Sur le chemin du retour, sous les ardents rayons du matin, les graminées blondes deviennent des flambeaux qui semblent vouloir nous guider au travers des champs, heureusement, Pixelle ne s'y aventure pas, danger épillets.
C'est le compte à rebours avant la moisson ! le colza, avec ses grappes de siliques qui se resserrent, montre bien qu’il est presque prêt. Les tiges se dressent encore fièrement sous le soleil, mais bientôt ce sera le ballet des moissonneuses.
Le bonheur de voir son chien courir, infatigable, la truffe au vent.
Une libellule sur le chemin, aux ailes translucides ne fait que passer, certainement à la recherche d'un point d'eau, le Noirieu et la Somme ne sont pas loin.
Partir dès l’aube, quand la température est encore raisonnable, c’est savourer un moment de pure tranquillité avec notre chère Pixelle. Ce matin-là, l’air était doux, porteur de cette fraîcheur éphémère que la chaleur caniculaire attendue, effacerait bientôt.
La randonnée débutait à peine, quand au détour du chemin, là, nichée dans le creux d’un chêne, une silhouette immobile à peine visible. Une chouette effraie.
La chouette effraie (ou Tyto alba), surnommée aussi dame blanche, est l’un des rapaces nocturnes les plus emblématiques et mystérieux d’Europe.
Son plumage ivoire se confondait presque avec l’écorce de l'arbre, seules ses prunelles sombres trahissaient sa présence. Elle observait, paisible et énigmatique, comme un gardien silencieux du chemin.
Ce genre de rencontre inattendue donne tout son sens à nos randonnées, appareil photo à la main: elle rappelle que la beauté se niche dans les détails, pour peu qu’on sache ralentir, regarder, écouter. Une rando au lever du jour, c’est plus qu’une sortie nature, c’est un rendez-vous avec l’essentiel.
Dommage, les aboiements de Pixelle l'ont délogée de son perchoir.
Le grand mélèze, face à la fenêtre est le théâtre d' un ballet incessant d'un couple de coucous, qui depuis quelques jours, ne cesse de ravitailler des oisillons affamés, installés dans un nid bien dissimulé.
Avec son chant reconnaissable entre tous, il annonce le printemps. Et c'est un oiseau de bon augure : selon un dicton, qui l'entendait avec une pièce de monnaie dans la poche aurait de l'argent toute l'année.
Le coucou, voleur de nid.
La femelle coucou gris présente un mode de reproduction bien singulier. Elle repère un nid dans lequel des œufs ont déjà été pondus, et attend que la mère de la couvée parte chercher à manger. Après avoir gobé un œuf du nid, la femelle coucou pond le sien à la place (la stratégie vise à leurrer la propriétaire du nid, susceptible d’abandonner sa couvée si elle s’apercevait que s’y trouve un œuf en plus). Il faut savoir que l’œuf du coucou n’est que très légèrement plus grand que ceux de l’hôte. Ainsi, la mère abusée couve à la place de la femelle coucou et nourrit l’oisillon après éclosion. Le cuculidé parasite entre 50 et 60 espèces de passereaux parmi lesquels ont peut citer, la bergeronnette, le rougegorge, l’accenteur mouchet ou encore, le troglodyte mignon.
En réalité, l’échec de ce mode de reproduction est assez important et peu de jeunes atteignent l’âge adulte. En effet, il arrive que la femelle coucou gris ponde son œuf dans le nid d’une espèce granivore, ce qui entraîne la mort du poussin par manque de protéines animales, celui-ci étant strictement carnivore. Certains oiseaux se montrent également insensibles au stimulus des couleurs de sa gorge, comme les linottes, qui ont besoin que leur progéniture leur pince le bec pour déclencher le nourrissage. Le jeune coucou gris meurt alors de faim. Autre cas de figure : il nait dans le nid d’une espèce trop petite. Sa voracité est telle que sa mère adoptive, incapable de subvenir à ses besoins, finit par l’abandonner.
Le lac de Longemer "miroir aux 1000 reflets", est un lac naturel d'origine glaciaire traversé par la Vologne, situé au pied du massif de la montagne vosgienne (76ha de surface) qui offre une luminosité changeante. Si vous aimez les paysages qui en mettent plein la vue, le lac de Longemer est un passage obligé.
Paradis des pêcheurs, on peut également y profiter de la promenade pédestre et de la baignade. Très préservé et situé dans un site classé, il est l'un des trois plans d'eau de la Vallée des Lacs. Un sentier pédestre balisé permet de parcourir le tour du lac en 1h environ.
Située au bord du lac, la petite chapelle Saint-Florent est construite vers 1449 par les dames Chanoinesses de Remiremont afin de perpétuer la mémoire de Bilon, officier de Gérard d’Alsace devenu ermite et résidant en 1056 au lieu dit nommé à ce jour "la butte Bilon". Tombée en ruine elle est reconstruite en 1727 et dédiée à Saint-Florent par un évêque de Strasbourg.
Certains pensent qu’elle veille sur les âmes du château englouti. Selon la légende "il était une fois, un château et son seigneur pas franchement connu pour sa générosité. Un soir d’orage, un voyageur trempé jusqu’aux os demande refuge. Le seigneur, fidèle à lui-même, le vire sans ménagement. Sauf que voilà, c’était pas un touriste lambda.
Dans la nuit le ciel se fâche, l’orage éclate, la terre tremble et au matin, plus de château, à la place, un lac immense. Moralité : toujours être sympa avec les inconnus mouillés.
Depuis, certains racontent que par temps brumeux, on entend encore des voix remonter du fond de l’eau… Vous pouvez toujours aller vérifier, mais si vous commencez à entendre des chuchotements, c’est peut-être juste le vent (ou pas).
La chapelle Saint-Florent à l'arrière plan de la photo, dissimulée dans son écrin de verdure.
Fleurs sauvages rencontrées sur le sentier.
La renouée bistorte:
Plante vivace comestible de la famille des renouées (Polygonacées) qui pousse dans les prairies de montagnehumides et dans les forêts alluviales (inondées par des cours d’eau). Le regard est tout de suite attiré par les épis cylindriques de fleurs roses que l'on voit danser au vent.
La digitale pourpre:
Digitalis purpurea, ou digitale pourpre, est une plante herbacée bisannuelle appréciée pour ses grandes hampes florales couvertes de fleurs en clochettes, souvent roses ou pourpres. Cette plante, bien que décorative, est toxique et utilisée en pharmacologie pour ses propriétés cardiotoniques.
Au dessus de Gérardmer, toujours de nombreux circuits de rando accessibles et très agréables, car en grande partie en sous-bois. A découvrir à pieds ou à vélo.
Des points de vue magnifiques.
Chemins forestiers faciles mais ça grimpe bien quand même...