Le débitage du vieux hêtre se termine malgré une météo capricieuse rendant la tâche un peu plus difficile.
J'ai réalisé un montage photos et vidéos de 6 minutes à partir des nombreuses prises de vues effectuées par ma photographe préférée lors de ses visites sur le chantier.
Merci Marie, beaux souvenirs pour ton bûcheron...
Cliquer sur Paramètres puis mode HD du film pour une meilleure définition de l'image.
Avec les averses qui se succèdent, c'est un peu relâche sur le chantier... C’est aussi le moment de confier mes chaînes de tronçonneuses à la station d'affûtage pour une révision du tranchant des nombreuses dents.
Même la meilleure chaîne s’use et s’émousse au fil du temps. Le travail devient alors plus pénible et la tronçonneuse s’expose à un risque d’usure croissante. À cela s’ajoute le fait que l’effort physique augmente et que le résultat de coupe devient de moins en moins satisfaisant.
Cela peut paraitre simple à affûter une chaîne de tronçonneuse, mais pour obtenir un bon résultat de coupe, c'est une autre histoire. Il est très difficile de respecter tous les angles et toutes les cotes "à main levée" cela demande beaucoup d’entraînement.
Une de mes chaînes a particulièrement souffert en rencontrant un morceau d'acier à mi-hauteur d'arbre (shrapnell, vestige de la Grande Guerre ou seconde guerre mondiale?)
Élingue cable d'acier et manille à piton pour tirer les rondelles de bois derrière le tracteur.
Jamais sans mon chien ! trop heureuse de cavaler en liberté !
Une météo bien compliquée depuis ce début d'automne avec des journées de pluie intense et continue qui freine mon chantier.
Cela permet aussi au bûcheron de se ménager quelque peu...
Ça envoie le bois !!!
Avec le temps, j'ai appris à trouver le sens du bois pour refendre les bûches. Mon merlin de 2,5 kg avec sa forme spéciale, éclate le bois pourvu que le tronçon soit exempt de nœuds, sinon les coins métalliques deviennent indispensables pour finir le travail.
(Le bois qui contient des nœuds est difficile à fendre mais tient plus longtemps dans le feu et chauffe plus).
Attention aussi à positionner les bûches dans le sens de la pousse de l'arbre, c'est à dire la tête vers le haut et le pied plus évasé vers le bas car l'onde de choc du coup de merlin se propage mieux quand la partie plus large est en bas.
A l'inverse si on fend avec la tête de la bûche sur le sol, l'onde choc s'enferme vers un rétrécissement de section et ça éclate mal. Mes bras d'infirmier s'en souviennent encore...
Encore quelques "belles rondelles" débitées et refendues de branches secondaires d'un diamètre de plus de 80 cm... Je me rapproche doucement mais surement du fût, impressionnant par sa taille.
Pendant ce temps, Pixelle s'en donne à coeur joie !
Il y a une règle universelle à respecter si l'on souhaite couper son bois au meilleur moment, il faut réaliser cette opération lorsque l'arbre contient le moins de sève possible, ce qui favorise un séchage rapide du bois débité. C'est la raison pour laquelle les abattages ont toujours lieu pendant l'hiver. Il faut en effet attendre que la sève soit redescendue dans les racines pour affronter les rigueurs de l'hiver.
Chronique d'une mort annoncée:
Ici pour ce bel arbre, un hêtre centenaire que la dernière tempête d'automne aura couché, a mis en évidence que la fin de ce géant était proche, son tronc est pourri sur environ deux mètres depuis les racines. Une chance qu'il soit tombé dans la pâture sans ne rien endommager.
Pendant ce temps, Pixelle en profite pour galoper ou encore fureter dans les branches tombées. Infatiguable Pixelle.
Le bonheur de courir.
Jamais froid avec le bois !
Il y a encore un peu de boulot avant de profiter d'une bonne flambée...
Voilà près de 40 ans que je coupe mon bois de chauffage. Alors, comme l'avait dit en son temps Pierre Dac : "C'est en bûchant qu'on devient bûcheron".
Après les fortes chaleurs, la belle lavande qui a parfumé le jardin tout l'été commence un peu à faire la tête. Alors en plus des traditionnels pochons pour les armoires, je vous propose avec "Le Parfait" de tester le macérât de lavande.
Pour ça, rien de plus simple : 2 ingrédients et 3 étapes
Vous aurez besoin de fleurs de lavande séchées non traitées et de l'huile végétale de votre choix. J'ai choisi l'huile de colza qui ne présente pas d'odeur particulière. L'huile de pépins de raisin peut aussi faire l'affaire.
Pixelle, jamais bien loin.
Munissez-vous d'un bocal propre et sec, et remplissez-le entièrement de vos fleurs de lavande égrenées et bien le tasser.
Ajoutez l'huile végétale, jusqu'à ce que vos fleurs soient complètement recouvertes.
Fermez bien le bocal avec le couvercle hermétique et placez-le au soleil durant 2 à 4 semaines au bord d'une fenêtre en n'oubliant pas d'agiter le mélange tous les jours.
Il n'y a plus qu'à laisser faire le temps...
Après la période de macération, filtrez le mélange pour séparer les fleurs de l'huile et transvasez le macérât dans une bouteille en verre ambré munie d'un bouchon hermétique.
Place ensuite à l'utilisation : pour faciliter la cicatrisation, en tant que soin de jour ou encore en huile de massage, il y a des dizaines de façons de l'utiliser !
L'automne est désormais bien installé, les lavandes sont taillées, vivement le printemps prochain...