La couleur rouge d'un lever de soleil annonciatrice de mauvais temps est due aux cirrus à l'avant d'un front chaud qui disperse la lumière. Un coucher de soleil rouge-feu est parfois observable jusqu'à 20 minutes après que le soleil ait disparu sous l'horizon. Cette couleur annonce souvent une tempête.
Les teintes chaudes le matin sont les prémices d'une dépression et de ses traînées de pluie, d'où la recommandation du dicton de garder son manteau pour s'abriter de l'averse.
En effet, les poussières ont tendance à s'accumuler dans le ciel pendant les phénomènes de haute pression, lorsqu'il fait beau. Comme les systèmes météorologiques se déplacent d'ouest en est, des teintes chaudes le matin indiquent alors qu'une zone de haute pression et de beau temps se déplace vers l'est, du côté où se lève le soleil. Une zone de pression plus basse et de moins beau temps se trouve alors à l'ouest amenant potentiellement pluie et vent avec elle. (sources: Bateaux.com magazine)
Enfin un rayon de soleil ce 15 février et une envie irrésistible de sortir les chaussures de randonnées. L'hiver n'est pas terminé, pourtant il y a comme un p'tit air de printemps ce matin. Les passereaux chantent à tue-tête dans les haies sauvages et sur certains arbres, les bourgeons sont prêts à éclore. Faut-il s'en inquiéter si tôt dans la saison...
Notre église, en cours de restauration, habillée de son échafaudage, ressemble dans le lointain à un puits de mine du Nord Pas de Calais.
Direction Essigny, pour un retour par le Noirieu.
Nul besoin de crampons pour Pixelle, les grosses pattes accrochent bien dans la glaise...
Les terres sont saturées d'eau.
Bientôt les berges du Noirieu et leurs faunes sauvages.
Il est toujours difficile de prendre des photos avec un dobermann qui court après tout ce qui bouge...
Colverts et cormorans
Ici, dans le tronc creux d'un vieux saule, des abeilles ont passé l'hiver au chaud en hibernation. La douceur de la température matinale et le rayon de soleil sur l'arbre ont réveillé la colonie.
Drôlement organisées nos abeilles, après observation, elles sortent toutes par le trou supérieur dans l'anfractuosité du tronc pour rentrer ensuite par un petit orifice plus bas...
Plus loin, un arbre tombé nous coupe le passage sur berge. Je n'ai pas pris mon élagueuse. Il va falloir user d'un peu de force ou faire demi-tour...
Après un petit moment passé à se frayer un passage, la promenade peut se poursuivre.
Fossés et prairies sont toujours inondés de part et d'autre de la Somme et du Noirieu.
Poème de David Myriam. Artiste engagé. Inondation temporaire.
A toute allure,
les nuages filent en biais vers l’horizon
ils entraînent avec eux une partie du ciel
libérant un tourbillon de pluie noire
c’est déjà la nuit avant le soir
les nuages obliquent droit vers le sol
noient les maisons et la peste industrielle
dans les vagues d’une tempête humide
les rideaux de pluie étouffent tous les autres bruits
silence liquide martelé de gouttes
tout devient gris
l’eau transparente enveloppe tout
des langues de brume descendent sur nous
en furie
la pluie fouette les visages qui courent
détourne les voitures qui s’enfuient
les creux d’asphalte sont inondés
seule l’eau peut encore circuler
les pare-brise sont aveugles
et les parapluies envolés
impossible de savoir où nous sommes
L’eau en torrent emporte tout
elle liquéfie la terre
elle gicle dans le moindre trou
ruisselle sur les têtes
et emporte les déchets de pensées
loin des trous de mémoire
La masse liquide déborde de toutes parts
elle submerge ponts et barrières déchaussés
les tours cimetières disparaissent en fumée
la pluie nettoie le ciel
arrache d’innommables impuretés
les constructions sont inondées
le béton suinte des murs
les prisons se fissurent
les rues sont gorgées d’eau
le haut débit est à saturation
inondation au-delà de l’ivresse
la ville en détresse se vomit dessus
les égouts évacuent le trop-plein
les rivières charrient les débris au loin
la terre a bu jusqu’à plus soif
la tête lui tourne
elle ne sait plus où sont le haut et le bas
L’averse dense se déplace au loin
les flaques retrouvent leur calme
et les fleuves leurs lits
La pluie devient bruine
les nuages se disloquent au creux des vallées
le ciel se rétablit en l’air
entre les méandres de brumes
Des squelettes d’arbres luisent au bord de la route
les branches coupées et pleines de cicatrices
Les toits s’égouttent dans les caniveaux
les essuie-glaces continuent d’osciller
les hommes sortent de leur trou et se remettent en marche
toujours aussi opaques dans leurs imperméables
les voitures pressées font gicler l’eau sur les bords
sur les passants qui s’ignorent
et clignotent pour tourner on ne sait où
Le béton fume et les tours repoussent
L’inondation n’était que temporaire
la vie reprend son cours détourné
nettoyées, les fissures apparaissent immenses
lavées, les plaies se font plus intenses
La terre à nouveau brûlée par le soleil
se craquelle en d’innombrables crevasses
et l’ordure reprend partout sa place.
