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Le circuit des rayères avec ses beaux panoramas pour la journée "rando".
Le foyer rural Remaucourt-Loisirs organisait ce dimanche 30 Avril 2017 sa traditionnelle journée de randonnée pédestre avec cette année au programme des réjouissances, le circuit des rayères. Le groupe de marcheurs avait rendez-vous sur la place de la Mairie pour un départ à 9h en covoiturage pour se rendre à Origny-Sainte Benoite.
"L’époque de l’abbaye royale des Bénédictines d’Origny-Sainte-Benoîte, une abbesse nommée Madame de Montluc - qui prit le voile en 1608 - dirigea le couvent jusqu’à sa mort en 1666.
Sans vouloir reprendre l’œuvre qu’elle réalisa au cours de ce demi-siècle, il faut dire que les sœurs du couvent et les habitants ont bénéficié des bienfaits qu’elle apporta à tous, malgré les tragiques événements militaires qui se sont déroulés dans les parages.
En 1636, Madame de Montluc, s’apercevant que les producteurs de grains étaient obligés de se rendre hors de leur terroir pour faire moudre leurs récoltes, décida de la création d’un moulin à Origny (aujourd’hui transformée en habitation) qui fonctionna jusqu’en 1976.
Qui dit moulin, dit eau. Après inspection et réflexion, elle décida qu’un cours d’eau serait créé. D’énormes blocs de pierre sont arrivés avec des moyens rudimentaires, et furent installés aux Rayères.
Puis ce fut le percement du cours d’eau à mains d’hommes avec pelles et pioches.
Dès la mise en fonction du moulin, les agriculteurs ont été dans l’obligation de faire moudre leurs grains à Origny-Sainte-Benoîte moyennant une redevance. Pour l’abbaye, ce fut une nouvelle source de revenus." (sources: Mairie Origny-Ste-Benoite)
Bientôt nous quittons l'axe vert, bien à l'abri du vent pour commencer la montée sur le plateau crayeux qui surplombe la vallée de l'Oise.
A certains endroits sur le bord de la falaise, le sentier de randonnée donne sur un a-pic vertigineux très impressionnant. Isis se retrouve vite en laisse, fermement maintenue, un faux pas et c'est l'accident.
Tout au long de chemin étroit de randonnée, sur le coteau crayeux pousse une multitude de petites orchidées magnifiques.
Les prés devraient être bien vert à cette époque de l'année, le manque d'eau se fait aussi ressentir pour les troupeaux.
Bientôt l'heure de la pause déjeuner, une fois encore notre assistance technique apéro a bien fonctionné. Notre ami Gérard nous attendait depuis peu au lieu de rendez-vous fixé avec quelques bonnes bouteilles et une excellente terrine de pâté de chevreuil préparée par ses soins pour le plaisir de tous. Merci Gégé !
Petit coup de fatigue chez nos petits jeunes.
Bientôt il faut se remettre en marche pour les derniers kilomètres, les sacs à dos sont moins lourds mais les mollets plus raides.
Vue de l'autre versant de la vallée, du plateau crayeux que nous avons longé le matin même.
Une dizaine de rescapés pour le verre de l'amitié à l'espace Pierre Proix où chacun se félicitait pour cette belle journée passée dans l'effort et la bonne humeur.
Couleurs de Printemps.
Le vallon fleuri.
La rue Charles Collin pourrait aussi s'appeler rue du vallon fleuri en ce mois d'avril ! Le spectacle de la nature est toujours beau.
Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons entre deux averses, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement.
L'an dernier, les petites fleurs bleues du lin coloraient les abords du village. (1 clic sur l'mage pour agrandir la photo)
Visite de la chèvrerie du Brabant.
La semaine a été rude pour les mollets, même si les Vosges ne sont pas la haute montagne, les sentiers parcourus nous ont laissé quelques raideurs musculaires...
