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Halte migratoire : les cigognes font escale à Remaucourt.
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Elles ont fait une halte pour la nuit, Annette les a aperçu hier après midi, tournoyer au dessus du grand pré en face du château et c'est ce dimanche matin que le ciel de Remaucourt s’est animé d’un départ majestueux.
Une volée de cigognes blanches s’est élevée dans les airs après avoir passé la nuit perchée à la cime de grands arbres, notamment sur le grand saule pleureur, rue des prés, offrant aux habitants présents une scène aussi rare que poétique.
Ce comportement témoigne d’une étape cruciale dans leur migration vers l’Afrique. En cette fin d’été, les cigognes quittent leurs sites de nidification européens pour rejoindre des zones plus clémentes. Elles entament leur longue migration vers l’Afrique, parcourant parfois plus de 10 000 kilomètres.
Leur escale dans le village, le temps d’une nuit de repos, souligne l’importance de ces haltes naturelles sur leur long périple.
Témoin privilégié, (merci Christian P pour l'info) j'en ai profité pour capturer l’instant, les voir là, paisibles dans les arbres, puis s’élancer dans le ciel au petit matin… c’est une émotion difficile à décrire. On sent que la nature nous offre quelque chose de précieux.
Le départ des cigognes laisse derrière lui une trace de beauté fugace, un rappel du lien fragile entre les saisons, les territoires et les espèces.
Vers la fin des grandes migrations ?
Peut-être qu’un jour, les cigognes ne seront plus les grandes voyageuses qu’elles étaient.
Le réchauffement climatique bouleverse les équilibres naturels, et les comportements migratoires des oiseaux sont parmi les premiers à en témoigner.
Les cigognes, traditionnellement migratrices vers l'Afrique subsaharienne, commencent à raccourcir leurs trajets. Certaines s'arrêtent en Espagne ou au Maroc, voire restent en France, notamment dans le sud-ouest.
Les pigeons ramiers, autrefois migrateurs, sont de plus en plus sédentaires. Les hivers moins rigoureux leur permettent de trouver nourriture et abri sans partir.
Des bernaches du Canada acclimatées... dans le pré proche de la Somme.
Terres craquelées, fleurs en sursis : chronique d’un été sans eau.
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La canicule s’éloigne, mais le ciel reste obstinément sec. À Saint-Quentin, les températures redescendent un peu (autour de 21°C aujourd’hui), mais aucune pluie significative n’est attendue avant le 28 août, et même là, ce ne sera qu’un léger passage pluvieux, à peine de quoi mouiller la terre.
Les jours à venir s’annoncent ensoleillés et secs, avec des pointes à 28°C le 26 août. Le vent souffle, la poussière vole, et les jardins continuent de souffrir en silence. On est sortis de la fournaise, mais pas encore de la soif...
Dans les champs autour de Saint-Quentin, les engins agricoles soulèvent des nuages de poussière à chaque passage, dessinant derrière eux de longues traînées ocre qui marquent le paysage. Ces volutes, visibles à des kilomètres, témoignent de l’extrême sécheresse qui frappe la région depuis plusieurs semaines.
La sécheresse ne se contente plus de durcir les terres agricoles. Jardins et massifs fleuris entrent en résistance entre arrosages précautionneux, fleurs fanées et pelouses brûlées, on s'adapte tant bien que mal à un été sans pluie.
Le frelon asiatique : une menace sous-estimée ?
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Depuis son arrivée accidentelle en France en 2004, le frelon asiatique (Vespa velutina) s’est imposé comme un prédateur redoutable pour les abeilles domestiques, perturbant l’équilibre écologique et menaçant la filière apicole. Malgré les alertes répétées des apiculteurs et des scientifiques, la réponse publique semble avoir longtemps manqué de coordination et de moyens. Ce n’est qu’en mars 2025 qu’une loi nationale de lutte a été promulguée.
Elle prévoit un plan national décliné en plans départementaux, une indemnisation des apiculteurs touchés ainsi que des actions coordonnées de surveillance, de piégeage et de destruction des nids. (sources legifrance et science et vie)
La surveillance citoyenne : un rempart face au frelon asiatique.
Face à la vitesse de prolifération du frelon asiatique, les collectivités ne peuvent agir seules. La mobilisation des citoyens devient indispensable pour détecter rapidement les nids, éviter les incidents, et appuyer les campagnes de destruction.
Des applications mobiles comme "Frelon Tracker" permettent aux particuliers de signaler des nids suspects, facilitant l'intervention des professionnels.
Jardiniers, randonneurs etc peuvent jouer un rôle clé dans la veille territoriale, grace à leur contact régulier dans la nature.
A la maison, on prend les choses en main.
Avec les enfants, nous avons installés pas moins d'une dizaine de pièges à frelons dans les arbres fruitiers.
C’est très efficace, je dois les renouveler tous les 10 jours environ. (Pièges préparés avec 100 ml de bière, 100 ml de sirop de cassis ou grenadine et 100 ml de vin blanc pour éloigner les abeilles)
“Un frelon repéré, c’est un nid évité. Ouvrez l’œil cet automne !” (nid détruit chemin du Tilloy, automne 2023)
Contre le frelon, chaque piège compte, à la chute des feuilles, les nids de frelons asiatiques deviennent bien plus faciles à repérer, accrochés aux branches comme de gros cocons suspendus. Signalez-les avant qu’ils ne deviennent un danger l’année suivante.
Tous sentinelles face aux frelons.
Localement vigilants, globalement efficaces.
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