flore et faune
Tragique accouplement.
Je n'avais jamais eu l’occasion de croiser le chemin d'une Mante religieuse, encore moins au moment d'un accouplement... C'est fait. De retour de promenade dans le vieux village de Lagorce, sur une porte de bâtiment, mon objectif photographique croisa ce couple d'insecte en "pleine action" de copuler...
La Mante religieuse est une espèce d'insectes de la famille des Mantidae originaire d'Afrique, introduite dans toute la zone méditerranéenne.
"La mante religieuse est un insecte diurne de 5 à 8 centimètres de long. Les deux sexes sont aptes au vol ; néanmoins, la femelle alourdie à l'approche de la ponte ne peut se déplacer que grâce à ses pattes postérieures qualifiées de déambulatoires. Le mâle est plus petit que la femelle de 2 ou 3 cm mais son caractère très fluet donne souvent l'impression d'une disparité allant du simple au double. Ses antennes sont plus longues, son abdomen est plus fin, et on compte huit sternites pour le mâle contre six pour la femelle. L'extrémité de l'abdomen est différente car, si le mâle porte deux cerques comme la femelle, on observe, entre ceux-ci, deux styles et l'absence d'oviscapte. .
Ses pattes avant, appelées " ravisseuses", portent des piques et sont capables de se replier et se détendre vivement. Elles servent à attraper les proies parfois volumineuses (jusqu'à de petits oiseaux et des chauve-souris, et peuvent parfois faire des blessures plus ou moins importantes à la peau humaine) ou à accrocher la végétation afin de se hisser. Sur la face intérieure des pattes avant, des taches rappellent des yeux. Elle les montre aux agresseurs en écartant ses pattes, quand elle veut effrayer ceux-ci. Dans le même temps, la mante est susceptible d'écarter les ailes plus ou moins largement, et parfois d'aboutir à la position dite "spectrale" avec les ailes dressées et étalées en éventail face à l'adversaire. N'étant pas venimeuse, elle est inoffensive pour les humains (elle peut cependant mordre si on la manipule sans précaution).
Ses yeux protubérants et très écartés lui donnent une excellente vision en relief (ce qui donne une vision humaine mais jusqu'à 20 m). Contrairement aux autres insectes, la mante peut faire pivoter sa tête à 180 °, ce qui lui permet de suivre les déplacements de ses proies sans bouger le corps. Elle possède deux yeux composés (ou à facettes) et trois ocelles (yeux simples) entre les antennes. Sur ces dernières siège le sens auditif ; des sensilles spécialisées, en l'occurrence mécano-réceptrices, captent les vibrations de l'air produites par le vol d'un insecte. On trouve des individus bruns ou verts dans les mêmes lieux. Par leur homochromie, elles peuvent aisément passer inaperçues dans leur milieu ; néanmoins, la concordance avec le substrat semble plus fortuite que délibérée. Ces caractéristiques font de cet insecte un spécialiste de la chasse à l'affût.
La mante religieuse vit mieux en été car les insectes sont plus présents. Elle ne vole pas très vite, ni très loin. Elle ne manque pas de puissance dans les ailes. Son thorax est frêle mais ses pattes antérieures et ses mandibules puissantes. Elle n'acquiert ses ailes définitives que lors de la dernière mue, mais ne se lance jamais dans de longues migrations, elle chasse parfois les papillons de nuit jusque dans les maisons.
La mante religieuse devenue adulte s'accouple d'août à octobre. Le mâle, comme tout animal s'approchant d'une mante, se fait parfois dévorer pendant ou après la copulation. Plusieurs accouplements peuvent avoir lieu, mais un seul est nécessaire pour la fécondation. Même après avoir eu la tête coupée, le mâle continue à copuler et transmettre ses spermatozoïdes. Contrairement à une idée reçue, le cannibalisme lors de l'accouplement n'est cependant pas essentiel pour que la femelle dispose des ressources protéiques nécessaires pour porter les œufs; reste qu'il est quasiment systématique en vivarium. Certains y voient une forme de cannibalisme tandis que d'autres, d'un avis anthropomorphique, préfèrent y voir une forme d'abnégation."
(source Wikipédia)
Vacances en Ardèche méridionale.
Après une semaine très agréable avec des températures de 28° et plus, le temps se dégrade très nettement ce week-end. Une alerte météo avec orages et pluies abondantes est annoncée (les fameux "épisodes cévenols"), dès ce samedi et jusqu'à lundi matin.
Randonnées pédestres et parties de pêche sont momentanément suspendues.
Aussi, au cœur du village de Lagorce où nous nous sommes installés, se trouve la Magnanerie de Lagorce... Depuis 2002, on y cultive à nouveau le ver à soie, "élevage traditionnel" qui s'était fait doucement oublié...
