De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie… pas facile de moissonner dans ces conditions !
Retardée par le mauvais temps depuis le mois de juillet dernier, la moisson a débuté avec une quinzaine de jours de retard et a été interrompue de nombreuses fois, mettant à mal les rendements.
Aujourd'hui encore, il faudra faire vite, la météo annonce l'arrivée d'une nouvelle perturbation avec son lot d'averses. Dès lors, la solidarité n'est pas un vain mot dans le milieu agricole, celui qui a terminé vient en renfort chez son voisin. Derrière la maison, pas moins de 3 moissonneuses sillonnent la parcelle et engloutissent en un temps record, le blé dans la trémie des machines. Le grain sera rentré sec.
Ce soir, Laurent, Damien et bien d'autres auront mis un point final à la moisson 2021 non sans un certain soulagement.
Le chevreuil est présent partout chez nous. Tôt le matin, il n'est pas rare en ce moment, d'apercevoir au bout du jardin, un chevreuil et ses petits, dans le champ voisin. Pour pouvoir les photographier en toute tranquillité, il suffit d'actionner dans un silence absolu, le mécanisme d'ouverture de la fenêtre de toit car au moindre bruit suspect... Ils prennent la fuite. Il faut aussi "s'armer" de patience.
Le déclic de l'appareil photo semble avoir attiré l'attention de la mère.
Ce matin, c'est une belle rencontre avec une famille de chevreuils. La mère et ses deux petits chevrillards, nés en Mai-Juin gambadent dans les chaumes en limite du champ de blé. Ils remontent tranquillement de la Somme où ils sont allés s'abreuver avant de rejoindre le vallon proche en direction de Bellecour.
La mère, agile et musclée, taillée pour la course et le saut d'obstacle.
Les jeunes ont bien grandi et perdent peu à peu leur pyjama "bambi" tacheté de blanc. Ils suivent la mère de très près.
Les voilà maintenant dans le champ de lin, le vallon est proche.
Après l'arrachage du lin le 21 juillet dernier (article blog), le rouissage est en cours, première phase naturelle de transformation de la plante en fibre. C’est l’alternance de pluie et de soleil qui permet au lin de rouir.
Cette année: nous sommes servis !!! côté météo.
Grâce à l’action des micro-organismes et des bactéries présents sur le sol, le rouissage* (de juillet à septembre) élimine la pectose qui soude les fibres textiles à la partie ligneuse de la plante.
Pour favoriser un rouissage homogène, les pailles de lin ont été retournées ce vendredi matin par deux engins sillonnant à grande vitesse le champ voisin de Laurent Cardon.
Les machines sillonnent le champ à 40 km/h !
*Le rouissage: est la macération que l'on fait subir aux plantes textiles telles que le lin, le chanvre, etc, pour faciliter la séparation de l'écorce filamenteuse d'avec la tige. On fait rouir le chanvre ou le lin dans un routoir ou rouissoir. Le terme rouir vient du francique rotjan, qui signifie pourrir.
Ce début de pourrissement permet donc de séparer l’écorce de la tige. Tout le savoir faire consiste à arrêter ce processus au bon moment. Si on laisse le lin dans les champs trop longtemps les qualités de résistance mécanique de la fibre ainsi que l’homogénéité de couleur sont altérées.
L'écorce de la tige de lin enlevée, apparaissent déjà les fibres qui serviront à la confection de vêtements...
Une fois l’opération de rouissage terminée, les andains de lin seront enroulés en meule de pailles et transportés vers les usines de traitement où il devra encore subir le teillage, le peignage et encore le filage...
Un clic sur les photos pour agrandir.
Pendant ce temps, la moisson est arrêtée, au grand dam des agriculteurs tributaires d'une météo capricieuse.
Encore une belle averse ce vendredi après midi ! 8 mm dans le pluviomètre en quelques minutes.
8 mm, c'est 8 litres d'eau au m2 ou encore 800 000 litres d'eau par hectare !
VNF (voies navigables de France) a entrepris depuis peu son opération de faucardage de la rigole du Noirieu pour le plus grand bonheur des pêcheurs du coin.
D'immenses tas de plantes aquatiques, vraisemblablement des rubaniers d'eau, flottent et dérivent lentement avec le courant, jusqu'au barrage à l'entrée de la partie couverte du Noirieu.
Une grue récupère ensuite les plantes envahissantes pour les déposer dans le contre fossé.
2012. Promenade bucolique entre Remaucourt et Essigny-le-Petit ,en passant par le sentier Robert Cassol