Le cadre de vie se définit comme tout ce qui nous entoure : les milieux et ressources naturels, le paysage, le bâti. Il influence notre santé, notre bien-être, notre qualité de vie.
Ainsi, les liens sont très étroits entre biodiversité, qualité des espaces naturels et des paysages. A Remaucourt, nous sommes particulièrement gâtés... Et non, j'suis pas chauvin.
En traversant le village.
Flore et faune, le canard colvert.
Le héron cendré.
L'aigrette garde bœuf au bec jaune même si les bovins ont déserté les prairies inondées.
Et plus proche de la maison, la mésange bleue dans les bouleaux.
Enfin, une vue inhabituelle de notre belle église Saint Géry, photographiée d'assez loin, au travers des arbres.
Nous ne les avions encore jamais vus, un gros bec casse-noyaux sur la mangeoire et un grimpereau des jardins à la recherche d'insectes sous l'écorce des pommiers.
Le Grosbec casse-noyaux est un oiseau difficile à observer.
Une vraie chance d'en avoir vu un dans notre jardin...
Ne peut être confondu. Plus massif que le Verdier d’Europe Chloris chloris. Fringille robuste et trapu au bec puissant capable d’exercer une pression jusqu’à 70 kg pour briser un noyau de cerise.
C'est un oiseau discret et farouche qui vit dans les bois mixtes et feuillus, grands jardins et parcs.
Le gros-bec s’impose sur les mangeoires"… pour qui s’intéresse un tant soit peu aux oiseaux des jardins, difficile d’échapper à l’euphorie que suscite cet hiver l’abondance du "gros-bec". Depuis l’automne, ce passereau habituellement discret s’invite sur toutes les mangeoires, pour le plus grand bonheur des observateurs.
Il fait des apparitions furtives à la mangeoire ce bel oiseau à la tête et au bec presque disproportionnés tellement ils sont imposants. Un bec : que dis-je ! C’est une masse ! Pour se nourrir il va jusqu’à broyer les noyaux de cerises voire d’olives qu’il prélève en haut des arbres. D’où son nom, d’ailleurs : gros-bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes). Lorsqu’il ne fracasse pas de coquilles, il cueille de petits fruits ; et après l’hiver, il lui arrive de diversifier le contenu de son assiette avec quelques insectes. Son plumage brun-roux entoure des ailes bleu noir avec une bande blanche. Assez craintif, il passe le plus clair de son temps dans les bois ou bosquets en hauteur, et seuls ses rares chants le trahissent parfois. Pour ce qui est de sa répartition, on le trouve dans une grande partie de l’Europe, et un peu partout en France. Mais force est de constater que jusqu’à présent, le "gros-bec" ne courrait pas les jardins. (sources Vigienature)
Très farouche, s'envole au moindre mouvement derrière la fenêtre.
Le grimpereau des arbres, oiseau au bec fin et courbé.
C'est aussi une première ! Première visite, première observation de ce petit passereau d'une douzaine de centimètres, son plumage passe-partout ne se remarque guère, ce qui lui est particulièrement utile pour se fondre dans son environnement arboricole et notamment pour faire corps avec l’écorce des arbres sur lesquels il passe le plus clair de son temps. Le grimpereau des jardins passe ainsi bien souvent inaperçu.
En effet, le dessus de son corps est brun moyen tacheté de brun plus clair et de brun plus sombre. Le dessous est blanchâtre, de même que sa gorge. Ses flancs sont d’un brun roussâtre, ce qui permet de mieux le distinguer de son cousin le grimpereau des bois qui, lui, présente des flancs blanchâtres à roussâtres.
Le dessus de sa tête arbore les mêmes couleurs que son manteau, avec un fin sourcil blanc qui barre son œil. Sa queue longue et pointue explique sa dimension importante au regard de son poids. Elle lui permet de trouver le bon équilibre lorsqu'il parcourt les troncs des arbres. Son bec est fin et arqué, ce qui lui permet d'attraper ses proies cachées dans l'écorce des arbres. Ses pattes, quant à elles, sont courtes et dotées d’ongles longs et recourbés.
