse épaules et bras se reposer, on verra la semaine prochaine pour faire tourner les tronçonneuses.
Direction le Tilloy.
Pixelle trottine toujours devant, le museau en alerte et les oreilles dansantes.
Au loin, on entend des coups de fusil, la saison de la chasse a repris, pas question de la laisser s’aventurer trop loin de nous.
Sous le soleil d'automne, la cime des arbres s'embrase, marcher sous cette voûte, c’est comme traverser un tableau vivant. C'est beau, pas spectaculaire, juste vrai, un petit moment de bonheur à deux, accompagnés de notre fidèle Pixelle.
Les arbres se parent de leurs couleurs automnales.
A gauche de notre chemin se dresse la majestueuse basilique, tandis qu'à droite, dissimulé dans une oasis de verdure, jaillit le sommet de notre clocher qui brille dans une belle lumière matinale.
Ah, le métier de grumier… c’est pas juste conduire un gros camion, c’est dompter la forêt avec des tonnes de bois à l’arrière et une grue au bout des doigts !
Ce matin, en plein cœur de mon chantier, occupé à débiter quelques billes de bois, le ronronnement familier d’un moteur lourd m’interpelle.
Je lève les yeux : un superbe grumier s’avance lentement dans la prairie en bordure de Somme, son imposant attelage ondulant dans les nombreuses ornières. Il vient chercher deux troncs de hêtre énormes, bien droits, bien propres, prêts à partir vers leur prochaine vie, peut-être une charpente, un parquet, ou un meuble d’artisan.
Quand on parle de métiers costauds, celui de chauffeur grumier mérite une place de choix. Ce professionnel transporte des grumes, ces troncs d’arbres fraîchement abattus depuis les pistes forestières jusqu’aux scieries ou entreprises de transformation. Et ce n’est pas une mince affaire.
Le grumier travaille souvent seul, dans des conditions parfois rudes, avec une vigilance constante sur la route et en forêt. Il est un vrai pilier du monde forestier.
C'est alors pour moi, le moment de faire une pause. Je reste là, un instant, à observer ce ballet mécanique. Il y a quelque chose de fascinant dans cette rencontre entre la nature et la puissance de ces engins.
Le chauffeur descend du camion pour s'installer aux commandes de la grue et en quelques manœuvres, le grappin saisit déjà le premier tronc pour le déposer en douceur sur la remorque.
La seconde grume, trop lourde pour la pince, sera débitée en deux, pour faciliter son transport.
Le grumier repart, les troncs bien arrimés, soulevant derrière lui un nuage de poussière. Il reste encore quelques troncs à charger au bord de la route.
Bel attelage !
C'est le moment de se remettre au travail...
Notre chère Pixelle, bien heureuse une fois encore...
A suivre, un petit montage vidéo pour les amateurs de beaux engins mécaniques... 😉
Ne vous fiez pas à son allure élégante et musclée : Pixelle est un cœur sur pattes. Derrière ses yeux sombres et profonds se cache une âme douce, sensible et incroyablement affectueuse.
Pixelle adore s’installer tout contre moi, posant sa tête avec délicatesse sur mon genou, comme pour dire “je suis là, et je t’aime”. Elle a ce regard qui comprend tout, cette présence qui apaise, et cette façon unique de nous suivre partout, comme une ombre fidèle au grand cœur.
Malgré sa prestance naturelle, elle est une vraie peluche géante : elle réclame des caresses avec sa patte, et me regarde avec une tendresse qui ferait fondre un glacier. Elle est aussi joueuse, malicieuse, et parfois un peu trop collante mais qui pourrait lui en vouloir ?
Pixelle, c’est la preuve vivante qu’un doberman peut être à la fois noble et ultra câlin. Une compagne loyale, douce, et pleine d’amour.
Réalisée entre 1827 et 1831, la rigole du Noirieu a pour finalité d'alimenter en eau le canal de Saint-Quentin quand le niveau est insuffisant, notamment en période d'étiage.
A l'époque, le canal, inauguré par Napoléon1er en 1810, souffrait de pertes d'eau dans les terrains crayeux. La rigole fut conçue pour dériver une partie des eaux du Noirieu (affluent de l'Oise) vers le canal, en traversant la ligne de partage des eaux entre les bassins de l'Oise et de la Somme.
