Même tôt le matin, je n'ai pas eu froid sur mes barreaux d'échelle à travailler au ravalement du pignon Nord de la maison.
Le pignon désignait auparavant la partie triangulaire du mur qui supporte la charpente des combles. Ce terme désigne désormais un mur se trouvant à gauche ou à droite d’une maison lorsque vous êtes en face d’elle. Contribuant à l’esthétique et à la solidité du bâtiment, le pignon requiert un bon entretien.
Le crépi grossier du mur ne m'a pas facilité la tâche lors de la pose du revêtement semi épais acrylique. L'emploi d'un rouleau à long poils n'étant pas possible, c'est à la brosse qu'il a fallu remplir les aspérités du mur. C'est forcément un peu plus long à réaliser mais efficace.
Le soleil est bien sûr un allié lorsqu’il s’agit de se motiver pour partir randonner, mais en ce moment, il chauffe un peu trop.
Le circuit du jour sera donc plus court, il débutera par les champs, chauffés à blanc à cette heure de la journée, pour ensuite revenir à notre point de départ en longeant le Noirieu, au frais à l'ombre des grands arbres qui bordent le cours d'eau.
La moisson du colza derrière la maisondevrait bientôt commencer. Les siliques ou encore les gousses sont bien mûres. Tout est bien desséché, même la hampe qui les soutient. Une récolte qui s'annonce bien si le temps reste beau.
Pour les jardiniers, la graine de colza ressemble à celle du chou.
En route !
L'herbe est bien haute tout au long du chemin, heureusement pour les petites gambettes de Giulia, nous serons nombreux à prendre les relais du portage à dos et la Miss en profite bien.
Bientôt la fraicheur de la rivière nous envahit. La rando devient plus agréable, malgré les orties qui viennent nous caresser les mollets et les nombreux trous (attention les chevilles) sur le sentier Robert Cassol. L'entretien des abords du cours d'eau est toujours problématique...
Bientôt le retour et pour les plus jeunes, c'est même en courant qu'ils finiront la rando.
Pendant que les retardataires arrivent tranquillement.
Dans le massif du Jura, côté Suisse ou Français, de grandes forêts recouvrent le territoire, bordées d'immenses prairies dédiées au pâturage des bovins et aussi à la réalisation du fourrage pour les bêtes, l'hiver venu.
Le foin récolté a une valeur nutritionnelle exceptionnelle par rapport aux aliments industriels pour nourrir le bétail. La fenaison présente un autre atout de taille: elle préserve la santé des plantes et des animaux. La majeure partie de l'année, il n'y a pas d'intervention sur ces pâtures, ce qui fait qu'un grand nombre d'insectes et de fleurs sauvages peuvent y prospérer. Les papillons et les abeilles recueillent le nectar tandis que les chenilles et autres petites bêtes se délectent de plantes savoureuses. Les pâturages destinés à être fauchés sont de véritables havres pour la biodiversité.
De quoi faire aussi de jolis bouquets en bordure des chemins forestiers.
Les vaches: Montbéliarde ou Simmentale majoritairement présente en Suisse.
Le comté est élaboré à partir de lait de cette race locale de vaches. Les animaux pâturent sur des prairies d’altitudes riches d’une flore typique qui s’explique par la géologie et le climat local. Cela donne à leur lait un goût caractéristique et permet d’entretenir les paysages locaux.
La Montbéliarde est le symbole des campagnes franc-comtoises mais on la retrouve partout en France.
Avec son regard charmeur, elle est célèbre pour ses taches de couleur rouge dessinées sur sa robe blanche. On la reconnait également à sa tête et ses membres qui restent la plupart du temps blancs. Elle fait ainsi partie de la famille des races Pie Rouge dans laquelle on retrouve notamment les Simmentales et les Fleckvieh.
Cette vache, aujourd’hui 2ème race laitière de France, est reconnue principalement pour ses qualités laitières. Elle signe notamment des grands crus fromagers sous Appellation d’Origine Contrôlée comme le Comté, le Saint Nectaire, la Tomme de Savoie...
Des allers-retours incessants depuis quelques jours dans le forsythia devant l'entrée, Pixelle qui semble monter la garde au pied de l'arbuste à chaque sortie, la curiosité était grande d'aller voir de plus près et réaliser quelques photos de ce joli nid, bien dissimulé dans les feuilles.
Le nid est invisible car il se construit dans l'arbuste quand les feuilles sont déjà bien déployées, tout l'art du camouflage...
C'est la femelle qui construit le nid en forme de coupe, sa construction peut durer de 3 à 18 jours et nécessiterait 3600 trajets pour récolter les matériaux.
Les champs jaunes de colza commencent à bien fleurir derrière la maison, ils colorent ce soir le paysage d'un jaune intense sous l'effet d'un magnifique coucher de soleil sur un ciel gris ardoise.