Pour le dernier jour d'école avant les prochaines vacances de la Toussaint, la Maitresse de notre petite Giulia a sollicité les mamans ou les mamies qui le peuvent, de participer à la réalisation de déguisements, costumes ou masques pour fêter Halloween.
Quelques potirons du jardin assureront une ambiance lumineuse incontournable une fois préparés et aujourd'hui mercredi Mamé a vite sortie la machine à coudre pour bientôt transformer un vieux drap en costume de fantôme pour le plus grand bonheur de notre petite fantômette.
En pleine nature, à quelques dizaines de mètres de la forêt, se trouvent déjà les premiers chemins de randonnée. Seul le clapotis de l'eau de la fontaine en contre bas parvient jusqu'à nous.
Au loin, dans la vallée on perçoit de temps en temps le bruit mat que font les grands sapins lors du déchargement des grumiers au pied de la scierie du village.
Même Pixelle peut "galoper" à son aise, bien heureuse en liberté.
Un gros cure dent !
Pas de coupe à blanc dans le massif, seul quelques spécimens sont sélectionnés pour l'abattage pour leurs caractéristiques spécifiques.
Et si la pluie revient, une halte dans l'église saint Barthélémy de Gérardmer est la bienvenue.
L'actuelle église Saint-Barthélemy remplace un précédent édifice construit en 1732 et détruit en grande partie le 22 juin 1940 lors de la bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale.
En 1946, l'architecte parisien Robert Danis conçoit un nouvel édifice mais son projet, jugé trop traditionnel et exigu, n'est pas réalisé. Son fils, Benoît Danis, propose l'année suivante un nouveau projet qui est accepté. Les travaux se déroulent de 1952 à 1954 et sont exécutés par des entreprises gérômoises sous la conduite de Charles Gillet, architecte de la Ville.
Epargnés par les conflits, le portail d'entrée ainsi qu'une partie des murs extérieurs datent du XVIIIe siècle.
De l'ancien édifice ne subsistent que la tour-clocher, le mur de façade d'entrée du XVIIIe siècle et une partie des murs extérieurs du reste de l'édifice.
L'édifice est construit selon un plan basilical traditionnel rectangulaire, sans transept, avec au nord la chapelle Saint-Gérard, elle aussi de forme rectangulaire. Les murs sont édifiés en grès rose.
La façade, d'une grande sobriété, dominée par la tour-clocher est percée de trois portails surmontés d'un fronton arrondi. La toiture du clocher est surmontée d'un bulbe.
La structure de la nef est faite d'arcs en béton qui soutiennent la charpente lambrissée. La voûte du chœur est en cul-de-four.
Le béton choisi pour la structure de l'église lui confère un caractère résolument moderne.
Un calvaire en bronze dans le chœur.
Le calvaire est l'œuvre du sculpteur parisien Pierre Brun. De part et d'autre de la croix en forme d'ancre figurent la Vierge Marie et saint Jean. Pierre Brun réalisa également la statue de la Vierge en grès du mur côté droit.
Le grand orgue.
L'orgue de tribune a été construit en 1958 par la manufacture Roethinger de Strasbourg.
Elle est bien jolie et sobre cette église contemporaine, construite sur le même emplacement que la bâtisse historique. Sa fabrication moderne, avec notamment l'utilisation du béton armé lors de sa reconstruction, lui assure encore aujourd'hui un excellent état de conservation.
Quel fantastique territoire pour les amateurs de grands espaces naturels, encore faut-il que la météo soit au rendez-vous...
Depuis quelques années, le manque d'eau chronique mettait en péril les massifs vosgiens mais 2024 aura été une année marquée par de grosses intempéries avec des cumuls d'eau importants qui alimentent de nouveau, cascades et rivières ainsi que les nombreux lacs.
Les Vosges: le paradis des randonneurs.
Entre Gérardmer et Xonrupt-Longemer, le circuit pédestre du Saut des cuves propose une rando bien balisée le long de la Vologne.
Site de cascades incontournable de la vallée des lacs, le Saut des Cuves est un site naturel où la rivière La Vologne tombe en cascade parmi de gros blocs de granit en chutes successives. Le saut des cuves en est la plus importante.
A quelques pas, on peut découvrir le Pont des Fées construit en 1763 et restauré entre 1782. En 1838 le pont était l'unique passage desservant Saint-Dié à la maison-forte de Martimpré.
Plusieurs légendes sont prêtées au site. Selon une de ces dernière, une fée attirerait les chevaliers pour leurs faire boire un philtre afin qu'ils ne soient plus clairvoyants et de les attirer à construire le pont avant d’être relâchés à l'aube.
Le pont des Fées est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 11 février 1972.
Le pont des Fées.
Pas très loin de là, la Pierre Charlemagne jalonne le sentier de randonnée. L'histoire dit que Charlemagne venait régulièrement chasser dans les forêts gérômoises et que la pierre garde l'empreinte du sabot de son cheval.
Bientôt les Iles Marie-Louise situées sur le sentier des Perles de la Vologne. Ce lieu était jadis truffé de moules perlières dont la duchesse de Lorraine du même nom se serait parée.