Le grimpereau des jardins se nourrit de petits insectes et d'araignées, de larves, de chenilles, de pucerons, de phalènes, de coléoptères, de diptères, d’hémiptères, ainsi que de cloportes. S'il trouve des graines de conifères, il s'en délectera également volontiers.
C’est sur les troncs d’arbres et les branches que le petit oiseau recherche sa nourriture. Actif et minutieux, il inspecte à la loupe les moindres interstices à la recherche de petites proies et en toute saison. Grâce à son bec fin et arqué, il parvient à s’y insinuer pour les attraper à sa guise.
Le brouillard était à peine levé ce matin alors que je me préparais à aller labourer.
Au coin de la haie, dans le champ voisin, une harde de chevreuils broutait tranquillement. L' occasion était trop belle pour faire une ou deux photos de la scène dans une nature encore blanchie par le gel matinal. Le jardin attendra.
Après une bonne séance de sport avec la charrue attelée au motoculteur par une froid piquant et bientôt mon lopin de terre est retourné. Maintenant il faudrait du gel pendant quelques jours encore sur mon labour d'hiver. L'enchaînement de période de gel et de dégel va permettre de briser les mottes et d'obtenir un sol bien aéré. Les périodes de grand froid détruisent les parasites et les éventuels ravageurs du jardin. Notamment les œufs, les larves et les adultes en hibernation, mais aussi les moisissures.
Bref, le froid d'hiver est un mal nécessaire !
Matériel nettoyé, rangé, l'après midi sera plus calme, à l'abri, bien au chaud avec l'appareil photo à la main pour surprendre quelques oiseaux dans le chèvre-feuille. La mangeoire attire désormais une multitude de passereaux que nous n'imaginions même pas avoir autour de la maison. Un vrai bonheur de les regarder évoluer si nombreux à la fenêtre.
L’hiver est une saison éprouvante pour de nombreux oiseaux, et les mésanges ne font pas exception. Ces petits passereaux, qui ne migrent pas, doivent braver le froid et une pénurie de nourriture.
Les mésanges perdent beaucoup d’énergie pour maintenir leur température corporelle. Les insectes, principale source de protéines pour ces oiseaux, sont presque absents en hiver.
La mangeoire installée au printemps dernier, tout proche de la fenêtre de cuisine, connait un vif succès depuis le retour du froid. Je dirais même que l'on se bouscule à la cantine... D'abord prudentes, nous apercevant derrière les vitres, puis s'enhardissant jusqu'à vaquer à leurs occupations comme si vous n'existiez pas. Seul inconvénient, il me faut prendre les photos au travers d'un double vitrage.
Les haies et le tas de bois leur assurent le gîte, bien nichées à l'abri des regards et d'éventuels prédateurs, elles s'apprêtent à affronter l'hiver.
Le pigeon récupère au passge les graines tombées. Rien ne se perd.
Offrir un refuge et de la nourriture aux mésanges en hiver est un geste simple, mais essentiel. Avec un nichoir, une mangeoire et un abreuvoir bien placés, vous créez un véritable sanctuaire pour ces oiseaux si utiles à notre écosystème. Non seulement vous contribuez à leur survie, mais vous favorisez également un environnement riche en biodiversité.
La mésange débarrasse le jardinier de tous les indésirables : chenilles, pucerons, mouches, araignées, punaises, coléoptères… Véritable insecticide naturel, le passereau se révèle un auxiliaire précieux pour faire le ménage dans les vergers et potagers.
Petite mais dotée d'un gros appétit, la mésange est un oiseau sans cesse en mouvement à la recherche de nourriture. Verdier et mésanges charbonnières à la cantine !
En aidant les mésanges, vous participez à un cercle vertueux qui profite à tous. Alors cet hiver, faites la différence : ouvrez votre jardin aux mésanges, et elles vous remercieront par leur présence joyeuse et leur chant mélodieux tout au long de l’année.