Du jardin à la métaphore argotique...

Publié le par Bruno

L'origine de l'expression "se faire du mouron"

L’expression "se faire du mouron" remonte au 18ème siècle. Elle était très utilisée jusqu’au siècle dernier et encore maintenant par les personnes âgées. Les jeunes d'aujourd'hui lui préfèrent l'expression plus simple et plus directe "se faire des cheveux blancs" pour dire la même chose : se faire du souci, s’inquiéter.

Le mouron est en fait une plante annuelle très commune de nos régions. Selon les variantes, elle produit des petites fleurs bleues, rouges ou blanches. Le mouron à fleurs blanches est connu sous le nom de mouron des oiseaux car ses petites graines sont très prisées des oiseaux.

Autrefois, le mouron était un commerce. Ainsi à Paris il existait des "mouronniers" qui ramassaient le mouron et le revendaient dans les rues aux personnes qui voulaient nourrir leurs petits oiseaux en cage ou jeter quelques graines aux moineaux qui voltigeaient sur les pavés.

Les feuilles du mouron sont caractéristiques avec leurs poils blancs sur les bords rappelant les cheveux blancs. C’est pourquoi le mouron est devenu une façon argotique de parler de la chevelure blanche. Par extension, "ne te fais pas de mouron" était une façon imagée de dire ne te fais pas de cheveux blancs, arrête de t’inquiéter ou de te faire du soucis pour rien. (Source: prohistoire.fr)

 La plaie du jardinier...

Mouron des oiseaux qui sera bientôt passé à la rasette avant qu'il ne fleurisse. Nul besoin de le semer, il pousse tout seul.
Mouron des oiseaux qui sera bientôt passé à la rasette avant qu'il ne fleurisse. Nul besoin de le semer, il pousse tout seul.

Mouron des oiseaux qui sera bientôt passé à la rasette avant qu'il ne fleurisse. Nul besoin de le semer, il pousse tout seul.

Rassurez-vous, si vous avez du mouron dans votre jardin ou dans vos plate bandes c'est signe que votre terre est très fertile. Alors si vous n'avez pas de poules, je vous conseille d'utiliser un râteau ou une rasette pour éliminer cette mauvaise herbe envahissante.

Pour pouvoir agir de manière efficace, il faut savoir de quelle plante il s'agit. En effet, il existe différents mourons, dont l'un est le "mouron des oiseaux" ou mouron blanc, plante comestible, et l'autre, le mouron rouge, plante toxique. Si c'est le mouron blanc qui est présent dans votre jardin, il a un rôle de bio-indicateur, c'est-à-dire qu'il se développe ou pas en fonction de la nature du sol. Lors des travaux de printemps, un bon griffage du sol permet de réduire la pousse. Dans tous les cas, il faut éviter de laisser le mouron monter en graine. En fait, la meilleure méthode pour réduire et supprimer la présence de mouron au potager est de le faire avec une binette. Surtout, si vous pouvez, faites-le avant l'apparition des fleurs. Pour éviter son développement, il faut biner très régulièrement dès l'apparition de la plante.

Un rayon de soleil fera le reste. Encore faut-il en avoir !

Un rayon de soleil fera le reste. Encore faut-il en avoir !

Les vertus médicinales et culinaire du mouron

Le mouron faisait partie de la pharmacopée antique. Riche en minéraux (magnésium, calcium, potassium, sélénium, etc.) et en vitamine C le mouron était reconnu pour ses vertus toniques. Il était aussi utilisé pour soigner les maladies de peau comme l’eczéma. Il était enfin apprécié pour ses qualités diurétiques et expectorantes.
Les jeunes pousses de mouron étaient parfois également utilisées, crues comme salade sauvage ou cuites pour agrémenter les potages ou les farces de légumes. Cet usage semble retrouver une certaine vogue dans la gastronomie moderne. Le mouron aurait même des effets bénéfiques dans les régimes destinés à faire perdre du poids. (Source: prohistoire.fr)

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