Récit officiel de Pixelle la Doberman de Remaucourt.
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Je vais vous dire un secret.
Dans ma maison, il y a une banquette.
Ma banquette.
Mon trône.
Mon observatoire stratégique pour surveiller les miettes, les câlins, mes congénères à quatre pattes ou encore les humains distraits passant dans la rue.
Normalement, personne n’a le droit de s’y asseoir.
C’est écrit dans la Grande Loi des Dobermans Domestiques, article 12, alinéa 3.
Mais parfois…
quand je fais ma ronde dans le jardin,
je reviens et je découvre Bruno, assis là, l’air de rien.
Comme un chat.
Comme si la banquette était à lui.
Alors je m’approche.
Je le regarde.
Longtemps.
Très longtemps.
Avec mon regard de "je sais ce que tu fais”.
Et lui, il sourit.
Giulia rit.
Et moi… je fais semblant d’être fâchée.
Juste pour la forme.
Parce qu’en vrai, je suis contente.
Parce que ma banquette, je la partage seulement avec ceux que j’aime.
Alors la banquette devient un lieu partagé, un trône à trois, à quatre, où la gardienne, les enfants se serrent un peu, pour que la magie circule.
Dans la vraie vie, les dobermans sont des chiens sensibles, loyaux, hyper attachés à leur famille, et souvent de véritables pots de colle. Nous le savons mieux que quiconque avec Pixelle : elle n’a rien d’un cliché, elle est vive, joueuse, protectrice, et pleine de tendresse comme l'ont été Isis et Ambre. C’est même un exemple parfait de ce que les dobermans sont vraiment quand on les regarde sans idées préconçues.
Nos dobermans sont juste trop vrais, trop intenses, trop loyaux pour rentrer dans les petites cases qu’on leur a dessinées.
Et si tu veux vraiment comprendre, viens rencontrer Pixelle : elle te fera un exposé en trois léchouilles et un regard qui désarme les préjugés.
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