flore et faune
Rando photos aux aurores.
Le circuit.
Brume sur le Noirieu et la Somme.
Difficile les prises de vues avec Isis, elle fait fuir oiseaux et gibiers au fur et à mesure de notre progression.
Isis marque enfin un temps de pause, une belle aigrette blanche en vue...
Ce superbe oiseau ne cherche pas à se cacher, n'ayant d'ailleurs aucune possibilité de se camoufler. Très visible, mais de tempérament farouche, la grande aigrette est une prédatrice qui aime avoir autour d'elle des espaces dégagés faciles à surveiller. Totalement blanche en tous plumages, elle a la taille à peu près aussi forte que celle du héron cendré. En vol, sa silhouette immaculée est prolongée, à l'arrière, par le dépassement bien visible des pattes foncées aux doigts noirs. La lenteur de ses battements d'ailes donne une impression de légèreté. Son cou replié, étroit et anguleux, est un caractère typique des hérons en vol, bien différent des cigognes et des grues qui volent avec le cou tendu en avant. A l'extrémité de sa petite tête effilée, son bec en poignard est jaune en hiver. Celui-ci devient noir au printemps, à l'exception de sa base qui reste jaune.
La rigole dans toute sa splendeur.
Un rouge gorge a bien voulu prendre la pose...
Sources de la Somme en vue.
Direction le pont de Croix.
Fresnoy en vue.
Près des marais.
Au cours de notre périple, nous avons rencontré une bonne dizaine d'aigrettes blanches, sans compter les hérons, plus communs chez nous. La dernière se trouvait perchée à la cime d'un arbre mort dans la pâture à l'entrée du village.
Les yeux et l'objectif levés vers le ciel...un autre oiseau surgit: (airberlin)
Enfin la dernière photo prise au travers des branches...
Agrius convolvuli dans les fleurs.
Hier soir en fermant les volets, un beau sphinx du liseron butinait les corolles de pétunias, tel un colibri, muni d'une trompe impressionnante de plusieurs centimètres. Le spot lumineux et puissant de la lampe de cour l'a malheureusement déstabilisé lors du butinage. Il s'est envolé, dérangé pour se poser plus loin sur la terrasse.
Le sphinx du liseron (Agrius convolvuli) ne se rencontre que pendant les premières heures de la nuit, ce qui complique singulièrement les prises de vue.
Comme les colibris, il se déplace avec une grande précision, vers le haut, vers le bas, en avant, en arrière... C’est en vol stationnaire qu’il introduit sa trompe démesurée (10 à 12 cm) dans de profondes corolles à la recherche de sa pitance. C’est un spectacle assez impressionnant !
Beaucoup de sphinx ont aussi cette particularité d’être des papillons migrateurs qui peuvent se déplacer sur de très longues distances en fonction des variations climatiques. Au cours de l’été caniculaire 2003, le sphinx du liseron a été très abondant en Lorraine (Nord-est de la France) où il a d’ailleurs souvent été confondu avec le sphinx "Tête de Mort" (Acherontia atropos), autre migrateur venu d’Afrique.
Le sphinx du liseron est à protéger. Il ne tient pas son nom de la fleur qu’il butine – même s’il ne s’en prive pas – mais de la plante dont se nourrit sa chenille.