L'hiver s'est doucement installé et les températures de ces derniers jours ont fini par chuter. Un froid mordant auquel on n'était plus habitué depuis ces dernières années avec "-7°C" un matin de la semaine. Néanmoins, un redoux est déjà annoncé pour la semaine prochaine avec son cortège de pluie et de coups de vent.
Bien couverte, Pixelle reprend peu à peu l’exercice après une entorse qui l'a contrainte à ne pas courir pendant un mois !!! Qu'elle fût longue la convalescence pour un fougueux dobermann sans pouvoir galoper...
La cabane attend les beaux jours.
Bon, pour une première sortie, cela c'est bien passé ! vite au chaud devant la cheminée...
En février dernier, après avoir abattu notre grand sapin, ce n'est pas moins d'une vingtaine de brouettes d'épines de conifère que je devais ramasser et installer comme paillis au pied d'une haie derrière la maison.
Ce matin, profitant d'un rayon de soleil entre deux averses, c'est en ramassant les feuilles mortes au pied de la haie que je tombais sur plusieurs champignons bleus encore jamais vu dans le secteur: des tricholomes nus ou encore appelés pieds bleus.
Son chapeau est large de 5 à 15 cm, lisse, et même un peu gras au toucher si la météo est humide.
Sa couleur est variable, mais souvent lilas-rose ou violacé. A noter que par temps sec, elle a tendance à pâlir.
Enfin, sa forme est un peu bombée au centre, tandis que le bord est légèrement enroulé.
Son pied est long de 4 à 10 cm, son épaisseur varie entre 1 et 3 cm. De forme cylindrique, il ne possède ni anneau, ni bulbe à sa base. Le pied est lilas à violet, légèrement blanchâtre vers le sommet, comme poudré.
Les lames, de la même couleur que le pied, peuvent être plus pâles. Elles sont échancrées et serrées.
Sa chair est dotée d’une agréable odeur fruitée et d’une saveur douce. Elle est épaisse, tendre et de couleur bleutée à violacée pâle.
Pour cueillir le pied-bleu, rendez-vous dans les bois de feuillus (voire de conifères), où il pousse en cercle sous les litières de feuilles ou d’aiguilles et se récolte tard en saison, de la fin de l’automne jusqu’aux premières gelées.
Toutefois, quatre champignons peuvent être confondus avec le pied bleu.
Lépiste sordide (Lepista sordida) : Sa ressemblance avec Lepista nuda est telle, qu’on l’appelle aussi petit pied-bleu. Comestible, cette variété se distingue du pied-bleu par sa taille plus petite et sa chair moins généreuse ; à tel point que si vous dirigez le chapeau face à la lumière, celui-ci devient presque translucide.
Cortinaire violet (Cortinarius violaceus) et cortinaire bleu (Cortinarius caerulescens) : ces deux variétés ont un d’intérêt culinaire limité.
Le premier se reconnaît à son chapeau nettement feutré et à la base « en massue » de son pied.
Le second possède un chapeau visqueux et un large bulbe à la base du pied.
Pied violet (Lepista saeva) : Bon comestible, ce champignon diffère du pied-bleu grâce à son chapeau beige.
Alors ! sont-ce vraiment des pieds bleus ces beaux champignons ??? un pharmacien devrait pouvoir me le confirmer ou pas.
S’il ne faut jamais manger un champignon sans l’avoir formellement identifié, les pharmaciens sont-ils toujours à même de renseigner les cueilleurs néophytes ?
"Il faut être indulgent avec les pharmaciens. Il y a 35 000 sortes de champignons en France. Personne ne lesconnaît tous, même les experts", tient à souligner Pascal Hériveau, Président de l'association mycologique et botanique de Ploemeur-Morbihan (56),"ce que l’on demande aux pharmaciens, c’est de connaître les champignons dangereux et mortels de leur région". Des informations basiques que la plupart des pharmaciens sont en mesure de fournir. Certains n'ont cependant pas reçu la formation ou ne montrent aucun intérêt pour le sujet. Il faut donc bien choisir son interlocuteur.
Si tous les pharmaciens reçoivent une formation à la mycologie durant leurs études, la place attribuée à son enseignement tend à diminuer. Joël Boustie, professeur en mycologie à Rennes 1, note que le nombred'heures dispensées aux étudiants a diminué de 20 à 30 % ces dernières années. Son enseignement a même disparu de la première année commune de médecine. En cause, la préférence pour les sciences modernes plutôt que pour la botanique, où l'on considère que la somme d'informations à retenir est trop importante, dans un cursus déjà dense." Je sais que certains enseignants sont inquiets car certaines facultés n’ont plus de cours de mycologie.Cela posera un problème de santé publique si les pharmaciens ne sont plus formésdu tout", s'inquiète également Pascal Hériveau. (Source: Elisabeth Denys FR3 Bretagne)