Je viens de terminer ma réserve de purin d'ortie du printemps dernier, sur les pieds de tomates et les choux. Difficile de rester sans ce fabuleux engrais naturel riche en azote qui favorise la croissance des végétaux tout en les rendant plus résistants aux maladies. Je l'utilise aussi comme insecticide naturel contre les insectes et autres bestioles indésirables au jardin!
En ce moment, ce sont les radis et les choux qui sont attaqués par de minuscules coléoptères noirs et sauteurs (des altises) qui percent le feuillage des légumes.
Comment le purin agit ? je ne saurai le dire, peut-être à cause de l'odeur ??? en tout cas, les bestioles n'apprécient pas la pulvérisation et disparaissent pendant quelques jours.
La préparation donne un peu de travail.
Trouver un endroit où poussent les orties, à l'abri de traitement phyto: les rives du Noirieu par exemple en sont bien pourvues.
Les orties poussent quasiment tout au long de l'année et peuvent être très envahissantes. "Quand il n'y en a plus, il y en a encore"... Donc, pas de problème d'approvisionnement.
Le fût, bien tassé d'orties est ensuite rempli à ras bord d'eau de pluie si possible. Il reste ensuite à bien le fermer et le laisser macérer quelques jours au soleil.
Un p'tit coup de "manivelle" dans le bidon de temps en temps et votre préparation est bientôt prête à l'emploi.
Enfin si vous employez un pulvérisateur, il vous faudra bien filtrer le jus sous peine de boucher la buse d'éjection.
Dosage: 1 litre de purin par arrosoir. Bien que le purin d'ortie soit un engrais naturel, il est recommandé de l'utiliser avec précaution. Évitez de l'appliquer en plein soleil, car cela peut brûler les feuilles des plantes.
Fragile et tremblant sous le vent, flamboyant sous le soleil du printemps, il résiste à presque tout… même à la canicule et la sécheresse du moment.
Le coquelicot est ma fleur sauvage préférée même s' il ne supporte pas d'être cueilli car il se fane très vite.
"J'ai descendu dans mon jardin pour y cueillir du romarin. Gentil coq'licot, Mesdames"
Entre les villages de Sequehart et Montbrehain. Rouge écarlate et pétales de soie, le coquelicot impose sa légèreté et ses couleurs vives sur tous les terrains, des grands champs de blé aux bordures des routes et chemins de nos campagnes.
Qui ne connaît pas cette comptine enfantine à l’honneur de cette délicate fleur rouge au cœur noir du bord des chemins ? Aussi appelée pavot des champs, cette fleur solitaire et éphémère forme souvent de grands tapis écarlates qui ont beaucoup inspirés les peintres en période de moisson. Son nom français est dû à la crête de coq à laquelle sa fleur fait penser. Le délicat coquelicot est considéré comme une mauvaise herbe que l’on retrouve dans de nombreuses cultures telles le blé, l’orge, le colza…
Joli avec ses pétales froissés d’un beau rouge vif et son cœur noir, le coquelicot est identifiable entre tous. Cette plante originaire d’Afrique du Nord et d’Eurasie s’est étendue partout ailleurs elle se développe et meurt en une année cependant elle se contente de peu pour croître et se ressème spontanément.
Ce joli sourire de nos campagnes est un cadeau que la nature nous adresse. Il est le symbole de la vie, de la plénitude et du bonheur. Il est le cousin de l’oriental pavot dont il ne détient pas les substances dangereuses. Notre joli coquelicot ne sait que soigner et apaiser !
Le pavot est parmi les fleurs à la plus forte symbolique dans le monde. Les sociétés grecque, romaine et égyptienne le reliaient au sommeil en raison des propriétés somnifères de sa sève. En chine et au japon le pavot est recommandé aux couples car il signifie un amour passionné. En Europe et Amérique du nord, notre coquelicot est la fleur du souvenir car il symbolise les champs où sont tombés les soldats dans les dernières guerres mondiales. (sources Florajet)
Dans le massif du Jura, côté Suisse ou Français, de grandes forêts recouvrent le territoire, bordées d'immenses prairies dédiées au pâturage des bovins et aussi à la réalisation du fourrage pour les bêtes, l'hiver venu.
Le foin récolté a une valeur nutritionnelle exceptionnelle par rapport aux aliments industriels pour nourrir le bétail. La fenaison présente un autre atout de taille: elle préserve la santé des plantes et des animaux. La majeure partie de l'année, il n'y a pas d'intervention sur ces pâtures, ce qui fait qu'un grand nombre d'insectes et de fleurs sauvages peuvent y prospérer. Les papillons et les abeilles recueillent le nectar tandis que les chenilles et autres petites bêtes se délectent de plantes savoureuses. Les pâturages destinés à être fauchés sont de véritables havres pour la biodiversité.
De quoi faire aussi de jolis bouquets en bordure des chemins forestiers.
Les vaches: Montbéliarde ou Simmentale majoritairement présente en Suisse.
Le comté est élaboré à partir de lait de cette race locale de vaches. Les animaux pâturent sur des prairies d’altitudes riches d’une flore typique qui s’explique par la géologie et le climat local. Cela donne à leur lait un goût caractéristique et permet d’entretenir les paysages locaux.