Arrivée en France et dans le bassin méditerranéen au VI ème siècle, la culture du ver à soie s'est largement développée aux XVI ème et XVII ème siècle grâce à la plantation de nombreux mûriers aux alentours de Lyon, Montpellier, puis Paris et Tours... Mais dans les années 1860, des épidémies ont décimé ces cultures, les faisant pratiquement disparaître...
Village de Lagorce au début du XXè siècle. Les mûriers sont présents en nombre sur les terrasses agricoles.
Dans cette belle magnanerie entièrement restaurée et aménagée, on découvre ainsi, l'histoire et l'épopée de la soie qui s'en allait ensuite faire le bonheur des soyeux de Lyon, capitale de la soie, et des autres grandes villes...
Cette activité agricole a toujours été majoritairement effectuée par des femmes, appelées magnanarelles, magnandeuses... Elles évoluaient et régnaient en "maîtresse" dans la magnanerie pendant toute la durée de l'élevage, dont elles avaient la responsabilité. Peut-être est-ce parce qu'ils sont dirigés par des femmes, que ces élevages portent un autre nom: on parle d'éducation des vers à soie.
L'aliment de base du vers à soie: la feuille du mûrier.
Parallèlement dans ce musée, il est possible de découvrir les différentes étapes de "l'éducation" des vers à soie, depuis l'œuf jusqu'au papillon, de suivre sa transformation.
Le bombix du mûrier est un lépidodtère domestique, originaire du nord de la Chine, élevé depuis plusieurs milliers d'années pour produire la soie. L'espèce n'existe plus dans la nature à l'état sauvage, et on ne connait que la forme domestique! le ver à soie ou "magnan" en occitan, est sa chenille.
A Lagorce, les bords des chemins et des près sont plantés en mûriers. La quantité de feuilles de mûrier est énorme pour alimenter les vers à soie. Il faut compter 1300 kg de feuilles pour une once de graines. Le ramassage des feuilles constitue un travail pénible et fastidieux. Toute la famille est requise. Les vers à soie mangent sans arrêt tout au long de leur vie qui ne dure qu'un mois, ils vont changer 4 fois de peau et multiplier leur poids par 10 000 ! (A ce même rythme, un bébé de 3 kg atteindrait un poids de 30 tonnes et mesurerait 12 mètres en 1 mois.)
Pendant ce "long repas" de feuilles de mûrier, le bruit provoqué par les mandibules des vers ressemble au bruit provoqué par une grosse averse sur les frondaisons d’un arbre.
Pour faciliter le démarrage des élevages, il est d'usage de ciseler la feuille du mûrier afin de l'adapter à la taille des petits vers. Dans les grandes éducations du XIXè siècle, les éleveurs utilisent des hachoirs et même des machines à couper la feuille.
En 1843, le coupe feuille de Damon permet la coupe de 12,5 kg en 1 mn...
Cette chenille qui au terme de sa croissance, secrète une fibre qui, en durcissant, se transforme en fil unique de soie brute avec lequel elle se transforme en cocon. Ce fil a une longueur comprise entre 800 et 1500 mètres. Il est produit par des glandes spécialisées, dites séricigènes.
La particularité de cette fibre, notamment sa longueur exceptionnelle, ont facilité une utilisation textile, permettant la production d'étoffes de soie.
On décoconne en famille !
Il est alors coutume d'inviter parents, amis et voisins. C'est également un jour durant lequel à l'époque, ou les enfants sont absents à l'école, toute la maison est réquisitionnée.
Les hommes sortent les bruyères de la magnanerie jusqu'à la cour de la ferme, les milliers de cocons sont alors retirés des rameaux, "déblazés" et déposés dans les paniers.
Comme beaucoup de denrées agricoles, les cocons sont une production que "l'éducateur" ne peut conserver longtemps. Il est tenu de vendre sa récolte dans la semaine qui suit le décoconnage, de peur de voir les premiers papillons sortir des cocons; ceux-ci ne pourraient plus alors être dévidés.
Il faut ensuite "déblazer" les cocons.
Dans les grosses éducations, on utilise une "machine à déblazer", planche en bois inclinée sur laquelle sont disposées parallèlement 3 à 4 tiges filetées, actionnées par des rouages mus par une manivelle. En passant sur les tiges filetées, la "blaze" du cocon est retenue et s'enroule autour de celles-ci.
Les différents types d'incubateurs au fil des siècles.
Pour éclore, les œufs des vers à soie (appelés "la graine") doivent être incubés pendant 15 jours environ à une température de 20 à 23°C.
Cette incubation se déroule en Avril, afin que l'éclosion coïncide avec les premières feuilles du mûrier nourrisseur.
