Voilà maintenant neuf ans qu'au début du printemps, je vous parle des bienfaits de la sève de bouleau. (Lire les différents articles "cure de sève de bouleau") dans la rubrique " recherche" sur la page d'accueil du blog.
La récolte de la sève de bouleau ne dure que quelques semaines au moment de la montée de sève. Elle dure entre 15 et 20 jours et s'effectue sur des arbres d'au moins 30 ans.
Pour cela, il vous faut percer un trou d'environ 8 mm de diamètre sur 2 à 3 cm de profondeur dans l'écorce d'un bouleau puis insérer un tube souple qui va relier l'arbre au bidon. ( Une mèche à bois sur une perceuse sans fil et le tour est joué .)
Un bouleau produit environ 200 litres de sève par jour pendant un mois soit 6000 litres au total ! Lorsque le bouleau est généreux, on peut récolter près de 5 litres en une journée mais c'est très variable d'un arbre à l'autre. Je ne prélève jamais plus de 30 litres par arbre, soit presque rien pour le bouleau qui n'en souffrira nullement.
La sève doit être recueillie à l'abri de l'air et de la poussière sur un terrain exempt de pesticides.
Une fois la récolte terminée, je retire le tuyau de drainage et bouche le trou dans l'écorce avec "un mastic" à base d'argile fine, humide, mélangée à de la cendre de bois de la cheminée. Très efficace pour obturer de manière étanche le trou percé, la cendre de bois neutralise l'apparition d'éventuelles maladies de l'arbre.
L'idéal bien sur est d'avoir un bouleau à proximité de façon à récolter sa sève journellement . Je la soutire dans un bidon de 5 litres ( plastique alimentaire ) puis stockée au réfrigérateur. Je la reconditionne ensuite dans des bouteilles d'eau minérale.
La sève de bouleau se trouve aussi en magasin bio, elle est alors pasteurisée vendue dans des poches en plastique entre 50 et 80 euros les 5 litres.
Une cure détoxifiante de sève de bouleau.
Au retour du printemps, boire un grand verre (250 ml) de sève de bouleau à jeun, pendant 3 semaines, nettoie l'organisme. Très riche en minéraux et oligo-éléments, la sève de bouleau contient en grande quantité calcium, magnésium, silicium, sodium, phosphore et potassium, en lesquels nous sommes nombreux à présenter des carences de nos jours.
Les anciens en consommaient tous les ans à la sortie de l'hiver. La tradition s'est perpétuée dans les pays scandinaves et elle opère depuis quelques années un retour en force en France.
Cette sève est translucide comme de l'eau pure, fraîche et agréable en bouche, elle révèle une saveur très légèrement sucrée qui devient plus forte avec la fermentation du liquide au fil du temps. La sève de bouleau est l'une des plus riches de tous les arbres. Les populations du Nord de l'Europe et d'Amérique du Nord en font une consommation régulière depuis des siècles. Il s'agit véritablement d'une pratique empirique ancestrale.
Ce 1er Mars est le premier jour du printemps météo !
Le printemps calendaire débutera le 20 mars.
Météo et calendrier ne sont pas accordés.
Si les saisons météorologiques existent, ce n’est pas pour embêter le monde mais plutôt pour s’accorder sur les types de temps dominants durant les différents mois de l’année. Concrètement, le maximum de chaleur ne se produit pas au moment du solstice d’été mais vers la mi-juillet. De même, la période la plus froide de l’année n’a pas lieu au moment du solstice d’hiver mais vers le 15 janvier (inertie thermique).
Le jardin reprend des couleurs.
La saison météorologique tend donc à respecter davantage le climat que la saison calendaire, même si cela n’est pas toujours vrai car tout le monde sait que la météo n’en fait parfois qu’à sa tête.
L’établissement des saisons par mois favorise l’élaboration des statistiques climatologiques. Ainsi, pour l’été, on considère les trois mois les plus chauds à savoir juin, juillet et août. Dans la même optique, les trois mois les plus froids – décembre, janvier et février – constituent l’hiver. Le printemps (mois de mars, avril et mai) et l’automne (mois de septembre, octobre et novembre) sont les deux trimestres entre l’hiver et l’été, constituant des périodes de transition entre les deux saisons chaude et froide.
Vous l’aurez donc compris, nous basculons ce samedi 1er mars dans ce que l’on appelle le printemps météorologique (qui dure jusqu’au 31 mai 2025). Pour le printemps du calendrier, il faudra encore attendre 3 semaines. Il débutera le jeudi 20 mars. (Source Météo express)
Le cadre de vie se définit comme tout ce qui nous entoure : les milieux et ressources naturels, le paysage, le bâti. Il influence notre santé, notre bien-être, notre qualité de vie.