La Montbéliarde est le symbole des campagnes franc-comtoises mais on la retrouve partout en France.
Avec son regard charmeur, elle est célèbre pour ses taches de couleur rouge dessinées sur sa robe blanche. On la reconnait également à sa tête et ses membres qui restent la plupart du temps blancs. Elle fait ainsi partie de la famille des races Pie Rouge dans laquelle on retrouve notamment les Simmentales et les Fleckvieh.
Cette vache, aujourd’hui 2ème race laitière de France, est reconnue principalement pour ses qualités laitières. Elle signe notamment des grands crus fromagers sous Appellation d’Origine Contrôlée comme le Comté, le Saint Nectaire, la Tomme de Savoie...
Des allers-retours incessants depuis quelques jours dans le forsythia devant l'entrée, Pixelle qui semble monter la garde au pied de l'arbuste à chaque sortie, la curiosité était grande d'aller voir de plus près et réaliser quelques photos de ce joli nid, bien dissimulé dans les feuilles.
Le nid est invisible car il se construit dans l'arbuste quand les feuilles sont déjà bien déployées, tout l'art du camouflage...
C'est la femelle qui construit le nid en forme de coupe, sa construction peut durer de 3 à 18 jours et nécessiterait 3600 trajets pour récolter les matériaux.
Le Coni'fer est la ligne de chemin de fer la plus haute du massif du Jura qui culmine a 1012 mètres d'altitude.
Un voyage à bord de la locomotive à vapeur allemande de 1943 constitue une promenade unique, au rythme d'autrefois dans les pâturages et forêts du Haut-Doubs.
Imaginez un nuage de vapeur blanche suivi du bruit sourd et répétitif de la locomotive qui s’élance sur les rails, le retentissement d’un sifflet dont l’écho résonne... Nous sommes entre Pontarlier et Vallorbe en Suisse, un train à vapeur apparaît au détour d’une courbe.
L'arrivée de la locomotive (HD dans les paramètres de la vidéo)
Et c'est parti pour l'aventure dans des voitures d'origine Suisse, anciens fourgons à plates-formes surnommés "spoutnicks"...
Seule Pixelle n'est pas trop rassurée, les sifflets puissants du train ainsi que les échappements de vapeur bruyants l'inquiètent quelque peu.
Le paysage défile sous les yeux ébahis de notre petite Giulia
Le temps d'opérer un arrêt en gare pour prendre quelques rafraîchissements et surtout aux conducteurs de la loco d'effectuer un changement de voie pour le retour, il est proposé aux enfants une petite ballade à dos d'âne qui ravit notre petite Giulia.
Pendant ce petit intermède, chauffeur et mécanicien de la locomotive nous expliquent avec fierté le fonctionnement de leur belle machine. Ils sont intarissables et passionnés.
En France, à la SNCF, de 1938 à 1974, une locomotive à vapeur fonctionne toujours avec deux agents, le chauffeur et le mécanicien, qui forment une équipe titulaire d'une machine et sont à ce titre coresponsables de la bonne tenue de leur locomotive. Le chauffeur s'occupe notamment de la conduite du feu et de la production de vapeur en fonction des besoins ; c'est néanmoins le mécanicien qui est le chef de bord.
Certaines locomotives, très grandes ou munies de larges foyers nécessitaient deux chauffeurs en alternance pour fournir un feu suffisant. Cette solution étant peu pratique, les compagnies travaillèrent sur des foyers plus efficients ou des dispositifs de chargement mécaniques appelés "stokers". (sources Wikipédia)
Quelques précisions concernant ce monstre d'acier...
Elle fut construite en 1943 par la Berliner Maschinenbau AG sous le numéro 1237.
D'une longueur totale de 22,375 mètres. Sa masse en service est de 84 tonnes et sa puissance est de 1620 ch et peut rouler à 80 km/h.
Elle emporte dans son tender 10 tonnes de charbon et 30m3 d'eau
Construites pour l’effort de guerre allemand, pour une partie dans les pays occupés, ces machines étaient la copie simplifiée des BR 50. Elles étaient destinées à la traction des convois militaires dans toute l’Europe, et étaient dénommées Kriegsdampflokomotive typ 1 (locomotive de guerre type 1). Il s’agit aussi de la plus importante série de locomotives à vapeur construite dans le monde, avec plus de 6700 exemplaires.
Après-guerre, la SNCF récupéra 42 locomotives, dont 17 construites par la SACM, jamais livrées à l’Allemagne et immatriculées 150-Y-1 à 17. Les 22 autres étaient des machines ex-Deutsche Reichsbahn non inscrites à l’inventaire et immatriculées en reprenant les numéros allemands.
L’Autriche, la Belgique, la Pologne et la Tchécoslovaquie reçurent également bon nombre de ces machines. Prévues avec une durée de vie de 10 ans, elles subsistent en raison de leur solidité mais aussi grâce à une remise à niveau technique.
Selon Hervé Ubermann, il subsisterait encore près de 1000 machines de ce type, la majeure partie étant en Allemagne. Bon nombre sont irrécupérables, mais sans doute gardées comme réserve de pièces. (sources Patrimoine Ferroviaire Français)