Durant des siècles, la graine de vers à soie était le plus souvent incubée à la chaleur humaine. Les œufs étaient placés dans une petite bourse en tissu, que les femmes portaient à même la peau sous leur chemisier ou leur jupon...
Vers la fin du XIXè siècle, une étuve à circulation d'eau chaude est mise au point, puis progressivement l'incubateur à bougie évoluera vers un matériel fonctionnant avec l'électricité.
Une visite de musée très intéressante ! Isis est restée bien sagement dans l'auto, car nos amis les chiens, traités avec des insecticides (anti-tiques, puces etc) pourraient mettre en danger l'élevage des vers à soie. C'est bon à savoir ...
Un ami du jardinier s'invite chez Pascale et Yannick.
Profession : assistant-jardinier
Le hérisson est un assistant-jardinier très utile et efficace. Il fait disparaître tous les insectes qui se nourrissent des légumes et plantes du jardin. Son salaire n’est pas très élevé : juste quelques gestes simples (pas de pesticides ni de granulés anti-limaces ou alors ceux qui ne sont pas toxiques pour les hérissons et les animaux domestiques). Le hérisson mange surtout des insectes. Il mange aussi des limaces et des larves qu’il trouve dans le jardin. Il peut consommer jusqu’à 50 grammes de nourriture par jour.
Ses ennemis connus: prédateurs, poison, voiture.
Des prédateurs naturels:
Le hérisson n’a pas beaucoup d’ennemis naturels. Seuls les grands rapaces, comme le Hibou grand duc, arrivent à tuer les hérissons avec leurs serres et leur bec puissant. Le blaireau avec ses longues griffes ouvre le hérisson comme une boîte de conserve. Certains animaux, comme le corbeau ou le renard, se nourrissent des cadavres de hérissons tués sur les routes.
Sac à puces
Les puces, tiques, acariens et autres champignons raffolent de la peau nue entre les piquants du hérisson. Le hérisson n’arrive pas à les déloger. S’il est affaibli, ces parasites peuvent entraîner sa mort. Mais, rien à craindre de la puce du hérisson : elle n’aime que les piquants du hérisson.
Le poison
Les premiers tueurs de hérissons sont les granulés anti-limaces et les produits chimiques utilisés dans les jardins. Le hérisson est empoisonné en mangeant les insectes eux-mêmes contaminés par les poisons.
Les voitures
Les voitures sont la deuxième cause de mort du hérisson. Il se fait écraser soit en cherchant un nouveau territoire, soit en se nourrissant des insectes et des limaces qui recherchent la chaleur du goudron pendant les nuits d’été.
Chez Pascale et Yannick, notre hérisson est plutôt choyé, il se nourrit de croquettes du chat....
Une randonnée de bon matin et tout va bien !
Sportive ou contemplative, intense ou paisible, chacune de nos randonnées nous fait sans cesse découvrir une nature toujours aussi généreuse et changeante au fil des saisons. En ce moment, une forte activité règne aux abords des nombreux chemins empruntés, la moisson bat son plein.
" La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir. " ( George Sand ) - Extrait de La Mare au diable.
Aujourd’hui, c'est le circuit des trois fermes que nous avons effectué, soit une dizaine de kilomètres dans la nature, appareil photo en bandoulière, sac à dos et Isis, bien sur à nos cotés, enfin quand je dis à nos côtés, il faut plutôt la voir faire d'incessants allers-retours à nos pieds...
Infatigable Isis !
Sur le chemin en direction d'Essigny-le-Petit.
L'arrivée au village voisin dans le cadre verdoyant de la rigole.
A noter que sur cette partie du Noirieu, en amont de Remaucourt, on ne trouve aucun objet flottant identifiable...
Dommage qu'il n'en soit pas de même en arrivant chez nous, le courant de la rivière nous apporte foultitude d'ordures flottantes (bouteilles plastiques, canettes diverses...).
Sauve qui peut !!!
Voilà comment se termine une rencontre entre chien et chat...
Circuit des trois fermes, avec Courcelles, son marais, ses chevaux.
Direction Homblières en passant par la seconde ferme, la ferme du Buisson.
En route pour la dernière ferme, direction le Tilloy de Remaucourt.
Petit clin d'oeil à notre amie Bernadette des Landes, avec ces clichés de deux fermes qui ont appartenu respectivement aux familles Boulanger et Colzy. Pour la petite histoire, Bernadette a quitté notre village en 1957 et elle est à ce jour une fidèle lectrice du blog.
Un merci particulier à Madame Kerneis-Havret pour son accueil sympathique, elle m'a permis de réaliser 3 photos de l'ancienne ferme d'André Colzy.
Et Isis court toujours...