Ce dernier jour c'est la visite d'une chèvrerie sur les hauteurs de La Bresse, à quelques kilomètres de Gérardmer, qui a enchanté les enfants.
La chèvrerie du Brabant est une petite exploitation familiale sur les magnifiques hauteurs du Brabant, à 900 mètres d'altitude.
Au tout début du printemps, vous pouvez assister aux naissances, et sur toute l’année, les enfants peuvent côtoyer, caresser les cabris. La chèvrerie devient un lieu magique pour les gamins (e) et enchante les grands que nous sommes. J'en connais deux qui seraient bien repartis avec un chevreau...
Il faut dans un premier temps, aller chercher les chèvres dans la montagne, avec l'aide précieuse de la fidèle Louna, chien de berger.
Les enfants ont pu les nourrir avec un gobelet de maïs pendant que le Bruno Lecomte, le berger propriétaire des lieux nous explique le fonctionnement de la chèvrerie ainsi que les différentes fabrications de fromage, aidé d'une vidéo. Une judicieuse dégustation des différents types de fromages, vous est proposée, pendant la visite.
En fin d'après midi, les enfants peuvent aussi participer à la traite.
Les enfants ont aimé venir voir les chèvres et ont adoré les cabris. Émerveillement et excitation sont au rendez-vous...
Les cabris sont très affectueux ou intéréssés à la recherche d'un grain ou deux de maïs restés au fond d'une poche...
Une visite très appréciée par Thomas et Oriane qui devrait laisser de bons souvenirs. Les commentaires allaient bon train sur le chemin du retour...
Belles aux yeux doux.
Race bovine d’une robustesse remarquable, la vosgienne est une petite vache montagnarde, robuste, bien adaptée à l’exploitation des hautes chaumes des Vosges et à leurs conditions climatiques aux brusques variations de température. Elle est une excellente marcheuse et est particulièrement adaptée aux reliefs difficiles.
Son lait équilibré riche en matières grasses et protéiques est parfaitement adapté à la fabrication du fameux Munster.
Elle arbore une robe de couleur noire et blanche tachetée. Une bande dorsale blanche s’étend de la nuque à la queue. La tête est généralement blanche, mouchetée, voire cendrée jusqu'au niveau des oreilles qui sont noires, tout comme les cornes, les naseaux et les sabots.
Les origines de la race bovine Vosgienne remonteraient vers le 17ème siècle. Avec la ferme volonté d'un groupe d'éleveurs passionnés par leur métier et attachés à cette race bovine, autant qu'à leur terroir, la Vosgienne que d'aucun croyait définitivement condamnée vers les années 1970 revient en force. La vache Vosgienne servait jadis à tracter le matériel agricole dans les pentes raides de montagne, elle était préférée aux chevaux ou à d’autres races grâce à son plus faible coût d’entretien. La production laitière n’était pas oubliée puisque l’activité de fabrication qui en résultait constituait bien souvent la seule source de revenus des familles.
Le 18ème siècle va marquer les premières difficultés de la race. Suite aux guerres décimant les troupeaux, la réhabilitation de la région va apporter d’autres races plus performantes.
Le 20ème siècle est celui des coups durs pour la race puisqu’elle doit se relever de deux Guerres Mondiales : les zones d’élevages sont massivement bombardées et l’occupant réquisitionne les troupeaux pour participer à "l’effort de guerre".
Le cheptel était passé de 125 000 têtes en 1914 à … 3 000 têtes en 1977. Une poignée d’éleveur réussit enfin à la réhabiliter. .
Aujourd’hui avec un effectif stable autour de 10 000 têtes, la race est portée par des éleveurs passionnés qui continuent à œuvrer pour développer la Vosgienne dans son Massif. Elle a repris sa place dans le décor touristique et économique du massif. Le problème de la Vosgienne, c’est que si on paye le lait au taux de graisse, elle a une chance, si on le paye au litre sans considération de qualité, elle n’en a aucune !






