Rentrer les derniers potirons, dernières courgettes, le jardin donne aussi beaucoup de travail après les récoltes. Voilà quelques choux qui devront être blanchis avant leur installation au congélateur.
Pendant ce temps, un couple de hérons vient de se poser dans le champ voisin, en quête de petits rongeurs. La Somme et le Noirieu ne sont qu'à quelques coups d'ailes.
Un jardinier était dans son jardin et aperçu un héron dans le champ voisin; il tenta de s'en approcher mais le héron s'envola.
Moralité : c'est au moment où le jardinier prit pied que l'échassier prit peur.
La migration des oiseaux est l'un des phénomènes naturels les plus beaux qu'il soit donné d'observer. Une organisation sans faille, les oies sauvages partent à l'automne vers des contrées plus accueillantes, par groupes de quelques individus.
Le raccourcissement de la durée du jour stimule leur instinct migratoire.
Voilà maintenant une quinzaine de jours que tous les matins, elles passent au dessus de la maison, à quelques dizaines de mètres d'altitude. Elles s'annoncent en produisant des cris nasillards et sonores tout à fait comparables à celui des oies de nos basses-cours. Aujourd'hui, point de brume ni de brouillard au lever du jour, des conditions météo parfaites pour faire quelques clichés ainsi qu'une petite vidéo... le temps d'un passage.
(Activer le mode HD pour visualiser la vidéo)... C'est mieux !
A chaque fin d'été et depuis des années, Marie et moi allons cueillir des mûres sauvages dans la campagne environnante pour ensuite réaliser de délicieuses confitures. La mûre des bois, des sentiers est un peu notre madeleine de Proust, tant elle nous rappelle des souvenirs d'enfance à chacun.
C'est aussi l'occasion de se retrouver en pleine nature avec notre chère Pixelle, et profiter des derniers chauds rayons de soleil de la saison. C'est maintenant l'été en pente douce...
Le bonheur de courir dans la rosée du matin.
Nous commençons à arpenter prés et lisières de bois mais...sans succès. La délicieuse petite baie sauvage n'est quasi pas présente cette année sur les ronciers. Même si nous nous en doutions un peu, le printemps tardif avec son lot d'intempéries, a anéanti les espoirs de récoltes de fruits dans les vergers. Les mûres ont subi le même sort.
Rencontre avec un papillon vulcain: Vanessa atalanta.
Le vulcain est un papillon assez grand (6 à 6,5 cm) et plutôt facile à identifier, avec ses ailes noires présentant sur chacune une bande rouge orangé, et des taches blanches sur les ailes antérieures. Sa chenille vit sur les orties.
et aussi un superbe Robert-le-Diable: Polygonia c-album.
Pourquoi un tel nom ? Peut-être pour la couleur flamboyante du dessus des ailes (orange tacheté de noir), qui contraste avec le dessous beaucoup plus terne (marron clair à brun) : avec les ailes repliées, ce papillon est des plus discrets ! Autre particularité, ses ailes ont des contours découpés, comme déchiquetés. Il mesure 4,5 à 5 cm. La chenille, hérissée de poils, se rencontre sur les orties, l'orme, le saule...
Un précèdent record de 5 grands seaux de mûres cueillies dans ce secteur ne sera pas atteint cette année... Il n'y aura pas de confiture de mûres 2021.
Pixelle en aura bien profité...
Après les efforts, un peu de fraîcheur et de repos dans l'herbe haute sont les bienvenus.
Quel délice ces magnifiques tartes bientôt préparées, accompagnées d'une Chantilly légère...
Depuis trois matins, alors que le jour commence à peine à se lever, des cris caractéristiques d'oies sauvages se font entendre au dessus de la maison. Le temps de se saisir de l'appareil photo, les oies ne nous avez pas attendus...
Observateurs attentifs aux signes de la nature, Marie et moi étions bien décidés aujourd'hui, à réaliser quelques clichés, postés derrière la maison, à l'affut d'un éventuel passage d'oies sauvages.
Pixelle entend l'arrivée bruyante des volatiles.
Une escadrille en V à quelques dizaines de mètres du sol.
Gracieuse en vol, l'oie fait preuve d'une grande résistance pendant les migrations, volant jusqu'à 1600 km sans s'arrêter.
Les spécialistes des oiseaux se sont longtemps interrogés sur les raisons qui amenaient des oies à voler en formation en adoptant une forme géométrique en V. Les réponses sont riches d’enseignements sur les principes de fonctionnement de l’intelligence collective. En battant des ailes, chaque oie génère un courant ascendant pour celles qui suivent. En volant en formation en V, les oies augmentent d’au moins 70% sa durée de vol par rapport à un oiseau qui volerait seul. Une oie qui sortirait de la formation pour voler seule serait vite fatiguée du fait de la résistance de l’air, et reprendrait sa place dans la formation.
Quand l’oie qui est en tête est fatiguée, elle se place à l’arrière de la formation et une autre prend sa place à l’avant. Les oies effectuent une rotation dans les postes qui demandent beaucoup d’énergie. Celles qui sont derrière poussent des cris pour encourager celles qui sont devant à maintenir leur vitesse. Dans la mesure ou chaque oie connaît la direction que le vol doit suivre, chaque oie est en mesure d’assurer le leadership.
Si une oie est malade ou blessée et qu’elle s’écarte de la formation, une ou deux autres oies la suivent pour lui apporter aide et protection, jusqu’à ce qu’elle soit de nouveau capable de rejoindre une autre formation ou qu’elle meure. (Source: Institut Repère)
Alors Pixelle, toujours envie de les suivre ?
D'après le dicton: " A la Saint Hubert (le 3 novembre), Les oies sauvages fuient l'hiver."
Le signe annonciateur d’un hiver très proche ? Une date de passage bien précoce semble-t-il. Les pelures des oignons sont aussi épaisses, l’hiver s’annoncerait-il rigoureux ?
Le chevreuil est présent partout chez nous. Tôt le matin, il n'est pas rare en ce moment, d'apercevoir au bout du jardin, un chevreuil et ses petits, dans le champ voisin. Pour pouvoir les photographier en toute tranquillité, il suffit d'actionner dans un silence absolu, le mécanisme d'ouverture de la fenêtre de toit car au moindre bruit suspect... Ils prennent la fuite. Il faut aussi "s'armer" de patience.
Le déclic de l'appareil photo semble avoir attiré l'attention de la mère.
Ce matin, c'est une belle rencontre avec une famille de chevreuils. La mère et ses deux petits chevrillards, nés en Mai-Juin gambadent dans les chaumes en limite du champ de blé. Ils remontent tranquillement de la Somme où ils sont allés s'abreuver avant de rejoindre le vallon proche en direction de Bellecour.
La mère, agile et musclée, taillée pour la course et le saut d'obstacle.
Les jeunes ont bien grandi et perdent peu à peu leur pyjama "bambi" tacheté de blanc. Ils suivent la mère de très près.
Les voilà maintenant dans le champ de lin, le vallon est proche.