A l'heure des résultats et des classements de fin d'année, chacun dresse ses bilans avant les grandes vacances, une belle nouvelle vient illuminer mon travail : mon blog photo "Brunoderemaucourt" occupe la 1ère place sur 231 du classement Overblog dans la catégorie Photographie.
Ce résultat, obtenu au terme d’une année riche en images et en émotions, me touche profondément. Il reflète non seulement la fidélité des lecteurs, mais aussi l’importance de partager un regard authentique sur notre territoire, ici à Remaucourt en Picardie.
À l’heure où les classements se multiplient, (écoles, lycées, blogs, projets créatifs...) cette première place rappelle que la passion, la régularité et la sincérité peuvent mener loin. C’est une belle manière de clôturer ce premier semestre de l'année et d’ouvrir le suivant avec enthousiasme.
Survoler la baie de Somme en hélicoptère… quel moment incroyable ! Mon vol avait déjà été reporté une fois, à cause de mauvaises conditions météorologiques. Un SMS reçu la veille me confirmait que cette fois, c'était la bonne.
Dès les premières secondes, l’excitation m'envahit. Le bruit assourdissant de la turbine et des pales de l'appareil fouettant l'air si fort, c'est le cœur battant, les yeux grands ouverts que je décollais sous un ciel spectaculaire : de gros nuages sculptaient la lumière, le soleil perçait par endroits, et même une petite pluie passagère venait ajouter du relief à ce tableau vivant.
Là-haut, la baie de Somme se révèle autrement. Ombres et lumières dansent sur les étendues, les couleurs changent à chaque seconde, et l’hélico glisse au-dessus de ce décor grandiose. Un sentiment de liberté totale, presque irréel.
Ce vol formidable, je le dois à un cadeau d’anniversaire qui restera gravé dans ma mémoire. Un immense merci à ma petite femme pour cette surprise magique ainsi qu' à ma fille adorée pour son aide technique dans l’organisation de la surprise. Grâce à vous deux, j’ai vécu un moment unique, suspendu entre ciel et terre, une aventure que je n'oublierai pas.
J’ai revisité mes clichés de l’église dans le style des calendriers des Postes des années 1955–1957. Une petite plongée dans l’esthétique d’autrefois, entre mémoire locale et nostalgie graphique et aussi nos années de naissance, à Marie et moi.
Le fondant au chocolat, nouvelle expérience culinaire de Giulia.
Il y a des après-midis qui ont le parfum du chocolat fondu dans la cuisine et la douceur des gestes que l'on partage en famille.
Ce mercredi après‑midi, la cuisine s’est transformée en véritable atelier gourmand. Sous le regard attentif et discret de mamé, Giulia s’est installée aux fourneaux pour préparer le traditionnel fondant au chocolat du goûter. Un moment simple, mais chargé de complicité.
Commencer par peser tous les ingrédients.
Concentrée, notre petite cheffe en herbe casse les œufs, fait fondre le chocolat avec un sérieux presque professionnel, puis mélange la pâte avec l’assurance de celles qui ont déjà observé le geste de maman ou mamé. Entre deux éclats de rire et quelques doigts gourmands qui se glissent dans le saladier, le fondant au chocolat prend forme.
À ses côtés, mamé veille, guide d’un mot, encourage d’un sourire, laissant à Giulia la fierté de mener la recette de bout en bout.
Dans l’air flotte l’odeur chaude du chocolat fondu, promesse d’un goûter qui réunit petits et grands autour d’un même plaisir. Plus qu’une pâtisserie, c’est un héritage qui se transmet, une histoire de famille qui se raconte à travers un gâteau encore tiède et combien délicieux...
Cuisiner avec sa petite‑fille, c’est transmettre de l’amour en gestes simples et créer des liens qui durent toute une vie.
Tous les ans, pour Noël, Marie prépare sa célèbre bûche, un gâteau roulé à la framboise et chocolat blanc, une merveille.
Ce genre de dessert, préparé pour l'occasion, finit par devenir plus qu’une recette. Dans les familles, il y a souvent un plat qui porte la mémoire des fêtes.
Chez nous, cette bûche-là devient au fil des années, un morceau de tradition culinaire que petits et grands apprécient beaucoup. La fraîcheur vive de la framboise, mariée à la douceur enveloppante du chocolat blanc, voilà un contraste qui fonctionne bien et séduit tout le monde...
La petite histoire de la bûche.
Si l'on garde toujours volontiers une petite place pour le dessert, même après des agapes roboratives, la bûche telle qu'on la connaît n'a pas toujours existé ainsi !
En effet, bien avant d'être le dessert incontournable de nos fêtes, la bûche de Noël était une véritable bûche de bois.
Une tradition ancestrale, profondément liée au feu, à la maison et au partage, qui prenait tout son sens lors de la période du solstice d'hiver.
A l'origine, la bûche de Noël s'inscrit dans les anciennes célébrations du solstice d'hiver, moment où les journées commencent à s'allonger. Dans de nombreuses cultures européennes, allumer un grand feu symbolisait le retour de la lumière, la protection contre les ténèbres et l'espoir d'une année plus douce.
La veille de Noël, on déposait dans l'âtre une grosse bûche de bois, choisie avec soin, souvent issue d'un arbre fruitier ou d'un bois noble comme le chêne ou le hêtre. Elle devait brûler lentement pendant plusieurs jours afin de maintenir le foyer chaud et lumineux. Chaque essence avait sa signification : le chêne pour la force et la solidité, le hêtre pour la longévité, les arbres fruitiers pour la prospérité et l'abondance.
Ce petit rituel avait pour dessein d'obtenir de bonnes récoltes tout au long de l'année suivante, mais aussi de protéger la maison et ses habitants. En guise d'offrande, on avait pour coutume d'arroser la bûche de vin, d'huile et de sel.
Ce n'est qu'avec l'apparition des poêles de chauffage que, petit à petit, la cheminée est délaissée et la tradition de la bûche abandonnée.
L 'idée vient alors à certains de détourner cette tradition en créant un dessert en forme de bûche. Mais la paternité de cette pâtisserie est encore aujourd'hui largement disputée : invention d'un Lyonnais dans les années 1960 ? Ou plutôt d'un pâtissier de la rue de Buci à Paris ? Ou encore de Pierre Lacam, glacier de l'époque du prince Charles III de Monaco, en 1898 ?
Quoi qu'il en soit, dès le départ, ce gâteau de Noël était réalisé avec de la génoise et de la crème au beurre, agrémenté de chocolat ou de moka.