Au retour du printemps, boire un grand verre (250 ml) de sève de bouleau à jeun, pendant trois semaines, nettoie l'organisme. La sève est prélevée quotidiennement sur l'arbre.
Les anciens en consommaient tous les ans à la sortie de l'hiver. La tradition s'est perpétuée dans les pays scandinaves et elle opère depuis quelques années un retour en force en France.
La récolte démarre fin février, début mars, lorsque la sève commence à monter dans le tronc et les branches. Elle dure entre 15 et 20 jours et s'effectue sur des arbres d'au moins 30 ans. Le tronc est percé sur quelques centimètres de profondeur pour y glisser un tuyau raccordé à un réservoir dans lequel s'écoule la sève. Pendant la période de récolte, il faut colmater avec de l'adhésif les fuites à l'entrée du tuyau pour que la sève ne se disperse pas sur l'arbre. Il est préférable de ne réaliser qu'un seul trou par sujet. Après la récolte, il est recommandé de reboucher le trou avec une cheville en bois ou un bouchon d'argile afin d'aider l'arbre à cicatriser et éviter le suintement, source de maladies.
Pour limiter la fermentation, le prélèvement doit être quotidien. Le bidon réservoir rempli de sève ne doit jamais séjourner plusieurs jours en plein soleil. La quantité prélevée sur un arbre peut atteindre 4 ou 5 l par jour lors du pic de montée de sève. Après la récolte, la sève de bouleau peut être dans des bouteilles d'eau minérales par exemple et se conserve alors au frais entre 0 et 4 °C.
Convaincu des bienfaits de la cure, nous en buvons tous les matins, au réveil, pendant trois semaines. Cette sève est translucide comme de l'eau pure, fraîche et agréable en bouche, elle révèle une saveur très légèrement sucrée, mais sa saveur devient plus forte avec la fermentation du liquide au fil du temps.
La sève de bouleau est une des plus riches de tous les arbres. Les populations du Nord de l’Europe et d'Amérique du Nord en font une consommation régulière depuis des siècles. Il s’agit véritablement d'une pratique empirique ancestrale .