À quelques heures du passage en 2026, à vous, lectrices et lecteurs fidèles du blog, nous voulons vous adresser ces quelques mots tout simples, mais profondément sincères.
Marie se joint à moi pour vous souhaiter une année lumineuse, douce, créative… et surtout une bonne santé, cette alliée précieuse qui permet d’avancer et de savourer la vie.
Merci pour votre présence, vos messages, vos visites silencieuses ou commentées. Merci de faire vivre cet espace où l’on partage un peu de notre quotidien depuis le 12 octobre 2012, de nos passions, de nos chemins.
Que 2026 vous apporte sérénité, joie, projets qui mûrissent, rêves qui s’ouvrent, et cette vitalité tranquille qui fait tant de bien.
Au plaisir de vous retrouver tout au long de cette nouvelle année, pour continuer à tisser ensemble ce fil d’histoires, d’images et de vie.
Depuis quelques jours, le gel s’est installé au jardin. Pour beaucoup, c’est un signe de froid et de repos forcé. Mais pour la terre, c’est un véritable travail de fond que mène, silencieusement, le "général Hiver".
Le froid pénètre le sol, saisit les mottes d’argile et les fait éclater en une multitude de fragments plus fins. Ce phénomène naturel de désagrégation est un allié précieux du jardinier. Au printemps, la terre sera plus souple, plus facile à travailler, et offrira un lit idéal pour les semis et les jeunes plants.
-5°C ce matin, du bon temps pour le jardin.
Mais l’action du gel ne s’arrête pas là. En plongeant le sol dans des températures négatives, il contribue aussi à réduire la présence de nombreux insectes parasites qui hivernent dans les premiers centimètres de terre. Une manière douce et écologique de rééquilibrer le jardin avant la belle saison.
Ainsi, pendant que tout semble endormi, l’hiver prépare déjà le terrain. Sous son manteau blanc ou givré, il travaille pour nous, pour la terre, et pour les récoltes à venir.
Dans notre jardin, les bouleaux ont toujours eu quelque chose de fier et de fragile à la fois. Leur silhouette élancée, leur écorce blanche, leur danse au vent… mais justement, le vent peut parfois devenir un adversaire redoutable.
Pour les aider à mieux résister aux bourrasques des orages, je pratique l'hiver venu, une technique simple et respectueuse : l’éclaircie par le haut.
Elle consiste à alléger légèrement la partie supérieure du houppier, en retirant quelques branches trop denses. Le but n’est pas de "raboter" l’arbre, mais de réduire la prise au vent tout en conservant sa forme naturelle.
Un peu d'excercice entre les fêtes...
Les bénéfices:
• moins de risque de casse lors des tempêtes
• un arbre plus équilibré et plus stable
• une meilleure circulation de l’air et de la lumière
• un geste préventif qui respecte la croissance naturelle des bouleaux
C’est une petite attention, presque un rituel saisonnier, qui permet à mes arbres de traverser les coups de vent avec plus de sérénité.
Et puis, prendre soin d’un arbre, c’est aussi prendre soin du paysage qu’on transmet.
De l’éclaircie au sol vivant : transformer les branches de bouleau en BRF.
L’éclaircie de mes bouleaux est terminée. Le vent d’hiver peut souffler, les arbres sont prêts.
Mais une fois les branches au sol, une autre étape commence : la transformation en BRF, ce Bois Raméal Fragmenté qui va nourrir maintenant le jardin. La boucle est bouclée, rien ne se perd, tout se recycle...
Un broyeur, quelques heures de travail, et voilà que les déchets deviennent nourriture, que les copeaux deviennent humus, que le jardin se renforce sans artifices.
Les rameaux fins, souples, encore riches en sève donnent le meilleur BRF pendant que les grosses branches partent au bois de chauffage ou en fagots pour allumer la cheminée. Le passage au broyeur, lentement et sans forcer transforme les branches en un tapis de copeaux clairs et encore parfumés ; le bruit n’est pas poétique, mais le résultat est là !