Ainsi, les liens sont très étroits entre biodiversité, qualité des espaces naturels et des paysages. A Remaucourt, nous sommes particulièrement gâtés... Et non, j'suis pas chauvin.
En traversant le village.
Flore et faune, le canard colvert.
Le héron cendré.
L'aigrette garde bœuf au bec jaune même si les bovins ont déserté les prairies inondées.
Et plus proche de la maison, la mésange bleue dans les bouleaux.
Enfin, une vue inhabituelle de notre belle église Saint Géry, photographiée d'assez loin, au travers des arbres.
Nous ne les avions encore jamais vus, un gros bec casse-noyaux sur la mangeoire et un grimpereau des jardins à la recherche d'insectes sous l'écorce des pommiers.
Le Grosbec casse-noyaux est un oiseau difficile à observer.
Une vraie chance d'en avoir vu un dans notre jardin...
Ne peut être confondu. Plus massif que le Verdier d’Europe Chloris chloris. Fringille robuste et trapu au bec puissant capable d’exercer une pression jusqu’à 70 kg pour briser un noyau de cerise.
C'est un oiseau discret et farouche qui vit dans les bois mixtes et feuillus, grands jardins et parcs.
Le gros-bec s’impose sur les mangeoires"… pour qui s’intéresse un tant soit peu aux oiseaux des jardins, difficile d’échapper à l’euphorie que suscite cet hiver l’abondance du "gros-bec". Depuis l’automne, ce passereau habituellement discret s’invite sur toutes les mangeoires, pour le plus grand bonheur des observateurs.
Il fait des apparitions furtives à la mangeoire ce bel oiseau à la tête et au bec presque disproportionnés tellement ils sont imposants. Un bec : que dis-je ! C’est une masse ! Pour se nourrir il va jusqu’à broyer les noyaux de cerises voire d’olives qu’il prélève en haut des arbres. D’où son nom, d’ailleurs : gros-bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes). Lorsqu’il ne fracasse pas de coquilles, il cueille de petits fruits ; et après l’hiver, il lui arrive de diversifier le contenu de son assiette avec quelques insectes. Son plumage brun-roux entoure des ailes bleu noir avec une bande blanche. Assez craintif, il passe le plus clair de son temps dans les bois ou bosquets en hauteur, et seuls ses rares chants le trahissent parfois. Pour ce qui est de sa répartition, on le trouve dans une grande partie de l’Europe, et un peu partout en France. Mais force est de constater que jusqu’à présent, le "gros-bec" ne courrait pas les jardins. (sources Vigienature)
Très farouche, s'envole au moindre mouvement derrière la fenêtre.
Le grimpereau des arbres, oiseau au bec fin et courbé.
C'est aussi une première ! Première visite, première observation de ce petit passereau d'une douzaine de centimètres, son plumage passe-partout ne se remarque guère, ce qui lui est particulièrement utile pour se fondre dans son environnement arboricole et notamment pour faire corps avec l’écorce des arbres sur lesquels il passe le plus clair de son temps. Le grimpereau des jardins passe ainsi bien souvent inaperçu.
En effet, le dessus de son corps est brun moyen tacheté de brun plus clair et de brun plus sombre. Le dessous est blanchâtre, de même que sa gorge. Ses flancs sont d’un brun roussâtre, ce qui permet de mieux le distinguer de son cousin le grimpereau des bois qui, lui, présente des flancs blanchâtres à roussâtres.
Le dessus de sa tête arbore les mêmes couleurs que son manteau, avec un fin sourcil blanc qui barre son œil. Sa queue longue et pointue explique sa dimension importante au regard de son poids. Elle lui permet de trouver le bon équilibre lorsqu'il parcourt les troncs des arbres. Son bec est fin et arqué, ce qui lui permet d'attraper ses proies cachées dans l'écorce des arbres. Ses pattes, quant à elles, sont courtes et dotées d’ongles longs et recourbés.
Le grimpereau des jardins se nourrit de petits insectes et d'araignées, de larves, de chenilles, de pucerons, de phalènes, de coléoptères, de diptères, d’hémiptères, ainsi que de cloportes. S'il trouve des graines de conifères, il s'en délectera également volontiers.
C’est sur les troncs d’arbres et les branches que le petit oiseau recherche sa nourriture. Actif et minutieux, il inspecte à la loupe les moindres interstices à la recherche de petites proies et en toute saison. Grâce à son bec fin et arqué, il parvient à s’y insinuer pour les attraper à sa guise.