Aujourd'hui, deux siècles ont passé et la rigole a périodiquement, grandement besoin de travaux de consolidation de ses berges, notamment entre le secteur de Remaucourt et Essigny-le-Petit.
Colmater les fuites qui affaiblissent dangereusement les berges.
Les travaux de consolidation des berges de la rigole du Noirieu ont débuté depuis quelques jours. Une entreprise de BTP Bouygues de Marcq-en Barœul est missionnée pour les réaliser.
Les derniers grands travaux réalisés (sur la partie découverte de la rigole) avaient eu lieu en octobre 2015 pour un montant de 800 000 €.
L'arrivée sur site d'un imposant matériel pour le chantier.
Les sentiers de randonnée, comme celui de Robert Cassol, sont affectés par les affaissements et les trous béants dus aux fuites persistantes. Ma clavicule gauche s'en souvient encore après une belle "gamelle" en VTT...
Les riverains d’Essigny-le-Petit et de Remaucourt sont particulièrement concernés par les risques d’inondation.
La méthode utilisée consiste à poser des palplanches en acier derrière le vieux perré en briques (près de 200 ans), enfoncées à l’aide d’un marteau vibrateur. A certains endroits, de larges crevasses seront colmatées par la pose de palplanches afin d'en assurer l'étanchéité.
Le chantier avance bien.
Pixelle en éclaireur...
Fruits sauvages sur les bords du Noirieu.
Courte vidéo sur la technique de pose d'une palplanche.
A visionner en HD !
Le chantier est terminé.
Les palplanches en acier sont toutes posées aux endroits des berges à colmater et le sentier a été remanié avec de gros blocs de craie concassés et vibrés pour stabiliser le chemin. Une couche de terre végétale recouvre l'ensemble qui bientôt reverdira pour le plus grand bonheur des utilisateurs.
Le lac de Longemer "miroir aux 1000 reflets", est un lac naturel d'origine glaciaire traversé par la Vologne, situé au pied du massif de la montagne vosgienne (76ha de surface) qui offre une luminosité changeante. Si vous aimez les paysages qui en mettent plein la vue, le lac de Longemer est un passage obligé.
Paradis des pêcheurs, on peut également y profiter de la promenade pédestre et de la baignade. Très préservé et situé dans un site classé, il est l'un des trois plans d'eau de la Vallée des Lacs. Un sentier pédestre balisé permet de parcourir le tour du lac en 1h environ.
Située au bord du lac, la petite chapelle Saint-Florent est construite vers 1449 par les dames Chanoinesses de Remiremont afin de perpétuer la mémoire de Bilon, officier de Gérard d’Alsace devenu ermite et résidant en 1056 au lieu dit nommé à ce jour "la butte Bilon". Tombée en ruine elle est reconstruite en 1727 et dédiée à Saint-Florent par un évêque de Strasbourg.
Certains pensent qu’elle veille sur les âmes du château englouti. Selon la légende "il était une fois, un château et son seigneur pas franchement connu pour sa générosité. Un soir d’orage, un voyageur trempé jusqu’aux os demande refuge. Le seigneur, fidèle à lui-même, le vire sans ménagement. Sauf que voilà, c’était pas un touriste lambda.
Dans la nuit le ciel se fâche, l’orage éclate, la terre tremble et au matin, plus de château, à la place, un lac immense. Moralité : toujours être sympa avec les inconnus mouillés.
Depuis, certains racontent que par temps brumeux, on entend encore des voix remonter du fond de l’eau… Vous pouvez toujours aller vérifier, mais si vous commencez à entendre des chuchotements, c’est peut-être juste le vent (ou pas).
La chapelle Saint-Florent à l'arrière plan de la photo, dissimulée dans son écrin de verdure.
Fleurs sauvages rencontrées sur le sentier.
La renouée bistorte:
Plante vivace comestible de la famille des renouées (Polygonacées) qui pousse dans les prairies de montagnehumides et dans les forêts alluviales (inondées par des cours d’eau). Le regard est tout de suite attiré par les épis cylindriques de fleurs roses que l'on voit danser au vent.
La digitale pourpre:
Digitalis purpurea, ou digitale pourpre, est une plante herbacée bisannuelle appréciée pour ses grandes hampes florales couvertes de fleurs en clochettes, souvent roses ou pourpres. Cette plante, bien que décorative, est toxique et utilisée en pharmacologie pour ses propriétés cardiotoniques.